Quand je devrai partir…
Ce n’est pas un sujet très apétissant. Mais il faut quand même en parler.
Je me suis toujours dit que dans le « cadre actuel » des choses, si j’avais le choix de mourir, ce serait ou bien en catastrophe (du genre accident d’auto) ou bien dans mon sommeil (comme mon grand-papa qui portait mon nom).
Oui, un accident d’auto. Pas un qui est sciemment provoqué, comme ces horribles accidents provoqués par un suicidaire qui ont fait plusieurs morts le week-end dernier. Un accident d’auto non-annoncé. Pourquoi? Parce que j’ai parlé à un rescapé d’accident d’auto, une fois. Un gros accident. Et si je me fie à ses dires, c’est très soudain et très serein. Dans son cas, il me résumait cela ainsi : « Tu vois le derrière du camion arriver vite, et tout à coup c’est noir… ».
(Lui, il a été chanceux, il s’est réveillé sur une civière. Il y avait un couple d’amis sur la banquette arrière. Ils ont été trouvés tous les deux morts, se tenant la main, le tête de la femme reposait tranquillement sur l’épaule de son mari…)
Pourquoi le sommeil? On s’en doute. On ne veut pas le savoir, on ne veut pas souffrir.
Mais le « cadre actuel » des choses a changé. Il s’adonne que je vais peut-être pouvoir, comme bien d’autres gens, ajouter une seconde signature à l’endos de ma carte d’assurance maladie (ou je ne sais quel autre document) indiquant que s’il m’arrivait quelque chose de grave, je n’aurais plus à m’en faire. Le débat reste à faire. Mais il est lancé. Et ça me rassure.
Et vous?


