jan 11 2008

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Le Détracteur Constructif

Air Canada, porte parole aérien de la colonisation

Publié à 8:25 sous la catégorie Actualité, Débat de société, Fait Français, Médias, Politique

Air Canada, porte parole aérien de la colonisationSelon un article de La Presse Canadian, un passager d’Air Canada se serait vu refuser l’accès à son avion parce qu’il aurait exigé un service en français. Il s’agissait ici du président de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (rien de moins). Ce monsieur a donc utilisé une caméra vidéo pour pouvoir appuyer ses dires. C’est alors que des agents de la GRC ont été dépêchés sur les lieux. Ils ont décidé (quel soulagement), que le monsieur en question n’avait commis aucun acte criminel.

Ce n’est pas comme si j’étais entièrement surpris, mais ça vaut quand même la peine d’être dénoncé. C’est tout à fait inacceptable, vous en conviendrez. Mais toutes les raisons qu’on pourrait donner dans un tel cas le sont. “Les francophones sont minoritaires en Nouvelle-Écosse”. Et les anglais aussi au Québec, mais ils se la coulent douce pourtant… Je pense qu’il est simplement très important de se faire entendre chaque fois que nous sommes témoin d’une telle aberration.

Je n’irai pas plus loin dans ce sens aujourd’hui, faute de temps. Mais je compte sur vous pour alimenter le débat.

Pour les intéressés, il y a tas de cas semblables sur le site Internet d’Impératif Français. On peut même y retrouver un petit questionnaire pour connaitre votre degré d’appartenance linguistique. Dans mon cas, le résultat fut assez élevé, mais quand même pas la perfection. On y travaille!

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5 commentaires

5 commentaires pour “Air Canada, porte parole aérien de la colonisation”

  1. Renart L'éveilléle 11 jan 2008 à 10:35 1

    Je me souviens d’un voyage en partance de Montréal avec Westjet où les deux « préposés » étaient unilingues anglais. Pas fort. Surtout quand il est évident que les métiers dans tout ce qui touche le tourisme demandent d’être multilingues, en tout cas c’est ce que j’ai toujours pensé.

    Le pire, c’est qu’il y avait beaucoup d’unilingue français dans l’avion.

    Tout ce que j’ai pu faire c’est de me plaindre auprès de la compagnie.

    Mais c’est quand même bizarre que ce genre de situation ne signifie pas un manque de respect pour la totalité des francophones du Québec…

  2. Y-manle 11 jan 2008 à 11:17 2

    Le problème avec Air Canada c’est qu’il sont supposés offrir des services bilingues mais aucun autre compétiteur ne doit le faire, ceci leur impose donc un fardeau supplémentaire. Le vrai coupable dans ce dossier ce n’est pas Air Canada qui ne fournit pas le service, c’est le gouvernement qui exige qu’Air canada fournisse le service mais qui ne compense aucunement pour ces coûts supplémentaires la compagnie aérienne alors que ce même gouvernement n’exige rien de ce genre des compétiteurs
    Je travaille pour un organisme bilingue et je peux te dire que le bilinguisme est un gros problème dans le sens de trouver des candidats bilingues est très difficile.

  3. noisettesocialele 12 jan 2008 à 6:24 3

    Je me permettrai ici de jouer le rôle de l’avocate du diable en disant que peut-être qu’à la base, le conflit était relatif à l’impossibilité pour le monsieur de se faire servir en français. Mais si je lis entre les lignes, le fait d’insister pour ce faire (ce que je ne condamne pas, bien au contraire!) a peut-être contribué à faire monter le ton et l’agressivité chez le monsieur. Ce faisant, c’est devenu une bonne raison pour un gardien de sécurité en “power trip” pour lui refuser l’accès.

    Ceci étant dit, on voit bien que nous ne sommes pas assez nombreux à revendiquer. Ce monsieur n’aurait pas eu à insister autant si, collectivement, comme francophones au sein de la fédération canadienne, nous décidions de faire respecter et valoir nos droits.

    Par contre, comme nous sommes tristement minoritaires à avoir une fierté et que toute personne qui s’affirme semble toujours être mal vue, je suis portée à croire que ce n’est pas demain la veille que ça va changer, même si le Canada respecte en théorie vague les deux langues officielles.

  4. Le Détracteur Constructifle 12 jan 2008 à 7:01 4

    @Renart : En effet, certains francophones du Québec semblent croire que les dénonciateurs de ces situations font simplement preuve d’une mauvaise foi surdéveloppée ou qu’ils prennent un peu trop la situation personnelle… Ce qui peut être un peu le cas, remarquez, mais c’est normal lorsque ça touche pas mal tout le monde. Plus tard, lorsqu’il sera temps de s’en mordre les doigts, nous ne pourrons pas dire que nous n’ayons rien fait…

    @Y-man : Tu vois, il arrive tout à fait que des entreprises du Québec, de par leur nature, doivent engager des personnes bilingues ou dont la langue primaire est l’anglais. Par exemple, pour un poste impliquant des relations internationales, de l’exportation, du service à la clientèle internationale, de la traduction.

    Cependant, je trouve inconcevable qu’un francophone soit désavantagé pour un travail où il n’a affaire ni à la clientèle, ni à autre chose que son petit travail dans son coin. Et le contraire est vrai ici. S’il s’agissait d’un travail d’usine ou que sais-je, il n’y aurait pas de débat. Mais il s’agit là d’un travail ou on doit normalement s’attendre à rencontrer de la clientèle francophone. Je ne demande même pas le bilinguisme parfait loin de là; il me semble qu’un effort sincère aurait suffit. Et de toute façon, qui nous dit que les employés ne parlaient pas français?

    @Noisette Sociale : Dans l’article, on prend soin de dire que le monsieur n’a pas haussé le ton ni n’a montré signe d’agressivité. Évidemment, il s’agit là de sa propre version des faits, mais sans doute qu’en insistant, il a simplement poussé la patience de ces messieurs à bout. Ce qui ne serait pas arrivé si une seule des personnes présentes avait pu aligner 3 mots en français…

  5. Claudiale 13 jan 2008 à 11:58 5

    Chaque employé travaillant dans une compagnie canadienne de service aérien devrait avoir au moins un cours de base en français. Me semble que ça serait la moindre des choses considérant que le pays a commme langue officielle; l’anglais et le français. «Entéka».

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