mar 19 2008
Ces tatas qui insistent pour vous faire tata…
Un sujet léger aujourd’hui, doublé d’une anecdote tout ce qu’il y a de plus banale, mais qui a alimenté entre Noisette et moi de longues discussions futiles mais combien poilantes (ça, ça veut dire «rigolo»).
Il y a quelques mois, Noisette et moi étions en voiture sur une artère de Montréal, direction centre-ville. À un certain moment, alors que nous patientons à une lumière rouge, nous entendons klaxonner. «Encore un énervé qui est pressé d’aller faire de l’overtime» nous sommes-nous dis.
Mais ça recommence de plus belle, et ça n’arrête pas.
Un fou. Ça ne peut-être qu’un maniac du volant. Finalement, la lumière redevient verte. Je laisse ma douce à son travail et je me dirige vers le miens. Au courant de la journée, je reçois par courriel un message d’un très ancien collègue de travail.
Hey! Je t’ai vu ce matin sur telle rue, je t’ai klaxonné pour te saluer mais tu ne m’as pas regardé!
Bon, pour les personnes qui sont responsables de telles situations (prière de ne pas le prendre trop personnel hein!), rentrez-vous cette liste numérotée dans la tête :
- Personne n’a envie de se faire klaxonner pour ÇA!
- Quand vous klaxonnez quelqu’un, les automobilistes autour vous regardent, et quand ils se rendent compte que c’est pour attirer l’attention de quelqu’un d’autre, ils doivent se dire «Non mais qu’est-ce qu’il attend pour réagir et lui fermer la gueule, et veux-tu bien me dire avec quelle sorte de tache il se tient, lui?»
- C’est automatique, dès que la personne se retourne avec une face de «Voyons, y va tu se calmer lui?», la première chose qu’il a envie de voir ce n’est pas nécessairement un sourire idiot accompagné d’une gestuelle insignifiante.
- Imaginez la gêne quand, après avoir enduré le klaxon pendant 30 secondes, la personne est obligée de répondre pour bien paraitre et se sent grosse comme un schtroumpf dans ses culottes parce que tous les autres automobilistes le fixent avec dédain et mépris.
- Tous les jours si vous prenez l’autoroute 20, la 40, la 132, la 15, ou je n’sais quelle autre chemin, vous roulez sur la même rue que bien des gens que vous connaissez et vous n’en faites pas de cas. Et C’EST PAS PLUS GRAVE QUE ÇA!
- Si la personne ne vous reconnait pas, vous avez l’air de l’imbécile du siècle.
- Est-ce que je fais ça, moi, klaxonner les gens pour leur faire tata? Non? BEN C’EST ÇA!
Maintenant. si vous me permettez, je vais vous faire une petite suggestion. Attendez d’être au même niveau de votre connaissance à une lumière rouge, et attendez qu’il vous regarde. Là, peut-être qu’il vous fera tata! Peut-être même que c’est lui qui vous klaxonnera et qui aura l’air fou. Vous aurez, pour une fois, sauvé la face!
Merci de votre attention!







