avr 24 2008
Les déboires de TQS et la création d’un CRTC québécois
Nous sommes tous au courant de la boucherie (le mot est faible) qui a lieu dans les bureaux et studios de TQS. J’ai été vraiment écoeuré par l’annonce comme quoi les employés mis à la porte ne recevraient ni compensation de départ, ni paie de vacances, ni rémunération pour les heures supplémentaires accumulées. Je me demande même s’ils ont eu une période de préavis.Parait-il que cela fait partie des créances. J’aimerais rappeler à Remstar que ce sont eux qui remercient les employés, et non l’administration précédente. En conséquence, il est de leur responsabilité de leur payer au moins le 4% minimum qui est du lors du départ d’un employé.
Concernant la disparition de la salle des nouvelles de TQS, tout le monde semble unanime. Certains disent même que pas de TQS du tout vaudrait mieux qu’un TQS sans nouvelles.
Le vice-président à la programmation de TQS aurait d’ailleurs lancé ce qui suit :
On fait plus de cotes d’écoute avec un singe qui fait des grimaces qu’avec les nouvelles.
Il est peut-être temps de se demander ce qui est déficient dans leur programmation des nouvelles, plutôt que se préoccuper de présenter des tronches de primates au pourcentage de québécois qui sont déficients!
Pauline Marois profite de toute cette histoire pour exiger qu’un CRTC québécois soit créé afin de pouvoir régler plus efficacement les problèmes dans ce domaine qui sont propres au Québec. Un CRTQ, quoi. Je suis tout à fait en accord avec l’idée de ce rapatriment. Je serais d’accord même si le CRTC était efficace à 100%. J’ai toujours cru qu’il était plus efficace de s’occuper nous-mêmes de nos problèmes que de les refiler aux autres. Mon opinion est d’ailleurs la même pour tout ce qui concerne les ministères et départements de juridiction fédérale. Beau geste de souveraineté. Beau geste d’indépendance.
Non seulement tout le monde s’en porterait gagnant étant donné la création d’emplois dans la province mais nous serons nous-même responsables de nos problèmes et nos erreurs. Car nous faisons des erreurs : l’indépendance nationale n’est pas un prix que l’on remet aux peuples qui sont parfaits.
Sur ce, je termine ce billet en ayant une pensée pour ces 270 travailleurs qui perdent leur emploi. Peu importe la qualité ou le sérieux de l’employeur, ces personnes méritaient de travailler.
Un billet signé Le détracteur Constructif
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