Archive pour février, 2009

Voilà, j’ai craqué

C’est ce matin que c’est arrivé.

Hier, je revenais chez moi, finalement avec une voiture qui fonctionne. Rafistolage de fortune… mais au moins je pourrais me déplacer en paix par mes moyens.

Panne Fatale!Ce matin, en allant travailler, je monte dans ma voiture, tourne la clé. Rien. Nada. Je fais le compte… trois. Ça fait 3 fois en moins d’un mois que cette ordure de tas de tôle me lâche. Je suis rentré à la maison, et j’ai craqué. J’ai explosé. J’ai succombé à ma première vraie crise de nerfs.

J’ai pleuré, j’ai tapé dans le mur, je me suis affaissé sur le fauteuil et j’ai regardé dans le vide pendant de longues minutes. Quelque chose venait de se briser dans ma tête, dans mon moral. Comme un bruit de corde qui cède enfin après avoir été trop étirée. En bon québécois, « quelque chose a snappé« . Et ça a snappé fort, je l’ai presque entendu. J’ai me suis senti passer le point de non retour. Je n’ai pas eu vraiment le choix… j’ai dû appeler au travail pour dire que je me présenterais pas aujourd’hui.

« Tout ça pour une vulgaire voiture » me direz-vous?

Le problème, en fait, ce n’est pas voiture elle-même. Le problème, c’est le ravage que tout cela fait à mon système nerveux. Je suis très sensible aux malchances et aux mauvaises nouvelles. En fait, je suis très sensible à tout ce qui contrecarre mes plans ou interrompt le flot normal d’une journée. Moi, je suis bien dans la stabilité. Pas nécessairement dans la routine, mais dans ce qui se passe normalement. Une journée peut changer bout pour bout tout en restant normale. Mais cette normalité, il ne faut pas l’interrompre. Mais quand ça arrive souvent, ça s’accumule. Et là, ça a débordé.

Me ramasser 3 fois en très peu de temps avec une voiture inutilisable, à appeler la CAA à tout bout de champ, à sacrer en ne sachant pas ce que c’est et en essayant de connaitre la cause du problème, à me sentir mal vis-à-vis mon père qui se démène à essayer de la réparer (et en plus je ne peux même pas en profiter, car ça brise à nouveau). Tout ça, c’est trop pour moi. Pas moyen d’avoir une tranquillité d’esprit digne de ce nom.

Mes parents appellent ça un irritant naturel. Cette fameuse chose à laquelle vous pensez avant de vous endormir, et qui fait que vous passez également des nuits de merde. J’en ai connus de toutes les sortes. Mais pour la première fois, je me suis rendu compte que le seul moyen de s’en débarrasser, c’est… de s’en débarrasser! Plus d’irritant naturel, plus d’angoisse, plus de sommeil défectueux, plus de stress.

Spécimen de tas de ferrailleJ’ai donc appelé la CAA pour une troisième fois en un mois. C’est mon dernier service gratuit, mais il fallait que je le fasse. J’ai appelé mon père, et je lui ai dit « Là là, je fais livrer ma ferraille chez vous, tu me sacres ça dans le fond de la cours, et je ne veux plus en entendre parler. »

Je finirai la semaine en transport en commun. Même si je l’emmerde, la STM. Sauf qu’au moins, même si les bus arrivent parfois en retard, ils finissent toujours par passer. Quand je prend le bus, j’ai le temps de lire je ne me stresse pas. J’arrive au boulot et je suis complètement reposé… même si j’arrive 30min plus tard que la normale.

D’ici à ce que j’aie une nouvelle voiture, je vais voir mes options. Ou bien le transport en commun, ou bien peut-être Communauto. Faudra que je vois comment ça fonctionne, ça a l’air vraiment génial, en et plus, il y a un point de service à 10 rues d’ici.

Mais au moins, pour la première fois depuis un mois, je pourrai dormir tranquille et en paix.

Mon futur tas de ferrailleC’est officiel, maintenant, je hais les voitures. C’est pour ça que je vais m’en acheter une autre… mon père, qui s’apprête à acheter une voiture neuve, va probablement me vendre son véhicule actuel. Il a sérieusement intérêt à « marcher droit », ce moyen de transport-là! Ça va toujours bien me donner un petit répit…

Comment être chanceux dans sa malchance

On ne peut pas dire que les premiers mois de 2009 ont été comme dans du beurre. C’est en fait l’un des pire débuts d’année qu’il m’a été donné de traverser. Malchance par dessus malchance. Voici donc 3 exemples assez concrets où la chance s’est pointé en retard au rendez-vous.

Vire-capot

En janvier dernier, alors que je conduisais sur l’autoroute 40 pour me diriger à mon travail, j’ai eu droit à toute une surprise. Le capot de ma voiture s’est soulevé pour aller taper sur mon pare-brise, m’obstruant presqu’entièrement la vue. Je tiens à préciser que je roulais sur la voie du centre!

Descente du coude!Si la circulation n’avait pas été un peu congestionnée cette journée là, ça en serait peut-être fait du Détracteur. Je roulais seulement à environ 50km/h. J’ai pu regarder un peu sous le capot pour retrouver les lignes de l’autoroute et m’arrêter progressivement à peu près au centre de l’autoroute. Comme j’étais pas très loin du bouchon, ça n’avançait pas. J’ai pu sortir et remettre le capot (qui était à moitié arraché et qui était finalement tombé debout près de ma voiture) en place, à l’aide d’une descente du coude digne de la WWF.

Je n’ose même pas imaginer ce qu’il serait advenu si j’avais roulé à 90km/h… sans doute qu’un automobiliste innocent aurait reçu un capot en pleine tronche, et il se serait probablement ensuivi le carambolage du siècle.

Après une petite balade en CAA, ma voiture s’est retrouvée dans le garage de l’immeuble où mon père travaille. Après inspection du véhicule, nous avons convenu que le capot n’avait pas clanché suite à sa dernière ouverture, le loquet de sécurité était coincé car mal huilé et ayant été trop exposé au calcium.

Deux jours plus tard, après quelques coups de pied et deux nouvelles pentures, mon capot est de retour sur ma voiture.

Coût de l’opération : 50$ seulement pour les pentures, beaucoup trop de stress, et une occasion de détester le transport en commun à Montréal.

Les nerfs!

L'angoisseDepuis longtemps, je crois, je souffre d’angoisse. D’après mes souvenirs, ça date de longtemps. Lorsque survient un problème, je n’ai cesse de me stresser tant que celui-ci n’est pas réglé. Par exemple, mon déménagement l’hiver dernier. En pleine tempête. Nous avons fait déménager les gros morceaux par les déménageurs, mais les boites et le reste, nous voulions les transporter nous même, pour sauver des sous.

Comme nous avons déménagé pendant la pire tempête du siècle le 8 mars 2008, vous imaginez que nous n’avons pas vraiment pu faire beaucoup de voyages pour aller chercher nos boites, comme nous habitions dans une petite rue pas très large et difficilement stationnable. Et l’ancien propriétaire qui m’appelait tous les jours pour me demander quand est-ce que j’allais vider l’appartement, parce qu’il voulait rénover. Je vous dis pas les nuits blanches que j’ai passées…

Plus récemment, c’est ce malheureux accident de voiture où mot capot m’a sauté au visage qui m’a empêché de dormir. J’en fais encore des cauchemars parfois.

Maintenant, ce stress, même s’il est normalement propulsé par des situations ponctuelles, je le retrouve toujours en trame de fond. Maintenant, si j’attends un appel et que le téléphone ne sonne pas, je stresse. Si j’attends quelqu’un, je regarde dehors 10 fois par heure. C’en est rendu au point où j’ai décidé que je n’avais plus le choix de consulter.

C’est quand même quelque chose, de voir un psychologue. Mais je n’ai pas honte, je le dis aux gens : C’est un simple (mais complexe) problème d’angoisse. Cependant, a raison de 75$ la session (et ce n’est pas cher du tout pour un psy!), j’aurai très vite épuisé la limite acceptée par mon assureur, et devrai payer tout cela de ma poche. Déjà juste ça, c’est assez pour me stresser!

Cependant, après 2 sessions seulement, ça augure très bien et je crois avoir trouvé un filon… On ne peut vraiment pas en dire autant de tout les patients des psychologues un peu partout au Québec. Je suis conscient de ce qui se passe. Je réussirai.

Coût de l’opération : Beaucoup d’introspection… Frais de psy : (Toujours à déterminer) x 75$.

La goute de trop

Sales essuie-glaces...Cette semaine, je m’apprêtais tout bonnement à aller travailler. Réchauffe la voiture, déneige la voiture. Lorsqu’il fut temps d’actionner les essuie-glace, quel ne fut pas mon bonheur en voyant celui du côté passager se mettre à la tâche avec zèle, alors que celui côté conducteur restait paresseusement dans sa position initiale. TABARNAK! En plus il neige.

Encore une fois, Capitaine Papa voit un signal lumineux sillonner les nuages : Un citoyen de Montréal City a besoin de lui! Après une heure de gossage et un souper au restaurant à saveur de club sandwich, nous convenons que le problème est le bras de l’essuie-glace donc le petit engrenage est rendu complètement lisse, et donc, n’est plus propulsé vers le haut. Nous trouverons une pièce de rechange.

Comble de la chance (dans la malchance), Capitaine Papa s’était auparavant étiré un muscle et ne travaille pas pendant 2 semaines, ce qui me permet de profiter de son véhicule supersonique pour le week-end.

Dimanche, Capitaine Papa revient avec la pièce neuve. HA! Ce n’était pas ça le problème. Grmbl… Je suis donc en attente d’un véhicule qui fonctionne à peu près bien.

Je ne parle pas souvent de ma famille ici. Mais si j’ai apprise une chose, c’est bien l’humilité de savoir accepter l’aide des autres. Depuis que je suis en appartement, j’essaie désespérément de me débrouiller par mes propres moyens. Je m’étais dit que mes parents en avaient assez fait pour moi en 22 ans, et que je ne devais plus leur en demander davantage. Mais il existe des domaines où nous sommes bien mieux de laisser faire les autres.

Savoir demander de l’aide peut devenir une force. Mais il faut également savoir comment et quand le demander. En ne criant pas « au loup » pour rien, je pense avoir gardé assez de crédibilité pour qu’on veuille bien m’aider alors que j’en ai réellement besoin.

Ma mère dirait sans doute qu’une fois parent, on le reste pour toute la vie, même quand nos enfants sont adultes. Mon père, lui, m’a rappelé qu’il lui fait plaisir de m’aider alors qu’il peut encore le faire (allons donc, il est tout jeune!). J’accepte cette sage vision des choses en toute humilité. Je sais pertinemment que tous les parents ne sont pas aussi généreux, ou encore, tous ne peuvent pas se permettre des gestes comme ceux-là.

Coût de l’opération : Ça n’a pas de prix.

Kiss est dans l’air du temps

Je ne sais pas pour vous, mais il me semble qu’on voit et qu’on entend parler du groupe Kiss partout et tout le temps, ces dernières semaines.

Kiss!Pour ceux qui ne le savent pas, le chanteur, Gene Simmons, semble être un as du placement de produit. Il faut le voir aller lorsqu’il a une idée de produit dérivé à l’image du groupe! Pour l’avoir vu à quelques reprises dans l’insignifiante émission de télé qui lui est consacrée, il ne perd pas de temps sauf si c’est pour faire de l’argent. Il me fait un peu penser à Elvis Gratton. Le toaster Kiss, le vibrateur Kiss, l’ouvre-boite Kiss, sans parler de la très fameuse Kiss Army.

Je ne me souviens avoir vu une entrevue avec les membres du groupe Kiss. Ils dénonçaient les petits jeunots du genre Limp Bizkit (etc) qui se plaignent en disant que l’argent ne fait pas le bonheur, et qu’ils sont parfois malheureux malgré leur célébrité. « C’est de la merde!« , dirent-ils. « Nous, on aime ça être riches! Achetez nos albums! »

Mais la résurgence du groupe par les temps qui courent n’est sans doute pas due aux frasques publicitaires de Gene Simmons. On dirait simplement que la nostalgie du rock des années 80 est dans l’air. C’est partout !

  • Dans la série « Les Invincibles », Kiss fait indirectement partie d’une des intrigues alors qu’un des protagonistes croit être le fils illégitime de Gene Simmons.
  • Cette semaine, dans l’émission Rock and Road à Musique Plus (qui s’avère pas mal du tout, à mon grand bonheur… la meilleure de leur très faible programmation), les musiciens devaient se maquiller en Kiss, car ils devaient reproduire des chansons des années 80.
  • Hier à Et Dieu créa Laflaque, en fin d’émission, nos chers politiciens étaient maquillés en Kiss pour un concours de Guitar Super Hero.
  • Cette semaine, à l’émission de Paul Arcand le matin, « Le groupe Kiss » était la réponse à la question d’un concours pour gagner un forfait St-Valentin.

Il semblerait également que Kiss donneront un spectacle à Montréal le 13 juillet prochain, ce qui doit sans doute propulser un peu leur popularité ces derniers temps. Je ne serais pas surpris, non plus, que le phénomène Guitar Hero y soit pour quelque chose…

Enfin, je voulais simplement vous faire part de mes observations… moi qui n’aime pas particulièrement Kiss, sans les détester non plus. Tant mieux pour eux!

On ne sort pas le village d’un néo-Montréalais

Je suis né à Rivière-du-Loup. Rivière-du-Loup comme dans Bas-du-Fleuve. Je suis loupérivois de naissance.

Je m’en souviens à peine. Quelques temps plus tard, j’étais déjà trifluvien. Et ensuite, pour une très longue partie de ma vie, j’ai habité la rive sud de Montréal. Et maintenant, depuis bientôt 4 ans, je suis Montréalais.

J’ai habité dans une petite ville avec beaucoup de cachet seulement environ 1 an de temps, et j’étais bébé. Je n’ai que quelques très vagues souvenirs d’avoir résidé à Rivière-du-Loup, qui se résument au paysage qui s’offrait à moi quand ma mère me promenait en poussette. Ces souvenirs sont vieux de 30 ans maintenant.

Comme mes grand-parents habitaient le bas du fleuve, on y allait 2 ou 3 fois par an. Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles. Le fleuve, les mouettes, l’odeur de fleuve, le vent froid du fleuve, les quais. Mais les maisons, surtout. Ces petites maisons, qui datent de plus de 60 ans, avec un petit balcon dehors. Rien à voir avec ces grosses maisons de banlieue auxquelles nous sommes aujourd’hui habitués.

Il serait peut-être temps que je vous dise où je veux en venir avec ça :)

Il y a quelques temps, Noisette et moi avons commencé, plus ou moins sérieusement, à se magasiner une ville… Nous savons que nous voulons une maison d’ici 3 ou 4 ans. Mais pas n’importe quelle et pas n’importe où. Nous magasinons donc les villes où nous installer.

Notre petit quartier de Montréal, nous l’aimons beaucoup. Mais les maisons s’y vendent à plus de 220 000$, et ça c’est rien que pour les petits cubes laids avec des fenêtres, et pas de terrain. C’est pourquoi on a décidé d’aller voir ce qu’il y a aux alentours, du moment qu’on a accès au transport en commun pour se rendre à Montréal.

Les maisons de Trois-PistolesNous avons donc visité quelques petites villes sur la couronne nord et sud de Montréal. Et nous avons remarqué que nous étions beaucoup plus attiré par les vieux quartiers qui rappellent ces petits villages d’antan. Ces petits quartiers avec une rue principale où l’on retrouve tous les commerces. J’aime le cachet de ces petites maisonnettes, et ces petites rues où l’on magasine à pieds. Et ça me rappelle bien des souvenirs.

En contrepartie, nous n’étions pas du tout attirés par ces nouveaux quartiers emplies de maisons de banlieue où les commerces sont tous au même centre d’achats.

Je peux donc en conclure qu’on peut sortir quelqu’un d’un village, mais on ne peut sortir le village de quelqu’un. Ce qui est génial, c’est que des villages, il en existe encore, cachés dans les villes qui entourent Montréal. Nos racines ne sont jamais très loin…

Contre la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham

Pour ceux qui croient que la reconstitution de la bataille de 1759, bien qu’elle fasse partie de notre histoire, n’est pas prétexte à faire la fête, à boire, et à attirer des touristes.

Signez la pétition sur Opération 1759



Beau travail, sale geek! Vous vous méritez 30 vies!

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