juil 06 2008
Mon aversion pour les festivals
À Montréal, il y a le Festival International de Jazz, les FrancoFolies, le Festival Juste pour Rire, le Festival des Films du Monde de Montréal, le Festival du Nouveau Cinéma de Montréal, le Marathon de Montréal, le Tour de l’Ile, la St-Jean-Baptiste au parc Maisonneuve, la Parade de la Fierté Gay, la Parade de la St-Patrick, l’Internationale des Feux Loto Québec, le Grand Prix de Montréal, et d’autres événements que je ne nomme pas. Autant de festivités pour tous les goûts. Il y a même eu le Festival Heavy MTL cet été, duquel j’ai pu profiter à ma guise.
Un festival apporte beaucoup de conséquences à une ville. Elle y amène des touristes, les gens dépensent, vont dans les restaurants, achètent des bebelles, découvrent la région. Bref, tout pour se réjouir, quoi. Je ne peux quand même pas être contre cela.
Mais le Contracteur Destructif en moi n’est pas tout à fait du même avis. Il y a un effet secondaire qui m’horripile, c’est à dire qui fait pousser des poils d’horreur sur ma nuque, au point où je dois parfois les épiler. Il s’agit tout simplement des inconvéniants causée aux gens de la place.
Il y a une raison pour laquelle je n’ai pas été m’installer au coin St-Denis / Ontario, ou derrière St-Laurent, c’était justement parce que sachant que ces endroits sont régulièrement retenus pour des festivals ou autres événements. Comme je veux avoir la paix, j’ai préféré m’installer dans un quartier plus à l’est. Seulement, même dans mon petit quartier tranquille, je goûte aux inconvéniants de tous ces festivals.
Les difficultés son essentiellement au niveau du transport. Pour vous donner un exemple, j’ai récemment été au Cabaret Juste Pour Rire, pour assister à “En Route Vers Mon Premier Gala Juste Pour Rire” et nous avions prévu de se stationner à un endroit qui ne nous couterait rien et qui est situé tout près… nous avons de genre de contacts
Mais comme c’était en plein festival de Jazz, nous n’avons pas pu accéder à la partie la rue désirée qui était juste au sud de Sherbrooke. Résultat: nous avons du affronter un traffique infernal, virailler pour trouver une place de stationnement, marcher sous la pluie diluvienne, pour finalement arriver en retard. Mais ça, c’était un peu de notre faute: nous n’avions pas prévu le coup. Même si tout le monde parlait du Festival de Jazz, nous n’y avions pas pensé. Mais diantre que nous en avons sacré un coup!
Parlons maintenant d’un fois où nous avions prévu le coup. C’est un bon samedi matin, et le tour de l’Ile était annoncé depuis quelques jours. Parfait, comme je dois aller porter Noisette au travail, nous nous préparons d’avance et partons 30 minutes plus tôt que la normale. Sur le chemin, il y a des policiers partout, des barrières. Tout est au ralenti sur Sherbrooke. On doit ziguezaguer un peu pour trouver notre chemin. Lorsque je viens pour aller vers le sud, je tombe face à une barrière de la police. Zut! Je remonte, je passe par ailleurs… Barrière. La troisième fois, je demande à la policière “Par où puis-je passer pour avoir accès à un pont? N’importe quel pont là …”. La dame consulte son émetteur radio.
“Heum, vous devez retourner vos pas, prendre Pie IX et descendre jusqu’Ã Notre Dame.”
PARDON? C’est parce que nous sommes presqu’au centre-ville nous là ! Finalement, Noisette est arrivée un peu moins d’une heure en retard à son travail.
Ou encore, je me rappelle les fois où Noisette travaillait de soir, le samedi, et que nous devions revenir sur l’ile en plein milieu des feux d’artifices. Évidemment, le pont Jacques-Cartier est fermé. Au fil des semaines, nous avons essayé le pont Victoria : complètement congestionné une fois l’autre côté, du centre ville jusqu’à l’est du pont Jacques-Cartier. Au pont-tunnel, les gens y font la file pour y accéder. Le moyen le plus court était de prendre le pont Champlain, l’autoroute Décarie et finalement la 40 vers l’est, pour sortir au nord de notre quartier. Bref, notre propre version du Tour de l’Ile…
Je ne dis donc pas que les festivals ne devraient pas exister… (admettons…) mais je dénonce certainement les inconvénients causés par ceux-ci. Égoïste, direz-vous? Sans doute. Mais comme je préconise l’égalité pour tous, je revendique donc le droit de ne pas vouloir aller aux festivals de Montréal, ou de ne pas en vouloir tout court.
J’ai moi même assisté à un festival cet été (ce sera peut-être l’argument de certains), mais je me défendrai en vous disant que le festival était d’abord isolé dans le parc Jean-Drapeau. Et malgré cela, nous avons du manquer certaines chansons à la fin des deux journées pour ne pas avoir à attendre des heures pour entrer dans le Métro… qui était quand même bondé.
Bref, le message c’est que les festivals, c’est bien beau, c’est accessible à tous, et ça a le mérite de ne laisser presque aucun citoyen de Montréal indifférent. Ceci dit, je continue à croire que les festivals en pleine rue enragent autant de Montréalais qu’ils plaisent à d’autres…
Un billet signé Le détracteur Constructif
14 commentaires








Tout à fait vrai, les festivals apportent beaucoup d’argent et beaucoup de déagréments aux Montréalais et aux visiteurs.
C’est pas mal, moi qui faisait un billet là -dessus récemment, me demandant si cette “orgie” de festivals en tout genre ne causait pas des gros problèmes aux Montréalais… Disons que ça me donne une réponse.
C’est que le problème de Montréal, c’est qu’elle est sur une île donc espace restreint et dès que tu barres des voies, ça devient le calvaire ! Malheureusement, tous les festivals et événements majeurs en tout genre exige qu’on bloque des rues… Ce qui n’est pas l’idéal pour la circulation.
J’y ai goûté justement hier soir pour aller au travail…
@AntiPollution: L’un ne va pas sans l’autre je crois…
@Alex: Ah! Alors je confirme le tout!
@Renart L’éveillé: Ça nous apprendra à être montréalais hein!
Un commentaire du Détracteur Constructif
Plus pour longtemps pour moi!
Basses-Laurentides j’arrive!
@Renart: Ah ouais c’est pour quand?
Un commentaire du Détracteur Constructif
Septembre ou novembre.
Basse Laurentides je suis arrivé moi !
J’aime les festivals maintenant
Personnellement, je sais que les festivals causent beaucoup de problèmes au niveau de l’accès au Centre-Ville surtout (comme au festival de jazz en fin de semaine). Mais si je pèse la balance, en tant que gros fan de ce genre d’événements (le jazz à Montréal, c’est vraiment VRAIMENT quelque chose… Et ce n’est pas mon style de musique pour un sous), je pense que ça vaut la peine d’avoir une ville qui fait le choix de faire de tels événements culturels de grande envergure (à part pour la F1… Mais bon, que serait la F1 sans le circuit Gilles Villeneuve).
@Manx: J’sais bien. Ce qui est génial aussi c’est que si on aime pas, pas obligé d’y aller. Mais obligé d’écoper quand même à l’occasion
C’est pour ça que j’essaie d’avoir affaire le moins possible au sud de Sherbrooke et à l’ouest de Papineau
Un commentaire du Détracteur Constructif
Je me demande seulement pourquoi tu insistes à utiliser la voiture quand tu es en ville et que Montréal à le meilleur système de transport en commun du Québec… C’est pas comme si ça prenait une heure pour se rendre du point A au point B en transport en commun sur l’île de Montréal? À chaque fois que je vais à Montréal, je sacre parce qu’il y a trop de traffic!
@Eric: Je me dois de vous informer que vous faites erreur. Pour aller veiller au centre ville en métro, je dois prévoir 45min au minimum plus la marche à pied. En voiture, moins de 20min quand tout va bien. Pour aller travailler, près d’1h20 en transport en commun, et 30 minutes en voiture.
Tout dépend aussi d’où on est situé, et combien de transfert on doit prendre. D’une station de métro à une autre qui est sur la même ligne, ça va très vite. Pour aller au bureau, j’ai deux autobus à prendre et deux lignes de métro….
Bref, tout dépend d’où l’on part et où l’on va…
Un commentaire du Détracteur Constructif
Mea culpa alors
Moi qui croyait que Montréal était la ville de référence au Québec pour le transport en commun… Nous notre transport en commun est comme une étoile, toutes les lignes vont à la même place : Ottawa. Faut dire que la majorité de la population est fonctionnaire! Je vais prévoir mon lecteur mp3 et mon DS pour les voyages en metro alors. J’arrive dans la métropole dans moins de trois semaines!
@Eric: Bah tu sais, le transport en commun est pas mal du tout à Montréal, mais comme je te dis, faut être prêt à sacrifier du temps. À moins de se choisir un appartement tout près d’une ligne de métro. Mais sinon, on s’en sort pas mal du tout
Un commentaire du Détracteur Constructif