Archive pour "Biochimie culinaire"

Recette de chili à la viande qui sent bon

(le chili qui sent bon, pas la viande)

Préparation : 15min
Cuisson : 75min
Portions : 6

Ingrédients

  • 2 c. à soupe (30ml) de beurre
  • 2 lbs (1kg) de bœuf haché (ou du veau, tant que ça reste dans la famille)
  • 1 gros oignon, haché
  • 2 gousses d’ail hachées
  • Sel et poudre
  • 2 c. à soupe (30ml) de poudre de chili
  • 1 c. à soupe (15ml) de cumin en poudre (c’est ce qui fait tout le travail, on peut en mettre plus)
  • 1 c. à soupe (15ml) d’origan en poudre
  • 1 c. à soupe (15ml) de cacao en poudre non sucré (faclu… fatulca… heum.. « pas obligé! »)
  • 1 c. à thé (5ml) de cannelle en poudre (facultatif… voila!)
  • 1 boite de tomates de 19 oz (796ml)
  • 2 tasses (500ml) de bouillon de poulet
  • 1 boite de 19oz de haricots rouges, rincés et égouttés (très important de bien rincer)
  • 2 tasses (500ml) de Cheddar râpé (recommandé par les hautes instances gastronomiques)

Cuisson

  1. Dans un chaudron, faire fondre le beurre et faire dorer le bœuf haché. Ajouter de l’oignon et l’ail, et poursuivre la cuisson 5 minutes. Saler et poivrer.
  2. Ajouter les épices, les tomates et le bouillon de poulet. Vérifier l’assaisonnement et faire cuire à feu doux, à découvert, pendant environ 1 heure.
  3. Ajouter les haricots rouges 15 minutes avant la fin de la cuisson
  4. Garnir de cheddar et servir accompagné de tortillas (ou à l’intérieur de ceux-ci, pour les débrouillards)
  5. Trouver que ça sent bon, et déguster goulument.

[ Recette originale sur www.recettes.qc.ca ]

Biochimie culinaire pour les nuls

Vous avez sans doute remarqué que j’ai certaines tendences culinaires sur ce blogue. Je suis du genre à poster des recettes au nom de je ne sais quelle motivation chaudronique, simplement parce que j’ai essayé une recette et que je l’ai aimée.

Ça tient quand même du miracle, car il n’y a pas si longtemps, ma seule et unique devise gastronomique se limitait à « Si ça prend plus de temps à préparer qu’à manger, ça n’en vaut pas la peine ». Seulement, j’ai remarqué avec le temps (et avec ma psy) que dans tous les domaines, la motivation ne vient pas en premier. La motivation vient après l’action. On essaie, et là on découvre qu’on aime et qu’on veut continuer. Si c’est vrai pour moi, c’est vrai aussi pour les autres incompétents culinaires.

J’ai donc décidé de créer une catégorie « Biochimie culinaire » sur ce blogue, dans laquelle je posterai des recettes. Pas n’importe quelles recettes. Des recettes que j’ai moi-même essayées, charcutées et personnalisées. Car, comme l’a si bien dit mon pote Dark Remi of Doom : « Cuisiner c’est mâle, ce n’est pas être un homme rose. D’abord que tu cuisines pas une salade de cressons et d’endives. »

Mes anciennes recettes sont ajoutées à cette catégories. Je vous invide donc à faire un homme de vous (mesdames vous êtes les bienvenues) et à vénérer la suprémacie du wok comme je le fais depuis un certain temps.

Bon apétit.

Sauce à spaghetti, cuvée 1987

Meilleure sauce spaghetti au monde, c'est garanti

Fête des mères, 1987. 2ème année du primaire. Mon professeur s’appelait Christiane.

Nous avions collecté à nos mamans une recette quelconque. Nous avons mis ensemble toutes les recettes de la classe, avons photocopié ça 30 fois. C’était notre cadeau pour la fête des mères. Combien original, n’est-ce pas?

Sauf que ce petit livre de recette maison a été conservé, et je l’ai retrouvé dans mes affaires il y a quelques temps. Et je me rappelais que la recette de sauce à spaghetti d’un certain Steve N. était particulièrement intéressante.

J’ai donc décidé, un bon matin (samedi dernier) que j’allais faire ma première sauce à spaghetti maison. Jamais trop tard pour bien faire hein! Même à 31 ans. J’avais décidé de changer la recette pour la mettre à mon goût, et après jugement, Noisette l’a déclarée « Meilleure sauce à spaghetti au monde ». J’ai donc compris que quand j’ai remis la main sur ce livre de recette boboche, j’avais en fait découvert un trésor qui dormait depuis tout ce temps. Le secret est dans la sauce, vous allez voir.

Recette de la meilleure sauce à spaghetti au monde

Ingrédients :

  • Un gros oignon haché
  • Une gousse d’ail hachée finement
  • 3 branches de céleri coupés en cubes
  • Des champignons et/ou carottes coupés en cubes et/ou en lanières on s’en fout, à volonté (optionnel)
  • 1 livre (ou environ 0.5kg) de viande hachée (je suggère du veau)
  • Une grosse conserve de tomates en dés
  • Une grosse conserve de jus de tomates (le format familial, genre)
  • Une assez grosse conserve de pâte de tomate
  • 2 à 3 cuillères à thé d’origan
  • 3 à 4 cuillères à thé d’épices italiennes mélangées
  • 2 feuilles de laurier
  • De la cassonade (quantité indéfinie, et secret incontestable de la sauce)
  • Sel et poivre au goût
  • Si vous êtes audacieux, vous pouvez mettre des morceaux de saucisse, de pepperoni, alouette. Moi je n’en ai pas mis.

Cuisson :

  1. Foutre l’oignon, l’ail, les céleris, les champignons (et/ou carottes) et la viande dans un gros chaudron et brasser en attendant que la viande soit entièrement cuite (ça veut dire « plus du tout de couleur rouge »).
  2. Remplir le chaudron avec les tomates, le jus de tomate et la pâte de tomate.
  3. Y incorporer les épices, les feuilles de laurier, le sel et le poivre.
  4. Ajouter une quantité indéfinie de cassonade sans vous demander si c’est supposé aller dans de la sauce à spaghetti
  5. Bien brasser et laisser cuire 3 à 4 heures à feu doux, du moment que ça mijotte.
  6. Déguster, de préférence sur des pâtes.

Vous m’en donnerez des nouvelles!

- Chef Détracteur

Surprendre l’être cher grâce à un pot de yogourt

Gâteau au yogourtPeut-être vous en doutez-vous, mais sachez, chers lecteurs, que je ne suis qu’un simple homme.

Au delà de mon image de… d’auteur se cache un maladroit un peu timide ne sachant point cuisiner et devant se fier sur son sens de l’humour pour impressionner la gente féminine. Dans mon cas, la gente féminine, c’est Noisette Sociale. Après 3 années de dur labeur, il est toujours difficile de pouvoir se démarquer et d’impressionner l’objet de notre amour. Mais ce soir, avec l’aide d’un collègue qui connait tous les trucs, j’ai triomphé!

Mais Détracteur, comment as-tu pu réussir un tel exploit?” me demanderez-vous… “As-tu été contacté par l’Au Delà? Puises-tu tes pouvoirs d’une brèche menant à une autre dimension?

Que nenni! Sachez, amis, que j’ai passé par l’estomac de ma douce moitié afin de l’atteindre droit au coeur. Grâce à qui? Grâce à quoi?

Grâce à un pot de YOGOURT!

Oui du yogourt. Du yaourt, pour nos amis d’outre-mer. Nul besoin de magie ou autres diableries. Seulement quelques ingrédients se trouvant à peu près dans toutes les cuisines, ainsi que cette valeureuse recette… Voici comment vous y prendre…

  1. Implanter le mystère
    Demandez à votre amoureux(se) de bien vouloir se procurer un petit pot de yogourt de sa sorte préférée. Pas un gros pot là, non non. Un petit pot individuel, que l’on peut manger comme dessert lors d’un pique-nique, ou sur l’heure du repas au boulot. Vous lui dites de ne pas le manger, et de l’entreposer dans le réfrigérateur
  2. Créer une diversion
    Profitez d’un appel téléphonique de votre être cher pour vous glisser en douce dans la cuisine. Si il/elle en a pour 10 minutes, vous pourrez tout faire! Vous pouvez donc appeler beau-papa, belle-maman, ou meilleure-amie-de-votre-amour pour lui demander de rappeler pour l’occuper
  3. Préparer la recette en cachette
    C’est la partie la plus simple… vous videz votre pot de yogourt dans un bol à mélanger. Ne jetez pas le contenant, lavez-le, il vous servira pour mesurer tous les ingrédients de la recette… pas de vaisselle, pas de gaspillage d’eau! Faites réchauffer le four à 400 degrés F (ou 220 degrés C) avant de préparer le mélange… Au yogourt, vous ajoutez :

    • 2 contenants de sucre
    • 2 contenants de farine
    • 3 oeufs pas pourris
    • 1/2 contenant d’huile quelconque
    • un peu de levure (pas nécessaire si vous utilisez de la farine à pâtisserie… elle est déjà incluse)
    • un soupçon de vanille

    Mélangez le tout jusqu’à ce que ça donne une boue uniforme, sans grumeaux. Il ne vous reste qu’à graisser ou beurrer un petit moule à gâteau, verser la mixture dedans, et balancer ça dans le four. Mettez la minuterie à 30 minutes.

  4. Faites l’innocent
    Rejoignez votre moitié dans le salon, et lorsque ça commence à sentir bon, faites comme si vous ne compreniez pas de quoi il/elle parle. Dites-lui que les voisins sont sans doute en train de faire de la popote, et que ça vous emmerde, vous, de cuisiner.
  5. La surprise
    Quand la minuterie sonne enfin, allez chercher le gâteau, et mettez-lui sous le nez. Impressionné, votre amour vous sera éternellement reconnaissant, et vous serez dans l’obligation de faire les desserts pour le restant de votre vie.

Voilà… ils vécurent heureux et mangèrent le gâteau…