Archive pour mai, 2008

C’était bien lui, Pierre Bourgault…

Caricature de Pierre BourgaultPas le jeune Pierre Bourgault. Le vieux, qu’on entendait à la radio. Le vieux malcommode, l’excentrique, celui qui racontait. C’était bien lui, en vapeur et en rêve.

Je me suis réveillé plusieurs fois, en me disant “Voir que je rêve à Pierre Bourgault”, pour ensuite me rendormir et reprendre le rêve où il en était rendu. Je ne me souviens pas ce qu’il faisait dans ce rêve. Il parlait, il avait l’air heureux. Il était à peu près comme je me le suis toujours imaginé.

Car je n’ai connu Bourgault qu’après sa mort…

C’est donc un rêve qui m’a décidé à vous parler de ce personnage un peu mythique qui siège, invaincu à jamais, à la tête de mon palmarès personnel de héros. Il y en a beaucoup trop à dire pour un seul billet, mais je crois que je couvrirai en général ce que je préfère. Pour ceux qui ne le connaissent pas, prenez votre temps, il faut s’en délecter. Pour ceux qui le connaissent déjà, faites-vous plaisir!

Table des matières :

PS: Prière de me pardonner pour ma paresse et certaines de mes sources. Je me trouve déjà passionné de faire un billet aussi complet sur la question, je n’ai pas l’énergie de tout rédiger par moi même. Notez que je fais ce billet en premier lieu pour moi. Mais je vous aime!

Qui était Pierre Bourgault?

(source: Wikipedia)

Pierre Bourgault est né à East Angus, une petite ville située à l’est de Sherbrooke, en Estrie. Dès 1960, il se positionne en défenseur du peuple, dénonçant les injustices, plaidant contre la peine de mort et prônant l’indépendance du Québec. En 1964, alors que le Québec est en plein cœur de la Révolution tranquille, à seulement 30 ans, il devient le président du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN).

En 1968, le parti est dissout et il invite ses membres à joindre les rangs du Mouvement Souveraineté-Association (MSA), dirigé par René Lévesque et qui constituait un parti plus modéré. Plus tard, le MSA fusionne avec un autre parti nationaliste, le Ralliement national, et devient le Parti québécois. Avec le recul, Bourgault a déclaré que le sabordage du RIN fut la plus grande erreur de sa vie. Malgré des convictions politiques similaires, il a de nombreuses divergences d’opinions avec René Lévesque et quitte le Parti québécois en 1981.

Durant les années 1970, il a été journaliste à l’édition française du magazine MacLeans, où il couvre l’effervescence culturelle de l’époque. Il participe activement à cette mouvance et signant un des hymnes du rock québécois de l’époque, Entr’ deux joints, popularisé par Robert Charlebois.

De 1976 à 2000, Bourgault a également été professeur au département de communications de l’Université du Québec à Montréal, où il enseigne à plusieurs générations de futurs communicateurs, dont le cinéaste Jean-Claude Lauzon, la journaliste Sophie-Andrée Blondin, le chroniqueur Nicolas Langelier, la journaliste et animatrice Josée DiStasio et l’acteur humoriste Guy A. Lepage. Au cours des années 1990, il est chroniqueur pour Le Journal de Montréal et participe à de nombreuses émissions de télévision et de radio, dont Indicatif présent, où il a tenu une chronique quotidienne jusqu’à sa mort.

Paradoxalement, il a reçu des funérailles laïques à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Photos de Pierre Bourgault

Voici un amoncèlement de photos de Pierre Bourgault, que j’ai trouvées un peu partout sur le net, dont plusieurs sur Cyberpresse.

Pierre Bourgault - Photo 2Pierre Bourgault - Photo 4Pierre Bourgault - Photo 6Pierre Bourgault - Photo 9Pierre Bourgault - Photo 10


Citations de Pierre Bourgault

Une petite compilations de mes perles préférées.

Nous ne voulons plus être une province pas comme les autres. Nous voulons être un pays comme les autres.

Si, comme le croient plusieurs Canadiens, le Canada ne peut exister sans le Québec, alors il ne mérite tout simplement pas d’exister.

La parole est vaine pour les imbéciles. C’est pourquoi il ne faut pas leur en laisser le monopole. Il faut que l’intelligence parle mieux et plus haut que la stupidité, que le préjugé, que l’ignorance, que la bêtise. Elle n’est pas que plaisir. C’est aussi une arme dangereuse qu’il faut savoir maîtriser pour ne pas se laisser maîtriser par ceux qui la maîtrisent.

Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort. Or, quand on se refuse au départ l’effort de l’apprendre, on se condamne à parler avec effort toute sa vie.

La science se trompe souvent. La religion, toujours.

On aurait tort de vouloir réduire un désir naturel de liberté à une simple réaction de ressentiment.

Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l’imaginons.

Nous savons qu’il est difficile pour un individu d’assumer une vie adulte, de se sevrer de ses parents. Nous savons qu’il n’en va pas autrement pour les nations et qu’il nous serait beaucoup plus facile de rester dans la Confédération que d’assumer l’indépendance du Québec.

Nous avons dit et répété que l’indépendance n’était pas une récompense pour les peuples parfaits : elle vient au début de la libération des peuples elle n’en est pas le couronnement.

Il est parfaitement naturel que les anglais, en grand nombre, luttent contre l’accession du Québec à l’indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux, qu’ils le fassent tous.

Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme “canadian” de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada.

J’ai souvent passé pour un extrémiste parce qu’on croyait que l’indépendance était une solution extrémiste. C’est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d’extrémistes ceux qui parlent de l’indépendance.

Pour moi, 60 à 65 pour cent représente un vote démocratique, 80 pour cent un vote xénophobe et 97 pour cent… c’est un vote carrément raciste. (Sur le vote anglophone qui aurait été de 97 pour cent pour le Non selon un sondage)

Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu’un que nulle part avec tout le monde.

Vidéos de Pierre Bourgault

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Chroniques radio de Pierre Bourgault

Dans ses dernières années, Pierre Bourgault est chroniqueur à la défunte émission Indicatif Présent animée par Marie-France Bazzo. C’est l’un des premiers endroits et j’ai appris à le connaître, sauf dans les livres. Voici des liens vers mes chroniques de Bourgault préférées :

  • La Reine
    La reine Elizabeth II se trouve en visite au Canada. Pierre Bourgault raconte ses belles histoires avec la famille royale britannique.
  • La journée nationale des patriotes
    Nous avons eu la journée de la reine, la journée de Dollar mais les Patriotes ont eu un rôle extrêmement important au Québec.
  • Les détecteurs de mensonges
    Ancien participant de l’émission Les détecteurs de mensonge, Pierre Bourgault raconte les circonstances de rencontres célèbres.
  • L’anglais
    Le nouveau ministre de l’éducation veut que l’anglais soit enseigné en première année du primaire. Pierre Bourgault s’y oppose.
  • Le Plagiat
    Le plagiat est à l’honneur ces temps-ci. Pierre Bourgault avoue avoir plagié lui aussi…
  • Les modèles
    Pierre Bourgault ne croit pas aux modèles, surtout ceux qui se réfèrent aux groupes d’appartenances. En apprenant à connaître les modèles, ils nous déçoivent parfois.
  • L’immigration
    Pierre Bourgault s’insurge des imprécisions concernant l’immigration et tous ses qualificatifs.
  • Le système métrique
    Adopté par le Canada et les États-Unis il y a déjà trente ans, le système métrique fait encore des vagues. Au Canada anglais et aux États-Unis, la résistance envers son implantation vit encore.
  • Le kangourou
    Faisant suite aux aventures d’Edgar, le cochon du Plateau Mont-Royal, Pierre Bourgault raconte l’histoire de Max, son kangourou. En effet, il s’était acheté un kangourou il y a 30 ans.

Des fachos, les Américains?

Rien que pour réchauffer l’atmosphère, un petit lien contenant une animation Flash.

Selon un spécialiste de la chose, ça prend 14 caractéristique pour qu’un gouvernement soit défini comme fasciste. Voyez où se retrouve le gouvernement américain.

http://www.bushflash.com/14.html

*EDIT* Comme me l’a proposé Renart L’Éveillé, voici une liste des 14 caractéristiques d’un gouvernement fasciste, avec une courte explication.

14 caractéristiques d’un régime fasciste

  1. Nationalisme puissant et continu
    Les régimes fascistes ont tendance à sans cesse utiliser des slogans, des devises, des symboles. Les drapeaux et symboles sont partout, sur les vêtements et les affichages publiques.
  2. Mépris de la reconnaissance des droits de l’homme
    Par peur de l’ennemi et par besoin de sécurité, les gens dans les régimes faschistes sont persuadés que les droits de l’homme peuvent être à l’occasion ignorés en cas de besoin. La population fait comme si rien n’était, et va parfois jusqu’à approuver la torture, les exécutions sommaires, les assassinats, les incarcérations qui s’éternisent, etc.
  3. L’identification des ennemies/bouc-émissaires comme cause unificatrice
    Le peuple est rallié dans une frénésie patriotique dans le besoin d’éliminer ce qui est perçu comme une menace commune, ou un ennemi commun: minorités raciales, ethniques ou religieuses, progressistes, communistes, socialistes, terroristes, etc.
  4. Suprémacie de l’armée
    Même lorsqu’il y existe des problèmes sociaux généralisés, l’armée reçoit des subventions disproportionnés, et le reste est négligé. Les soldats et militaires deviennent des icônes admirables.
  5. Sexisme généralisé
    Les gouvernements de nations fascistes ont tendance à être dominés par les mâles. Sous les régimes fascistes, les rôles des différents sexes sont plus rigides. L’opposition à l’avortement est élevée, tout comme l’homophobie et les lois anti-gays.
  6. Contrôle des médias de masse
    Parfois, les médias sont contrôlés directement par le gouvernement, mais dans d’autres cas, ils le sont indirectement, via les représentants des médias ou des exécutifs. La censure, spécialement en temps de guerre, est chose commune.
  7. Obsession pour la sécurité nationale
    La peur est utilisée comme un instrument pour contrôler la population.
  8. La religion et le gouvernement sont entremêlés
    Les gouvernements de nations fascistes ont tendance à utiliser la religion la plus commune dans la nation pour manipuler l’opinion publique. Les rhétoriques et terminologies religieuses sont souvent utilisés par les dirigeants, même lorsque les chefs des ordres religieux sont diamétralement opposés aux actions et idéaux du gouvernement.
  9. Le pouvoir corporatif est protégé
    Les membres de l’aristocratie industrielle et des affaires d’une nation fasciste sont souvent ceux qui mettent au pouvoir le gouvernement, créant ainsi une relation business/gouvernement.
  10. Le pouvoir de la main d’œuvre est supprimé
    Puisque le pouvoir organisationnel de la main d’œuvre est la seule véritable menace pour un gouvernement fasciste, les syndicats sont soit complètement éliminés, ou grandement supprimés.
  11. Mépris des intellectuels et de l’art
    Les nations fascistes ont tendance à promouvoir et tolérer les hostilités envers les hautes études. Il n’est pas rare pour un éminent professeur d’être censuré ou même arrêté. L’expression dans les arts est ouvertement attaquée, et le gouvernement refuse parfois simplement de subventionner l’art et la culture.
  12. Obsession pour le crime et le châtiment
    Sous les régimes fascistes, la police reçoit presque le pouvoir illimité pour faire appliquer la loi. Le peuple va parfois jusqu’à tolérer les abus policiers, ou même sacrifier les libertés civiles au nom du patriotisme.
  13. Copinage et corruption généralisées
    Les régimes fascistes sont presque toujours gouvernés par un groupe d’amis et d’associés qui se donnent entre eux des positions gouvernementales, et utilisent le pouvoir pour se protéger entre eux. Il n’est pas rare de que les dirigeants s’approprient ou volent les ressources nationales, voir même les trésors nationaux.
  14. Élections frauduleuses
    Parfois, les élections sont un véritable coup monté. D’autres fois, les élections sont manipulées par des campagnes de salissage des candidats opposés, quand ce n’est pas leur assassinat. Des lois sont parfois utilisées pour contrôler le nombre de votes ou les cartes électorales. Les médias sont manipulés.

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