Archive pour avril, 2009

Correction d’une tentative de fraude

Bonjour! Petit arrêt rapide pour vous faire part d’une tentative de fraude fort peu crédible que j’ai reçue dans ma boite à courriel ce matin.

Je me suis permis de faire une rapide et sommaire correction, afin que l’auteur puisse faire mieux la prochaine fois.

Voici donc! Cliquez sur l’image pour l’image complète.

Tentative de fraude crédible

Meilleure chance la prochaine fois, ti-gars. Faudra te lever plus tôt que ça ;)

Mort aux cravates

Mort aux cravates!Sans vouloir nécessairement faire compétition à mon cher ami Dark Rémi of Doom, j’ai pris la décision de rassembler toute la dérision nécessaire afin d’attaquer un véritable fléau, que dis-je, une authentique calamité qui, depuis des siècles, donne tout son sens à l’expression pollution visuelle. J’ai nommée la cravate!

D’abord, sachez que la cravate n’a pas été inventée hier. Des textes anciens révèlent la présence de cravate dans les premiers temps du règne de Clovis (de l’an 481 à 511, et je me permets d’omettre la référence à Jésus Christ), sur le territoire que l’on connait maintenant comme l’Allemagne.

Ainsi donc, cette conspiration méphitique dont le but inavoué est de combattre tout ce qui est beau et agréable à la vue date de très longtemps.

Car il serait hypocrite de se le cacher. La cravate est le symbole et porte-étendard de tout ce qui est abject, répugnant et ignoble pour la rétine. Avouez que c’est quand même très fort pour un vulgaire bout de tissus aux couleurs généralement ingrates et aux formes vulgaires. Sans parler des motifs. Pour ces derniers, je n’ai pas d’adjectif assez dévalorisant.

Je n’arrive pas à croire qu’en 1500 ans, personne n’ait réussi à trouver un autre moyen de serrer le colet d’une chemise, sac à papier! Certains diront que c’est pour faire beau. Pardon? J’ai vu Patrice Roy, en complet bleu foncé, et arborant une cravate rose. Personne ne réussira à me faire croire que sans cravate, il ne serait pas crédible comme lecteur de nouvelles!

La cravate est également un symbole de supériorité. Les gens en cravate que l’on voit, normalement, sont ces gens qui travaillent dans des tours à bureau, qui brassent de l’argent. Ceux qui peuvent s’offrir les cravates les plus chères sont probablement ceux qui réussissent à détourner le plus d’argent. Demandez à Vincent Lacroix, pour voir.

La cravate peut aussi être un symbole d’infériorité, de dérision. C’est la couronne d’épine de ceux qui ont un emploi médiocre. Pour preuve, la première et seule fois où j’ai porté la cravate, c’était alors que j’étais emballeur dans un supermarché, et que mon salaire était comparable à celui d’un ouvre-boite électrique.

Sinon, à un autre niveau, la cravate est également objet de soumission. Enfin, si je me fie aux maitresses de ces messieurs énoncés juste ci-haut. Quand on les tient par la cravate, c’est à peu près comme si on les tenait par les couilles avec une cuiller à crème glacée dont la lame raclerait l’extérieur plutôt que l’intérieur de la dite cuiller.

De plus, si vous votez pour moi, je vous promet de rendre illégale l’idée (et le geste, et même l’intention) de donner une cravate à quelqu’un en guise de cadeau. Ils ce forceront, ces rustres de barbares, pour trouver quelque chose de plus intéressant!

Et qu’on ne s’avise pas de proposer le retour au nœud papillon! Dark Rémi of Doom m’a dit, un jour, « Bring back the noeud papillon« . Je dis non! Le nœud papillon, c’est simplement une cravate dans son chrysalide. On ne peut pas se permettre de prendre cette chance.

Si les cravates sont encore présentes, c’est qu’elles ont une influence considérable. Il y a encore des employés qui ne peuvent aller travailler sans cravate. Des gens dépendent des cravates. Nous devons nous sortir de cette dépendance, et reprendre notre place au haut de la hiérarchie! Brûlez toutes les cravates que vous voyez!

Ahh… si vous saviez le bien que ça fait!

L’inutilité de traduire en québécois

On parle la même langue, mais on ne doit pas parler le même langage.Ce billet est le résultat d’une réflexion qui a eu lieu suite à l’accumulation événements qui ont eu lieu à quelques mois d’intervalle :

  • D’abord, il y a la fois où j’ai acheté Mario Galaxy pour la Wii et que je me suis rendu compte que certains personnages, dans la version française distribuée ici, parlaient en joual. J’avais d’ailleurs écrit un billet à cet effet.
  • Ensuite, l’article publié par Le Devoir en novembre dernier, annonçant que quelques albums de Tintin seraient traduit en « québécois ».
  • Et finalement, j’ai récemment appris que Facebook allait subir le même sort, alors que plusieurs centaines d’utilisateurs ont mis la main à la pâte afin d’en venir à une version « québécoise ».

Je ne sais pas trop comment présenter mon point. Je le ferai donc de façon très banale : À mon humble avis, traduire quelque chose en québécois ou en « joual », alors qu’il en existe déjà une version en « français international » est l’expression la plus évidente de la perte de temps et des efforts inutiles.

Je vais tenter de m’expliquer.

J’ai appris à lire avec Tintin. Tintin est écrit dans un excellent français. Tintin utilise les mots justes, les expression exactes. Tintin est très fort sur le verbe et l’adjectif. Tintin a une syntaxe exemplaire. La langue originale dans laquelle les albums de Tintin ont été écrits, c’est le français.

Au Québec, nous parlons français. Nous sommes très habitués au français correct, au français international. Radio-Canada utilise le français international depuis toujours dans ses journaux télévisés et dans ses émissions d’affaires publiques. Et il y a beaucoup de français qui immigrent ici, et nous n’avons aucune difficulté à les comprendre (même si l’inverse n’est pas vrai), car nous sommes habitués.

Pourquoi diable traduire Tintin en québécois? Pourquoi traduire des termes que nous comprenons bien. Ais-je envie moi, d’entendre le Capitaine Haddock vociférer des énormités telles que « Mille millions de maudits sabords à marde » ?

Et pour Facebook. Ce sera quoi? « Tu veux tu accepter Chose Binne comme ami?« .

Et c’est là que je me dis qu’il faut sans doute distinguer « québécois » et « joual ». Le joual, c’est un ramassis d’erreurs syntaxiques, grammaticales et de prononciation. Je ne vois pas pourquoi l’on voudrait incorporer volontairement nos déficiences linguistiques dans des documents, des jeux, des livres ou des sites internet.

Le cas de Facebook, cependant, me pousse à me demander ce qu’est le « québécois ». Car, selon plusieurs sources, des termes comme « lycée » et « collège » seraient modifiés pour « école secondaire » et « cégep« . Pour moi, ce sont des exemples sensés. Les systèmes scolaires diffèrent d’un pays à l’autre et certains termes officiels existent ici, alors qu’ils n’existent pas dans d’autres pays francophones. Un point pour nous. Ça me va.

Super Mario JoualJ’en déduis donc qu’il est fort inutile de traduire en québécois lorsque les termes du texte original peut être compris de tous. Cependant, cela peut-être pratique pour deux choses : lorsqu’un mot ou une expression nous est propre, comme « cégep« , et lorsqu’on décide d’innover. Car il ne faut pas se le cacher, le Québec est un leader dans la création de termes terminologiques, spécialement dans le domaine de l’informatique.

Les termes « navigateur Web« , « clavardage« , « gratuiciel« , « blogue« , « pourriel« , sont tous des termes qui furent recommandés par l’Office Québécois de la langue française. C’est là qu’est notre force. Je ne comprends pas que l’on veuille dépenser de l’énergie à traduire des termes qui existent déjà dans un français correct et accessible.

Aussi, je me dis que l’exercice de notre quête d’identité, au Québec, c’est de faire partie de quelque chose de plus grand. D’avoir une place plus grande dans cette francophonie mondiale. De s’ouvrir au monde. Pour cela, il faut innover. Mais traduire des mots dans un langage local, voir folklorique, c’est à peu près exactement la même chose que ce que l’on reproche aux nouveaux arrivants : c’est la ghettoïsation du Québec dans un recoin d’Amérique. Ce n’est pas de l’ouverture sur le monde…

Je terminerai en citant l’être aimé : « Au Québec, ce n’est pas le québécois qu’il faut sauver… c’est le français. »

lefrancaisdabord

Blackguard, un groupe local qui fera le tour du monde

Je connais de loin l’un des membres du groupe Blackguard. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le nouveau nom du regretté groupe black métal folklorique Profugus Mortis.

Profugus Mortis étaient alors composé de Paul « Ablaze » Zinay au chant, Terry « Roadcase » Deschenes à la guitare, Étienne Mailloux à la basse, Justine Ethier à la batterie, Jonathan Lefrancois-Leduc aux claviers et Émilie Livernois au violon. Le tout donne un résultat plutôt rafraichissant : musique rapide, violons, voix black métal, air festif.

J’avais vu Profugus Mortis pour la première fois en 2006, en première partie de mon groupe fétiche Finntroll. J’ai beaucoup aimé, et je leur ai acheté un CD demo 5$, malgré le fait qu’il était distribué gratuitement. Depuis, je n’avais pas eu de nouvelles, jusqu’à cette fois où je les ai revus en première partie de Moonsorrow.

Plus récemment, j’ai rencontré l’un de leurs musiciens. Il m’a appris plusieurs nouvelles : La violoniste a quitté le groupe, ils ont pris les services de l’ancien bassiste de Gotherfall comme second guitariste. Suite à ce changement, ils s’appellent maintenant Blackguard. Ils sont l’incarnation de la vitesse de de la puissance métal folklorique.

Mais la grosse nouvelle dans tout ça, c’est que Blackguard ont gagné le concours « Nuclear Blast Myspace Competition » de 2008. En gros, ça veut simplement dire qu’ils ont été choisis parmis environ 2000 groupes non signés et ayant une page MySpace.

Alors voilà donc un petit groupe local qui a été signé par les géants du métal Nuclear Blast. Pour ceux qui ne le savent pas, Nuclear Blast est le label de certains des plus grands groupes métal du monde, tels que Accept, Amorphis, Behemoth, Children of Bodom, Death, Dimmu Borgir, Edguy, Exodus, Hammerfall, Helloween, Immortal, In Flames, Mötley Crüe, Nightwish, Satyricon, Sonata Arctica, Voïvod, et j’en passe…

Donc, on me dit que pour partir ça en grand, Blackguard seront présents lors des tournées suivantes : Pagan Fest USA/Canada, Pagan Fest Europe, Summer Slaughter Tour, Heidenfest, et probablement bien d’autres encore… Dans quelques années, ou même quelques mois, 6 Québécois de plus seront écoutés partout dans le monde.

Moi, évidemment, ça me touche de près, comme je connais l’un d’eux, même si ça ne fait pas assez longtemps pour dire que ça a dépassé le stade de connaissance. Mais je suis entièrement ravi de voir qu’une telle chose est possible pour monsieur et madame tout le monde. S’agit de travailler fort, s’agit d’y croire.

Je vous laisse sur quelques chansons « youtube ». Bonne écoute!

Blackguard – Scarlet to snow

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Blackguard – In Time

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Blackguard – Cinder

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Beau travail, sale geek! Vous vous méritez 30 vies!

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