Archive pour octobre, 2009

Profession : Diviseur de vote

Je suis un peu tanné de me faire dire, dans toutes les sphères politiques, que je divise le vote.

Souvent, quand les gens votent pour leurs convictions profondes, pour ce qu’ils croient être le mieux, ils se font dire qu’ils divisent le vote par ceux qui, stratégiquement, votent pour le « moins pire ».

Votez pour ce que vous considérez être le mieux pour vous et vos concitoyens.

Je divise peut-être le vote, mais au moins, je vote avec mon cœur. Na.

Le féminisme de l’avenir ?

Je tenterai d’être le plus clair possible sur le sujet dont je veux traiter aujourd’hui. Car ce n’est pas tout à fait clair dans ma tête.

Léa Clermont-Dion

Léa Clermont-Dion

Hier, à Tout le monde en parle, on a eu droit à une invitée fort intéressante nommée Léa Clermont-Dion. Il s’agit de la jeune femme qui est à l’origine de la charte pour une image corporelle saine et diversifiée.

Je n’aborderai pas ce sujet ici cependant. Non, je préfère parler de son discours féministe général, qui s’apparente pas mal au mien.

Elle a dit, à un certain moment quelque chose qui voulait à peu près dire ça : « Ce que j’essaie de faire, dans mon féminisme à moi, c’est d’inclure les hommes dans mon discours. Car toute situation comprend normalement la participation des femmes, mais aussi celle des hommes. »

Personnellement, je ne me considère pas féministe je ne m’arrête pas au féminisme [edit : après réflexion, cette affirmation est plus juste]. Je sympathise certainement, mais je répète et crois dur comme fer que le féminisme c’est bien, mais pas au détriment de tout le reste.

Bref, je suis pour l’égalité et l’équité sociale pour tous. Je suis d’accord pour que les femmes se battent pour leurs droits, pour l’égalité des sexes. Seulement, si une femme « gagne » une de ses causes en faisant tout perdre à un ou des hommes et que la situation s’avère totalement injuste, je la dénoncerai sans hésiter.

La jeune femme décrit son approche comme « plus humaine ». Voilà justement ce que je pense : toute victoire n’est pas nécessairement bonne pour l’humanité.

Alors voilà, mon point de vue est simplement plus général, plus global. Qu’une femme qui se fait battre ait la garde de ses enfants, ça me convient. Mais qu’une femme qui dénonce un mari violent et qu’on lui donne automatiquement la garde des enfants sans se demander si elle dit la vérité, ça ne me convient pas.

J’aimerais que le bénéfice du doute soit égal pour tous et chacun à la base, et qu’il soit ajusté en fonction du contexte.

Il me semble que c’est le minimum quand on cherche l’égalité pour tous.

Ouf, je ne sais pas si j’ai réussi à être clair.

La première marche

Un pouce écrasé. Il est rouge et enflé. Je sens mon pouls dedans.

Un tibia sensible. Quelques centimètres de peau roulée. Grosse écorchure rouge.

Lunettes un peu croches. Une branche un peu pliée. La tête première, bras devant pour amortir le coup.

Ce soir, en sortant de chez moi, j’ai manqué la première marche de l’escalier de mon immeuble. Et malheureusement, j’ai aussi manqué toutes celles qui suivaient…

De Kestre? – Les vautours de papier

Maintenant que je vais travailler uniquement en transport en commun, j’ai le temps de faire tout plein d’observations en me rendant au boulot.

Mon observation la plus marquante semble être un phénomène assez nouveau – en tout cas, je n’avais pas vu ça lors de mes dernières escapades matinales en métro.

Il s’agit de ces distributeurs de journaux gratuits dans les stations de métro. Ils semblent avoir adopté un comportement des plus carnassiers. Et je ne fais pas seulement référence au fait que Québécor distribue maintenant des copies du Journal de la honte Montréal gratuites dans les stations de métro.

Voyez le valeureux cri du vautour!

Entendez le valeureux cri du vautour!

En effet, non contents de lever un véritable barrage afin d’être certains de pouvoir brandir une copie de leur quotidien au visage de tout le monde, les distributeurs de journaux vont maintenant jusqu’à assaillir les autobus.

En sortant en métro, lorsqu’un autobus arrive, on en entend un crier « AUTOBUS!« , et les quatre ou cinq distributeurs de bonnes nouvelles se ruent sur le véhicule avant même que celui-ci ne s’arrête. Ils cognent aux fenêtres pour que les passagers les entrouvrent afin de distribuer des copies de leur quotidien à l’intérieur. Il y en a même qui demandent la permission au chauffeur pour laisser de grosses piles de journaux à l’entrée de l’autobus pour que les gens se servent.

Ma foi, ces gens sont-ils punis pour chaque exemplaire non distribué? Reçoivent-ils la bastonnade? Ou mieux, le supplice du grand knout?  Peut-être offre-t-on des gratteux ou autres loteries à ceux qui distribuent le plus de copies. Je ne vois pas d’autres explications… enfin, j’espère que c’est le cas. Moi, si j’avais à distribuer des journaux au contenu discutable, je resterais dans mon coin en tendant la main, en pensant à autre chose d’un air rêveur.

Je ne doute absolument pas de la bonne foi de ces personnes. Ce n’est pas tout le monde qui aurait le courage de faire ce travail été comme hiver, aux petites heures du matin, dans la neige et sous le gros soleil.

Mais Toujours est-il que la situation me rappelle des scènes de plusieurs vieux films chinois dans lesquels on voit un train (bien trop) bondé s’arrêter à une gare, et où des centaines de marchands se précipitent vers les fenêtres du train dans l’espoir de vendre quelques nouilles à des usagers. Ce qui me traumatise légèrement.

Les déboires de Montréal, la faute aux Montréalais

Toujours la faute des autres...

Toujours la faute des autres...

Là je ne suis pas content. Vous verrez pourquoi.

Dans un article intitulé « Le droit de chialer » , datant du 14 octobre et publié dans le Journal de la honte de Montréal, Jean-Marc Léger, de la firme Léger et Léger, affirme que les Montréalais sont en grande partie responsables des déboires de la ville.

Responsables comment?

Après avoir énuméré une vingtaine de problèmes évidents et qui ne se règlent absolument pas (comme les nids de poule, la malpropreté des rues et des parcs, etc), monsieur Léger affirme ceci:

Sachez que tous ces problèmes sont d’abord et avant tout de votre faute. Parce que vous ne vous informez pas, parce que vous ne vous impliquez pas et parce que vous ne votez pas pour choisir l’homme ou la femme qui vous représentera. Vous êtes responsables de vos malheurs, car vous laissez les autres s’exprimer à votre place.

Seulement 45% des gens ont pris la peine d’aller voter aux dernières élections municipales, 58% aux élections provinciales, et 62% aux élections fédérales au Québec. C’est catastrophique et ce sont les plus faibles taux de votation de notre histoire.

Il y a 8 000 candidats dans 1 107 municipalités qui se présentent aux élections municipales du 1er novembre prochain. Il y a parmi eux des candidats très compétents et dévoués. C’est à vous de les découvrir et de les appuyer.

Source : Document PDF sur le site de Léger et Léger

Ce monsieur a non seulement raison, ce qui me fâche, mais on a souvent tendance à oublier tout cela, ce qui me fâche davantage. Que je n’entende plus les gens se plaindre de la collusion, des scandales et des fraudes si encore seulement 35% de la population de Montréal va voter, comme ça a été le cas en 2005.

À l’avenir, quand j’entendrai un totole se plaindre de quelque problème que ce soit, je lui demanderai d’abord s’il a voté. Il aura intérêt à répondre par l’affirmative. Sinon, je crois que je verrai dans l’obligation de le détruire verbalement. (C’est Dark Remi of Doom qui doit presque se toucher de plaisir à lire ceci.)

Moi, j’ai deux élections qui s’en viennent. Des élections municipales, et des partielles fédérales dans mon comté. Les bénévoles, qui se fendent le derrière pour me faciliter la tâche, pourront compter sur ma présence. Parce que je me respecte.



Beau travail, sale geek! Vous vous méritez 30 vies!

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