Archive pour mars, 2010

De Kestre? Les radios qui font pin-pon

Dans le câdre de la série « De kestre? » des trucs que je n’arrive pas à comprendre, voici une petite anecdote pas vraiment drôle que mon père m’a une fois raconté.

Cela doit faire environ 15 ans, nous étions en voyage en voiture, et roulions en pleine campagne. Mon paternel raconte alors une histoire qui aurait fait les manchettes à une certaine époque.

Un homme conduisait sa voiture en campagne, sur une route à 70 ou 90km/h. Il arrive à vue d’un passage à niveau. La voie est libre, les lumières sont éteintes, les barrières sont levées. Il ne ralentit même pas.

Une fois presqu’arrivé à la hauteur de la voie ferrée, il entend soudainement un sifflement de locomotive. Sans hésiter, il grimpa debout sur la pédale de freins. Il freina à temps, mais la voiture qui le suivait a eue moins de chance. Une incroyable collision eut lieu. Le conducteur de la première voiture n’a rien eu sinon la frousse de sa vie.

Les deux occupants du second véhicule, cependant, y ont laissé leur peau.

Et aucun train n’est jamais passé. Pourquoi? Parce que le sifflement du train provenait d’une publicité à la radio.

Anecdotique autant que tragique n’est-ce pas? Pourtant, ce genre de choses, beaucoup moins mortelles mais qui ont la même origine me sont souvent arrivées.

Je suis un abonné du 98.5 FM, lorsque je roule à voiture, surtout si c’est pour aller au travail. Il m’est arrivé deux ou trois fois d’entendre des effets sonores de sirènes d’ambulance ou de voiture de police. Au moins 2 fois. Et les deux fois, j’avais commencé à me tasser sur le bord de la route, en bon citoyen responsable, tout en cherchant d’où provenaient les sirènes. Si je suis le seul à entendre et à chercher les sirènes sur une route achalandée, est-ce qu’on peut convenir que c’est FUCKING DANGEREUX?

Je vous écrit ceci aujourd’hui parce que ça m’est encore arrivé vendredi dernier. Alors qu’on passait à la radio une publicité, je crois, d’une exposition sur l’histoire des taxis de New-York. Tout ce qu’on entend à part le narrateur, ce sont des bruits de klaxon. J’ai cherché quelques secondes dans mon rétroviseur avant de comprendre le phénomène. Il n’est rien arrivé, mais j’ai été déconcentré pendant une ou deux secondes, et l’on sait tous que c’est assez pour mettre des vies en danger.

J’aimerais donc rappeler aux stations de radio de bien vouloir FILTRER les publicités et les effets sonores qu’elles utilisent. Je l’ai déjà fait par courriel, on m’a répondu « Vous avez raison, on fera attention ».

Mon oeil.

Question vélocipède

Je pense qu’on peut dire que c’est le printemps. Il fait des 10-12 degrés, il n’y a presque plus de neige. Hier, j’ai même roulé avec la fenêtre de ma voiture ouverte.

Et il y a des vélos. Ils sortent de leur hibernation. Quand on roule en voiture, il faut dorénavant faire attention aux vélos, même si les pistes cyclables ne sont pas encore ouvertes.

C’est en parlant de vélo qu’il m’est venu une question. Je la qualifierais de fondamentale, mais c’est un peu cliché, alors, je dirai qu’elle est vitale et essentielle :

Question vitale et essentielle : Qui a décidé que les vélos de gars ont une barre horizontale et que les vélos de filles n’en ont pas?

Mon premier réflexe serait d’affirmer qu’il s’agit visiblement de quelqu’un qui désirait profondément que tous les gars qui manquent un coup de pédale se séparent/explosent les testicules sur cet afriolant axe métallique.

Encore, peut-être était-ce une question de moeurs, et qu’à l’invention du vélo, on avait pas vraiment envie de voir les jeunes femmes se faire aller la jupe en voulant grimper sur l’engin. Bref, c’était peut-être plus prudent de leur laisser un espace pour enfourcher la bicyclette sans faire d’acrobaties.

Bref, peu importe l’origine de cette détestable anomalie structurelle, je me souviens avoir chèrement payé cette incompréhensible différence alors que j’étais petit.

Car je me souviens très bien de mon premier vélo bien à moi.

J’avais un tricycle, mais il était tout petit pour moi maintenant. Mon paternel m’avait donc emmené dans un quelconque magasin-de-pneus-où-ils-vendent-plein-de-trucs et on a choisi un joli vélo bleu. Il avait des petites roulettes, car je ne savais pas encore naviguer sur cet appareil. Mon père alla acheter quelques autres trucs, de la peinture, des pneus, des morceaux de plastique que je ne connaissais pas.

Après une journée de travail, le petit vélo bleu était maintenant peint en orange. Orange avec un siège et des poignées bleues, des pneus bleus. À l’avant du guidon, il y avait un protège-je-ne-sais-quoi bleu écrit 01 dessus. J’avais même un bouton près de la poignée, connecté à une petite sirène qui faisait divers bruits électroniques quand j’appuyais dessus.

Mon père m’avait fait un vélo à l’effigie de la voiture des Dukes of Hazzard! Les vieux de la vieille comme moi se rappelleront cette série ridicule dont le nom français était « Shérif, fais-moi peur ». Ça allait être le vélo le plus cool de la rue. J’allais faire des jaloux. J’étais clairement supérieur à tous ces voisins qui avaient des Big Wheels (et moi non!)

Oui oui, mon vélo ressemblait à ceci

Après avoir appris à rouler sur 2 roues (si on ne compte pas les roulettes d’apprentis), je me suis dépêché d’aller voir « la gang ». Ça c’était des garçons épars que je ne connaissais pas tous mais qui se tenaient au coin de la rue, et faisaient du vélo dans la rue.

J’arrive fièrement avec mon beau vélo neuf custom. Je bombe le torse. Et je dis « Regardez mon bicycle! »

Je m’attendais peut-être à me faire rire de moi à cause des roulettes d’apprenti, peut-être. Ou encore, de causer l’hilarité générale à cause que mon père m’avait obligé à porter un casque de hockey noir qui contrastait un peu avec la couleur du vélo. Mais ce n’était pas important, j’avais le vélo le plus hot de la rue.

Et là, un « grand » que je ne connaissais pas regarde mon vélo, donne un petit coup de pied sur le pneu avant et dit « Pourquoi t’as un bicycle de fille?« .

Je ne me rappelle pas ma réaction immédiate. J’ai du faire des gros yeux. J’aurais aimé brandir le poing en disant « Mon vélo est plus beau que le tiens, ordure de béotien ». Mais ça ressemblait probablement plus à « Heu, c’est tout ce qu’il restait au magasin. »

Je maintiens que c’était quand même le plus beau bicycle de la rue.

Dukes of Hazzard… quand même!

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