Archive pour "De Kestre?"

De Kestre? Les radios qui font pin-pon

Dans le câdre de la série « De kestre? » des trucs que je n’arrive pas à comprendre, voici une petite anecdote pas vraiment drôle que mon père m’a une fois raconté.

Cela doit faire environ 15 ans, nous étions en voyage en voiture, et roulions en pleine campagne. Mon paternel raconte alors une histoire qui aurait fait les manchettes à une certaine époque.

Un homme conduisait sa voiture en campagne, sur une route à 70 ou 90km/h. Il arrive à vue d’un passage à niveau. La voie est libre, les lumières sont éteintes, les barrières sont levées. Il ne ralentit même pas.

Une fois presqu’arrivé à la hauteur de la voie ferrée, il entend soudainement un sifflement de locomotive. Sans hésiter, il grimpa debout sur la pédale de freins. Il freina à temps, mais la voiture qui le suivait a eue moins de chance. Une incroyable collision eut lieu. Le conducteur de la première voiture n’a rien eu sinon la frousse de sa vie.

Les deux occupants du second véhicule, cependant, y ont laissé leur peau.

Et aucun train n’est jamais passé. Pourquoi? Parce que le sifflement du train provenait d’une publicité à la radio.

Anecdotique autant que tragique n’est-ce pas? Pourtant, ce genre de choses, beaucoup moins mortelles mais qui ont la même origine me sont souvent arrivées.

Je suis un abonné du 98.5 FM, lorsque je roule à voiture, surtout si c’est pour aller au travail. Il m’est arrivé deux ou trois fois d’entendre des effets sonores de sirènes d’ambulance ou de voiture de police. Au moins 2 fois. Et les deux fois, j’avais commencé à me tasser sur le bord de la route, en bon citoyen responsable, tout en cherchant d’où provenaient les sirènes. Si je suis le seul à entendre et à chercher les sirènes sur une route achalandée, est-ce qu’on peut convenir que c’est FUCKING DANGEREUX?

Je vous écrit ceci aujourd’hui parce que ça m’est encore arrivé vendredi dernier. Alors qu’on passait à la radio une publicité, je crois, d’une exposition sur l’histoire des taxis de New-York. Tout ce qu’on entend à part le narrateur, ce sont des bruits de klaxon. J’ai cherché quelques secondes dans mon rétroviseur avant de comprendre le phénomène. Il n’est rien arrivé, mais j’ai été déconcentré pendant une ou deux secondes, et l’on sait tous que c’est assez pour mettre des vies en danger.

J’aimerais donc rappeler aux stations de radio de bien vouloir FILTRER les publicités et les effets sonores qu’elles utilisent. Je l’ai déjà fait par courriel, on m’a répondu « Vous avez raison, on fera attention ».

Mon oeil.

De Kestre? – Les vautours de papier

Maintenant que je vais travailler uniquement en transport en commun, j’ai le temps de faire tout plein d’observations en me rendant au boulot.

Mon observation la plus marquante semble être un phénomène assez nouveau – en tout cas, je n’avais pas vu ça lors de mes dernières escapades matinales en métro.

Il s’agit de ces distributeurs de journaux gratuits dans les stations de métro. Ils semblent avoir adopté un comportement des plus carnassiers. Et je ne fais pas seulement référence au fait que Québécor distribue maintenant des copies du Journal de la honte Montréal gratuites dans les stations de métro.

Voyez le valeureux cri du vautour!

Entendez le valeureux cri du vautour!

En effet, non contents de lever un véritable barrage afin d’être certains de pouvoir brandir une copie de leur quotidien au visage de tout le monde, les distributeurs de journaux vont maintenant jusqu’à assaillir les autobus.

En sortant en métro, lorsqu’un autobus arrive, on en entend un crier « AUTOBUS!« , et les quatre ou cinq distributeurs de bonnes nouvelles se ruent sur le véhicule avant même que celui-ci ne s’arrête. Ils cognent aux fenêtres pour que les passagers les entrouvrent afin de distribuer des copies de leur quotidien à l’intérieur. Il y en a même qui demandent la permission au chauffeur pour laisser de grosses piles de journaux à l’entrée de l’autobus pour que les gens se servent.

Ma foi, ces gens sont-ils punis pour chaque exemplaire non distribué? Reçoivent-ils la bastonnade? Ou mieux, le supplice du grand knout?  Peut-être offre-t-on des gratteux ou autres loteries à ceux qui distribuent le plus de copies. Je ne vois pas d’autres explications… enfin, j’espère que c’est le cas. Moi, si j’avais à distribuer des journaux au contenu discutable, je resterais dans mon coin en tendant la main, en pensant à autre chose d’un air rêveur.

Je ne doute absolument pas de la bonne foi de ces personnes. Ce n’est pas tout le monde qui aurait le courage de faire ce travail été comme hiver, aux petites heures du matin, dans la neige et sous le gros soleil.

Mais Toujours est-il que la situation me rappelle des scènes de plusieurs vieux films chinois dans lesquels on voit un train (bien trop) bondé s’arrêter à une gare, et où des centaines de marchands se précipitent vers les fenêtres du train dans l’espoir de vendre quelques nouilles à des usagers. Ce qui me traumatise légèrement.

De Kestre? – De forts joyeux soldats

Bonjour à vous tous.

Bienvenue à la toute première édition des chroniques « De Kestre? ». Il s’agit simplement d’une chronique, sérieuse ou non, dans laquelle j’expliquerai ou énoncerai des faits inusités, ou des choses que j’ai entendues, mais que je ne comprends absolument pas.

Ce ne sont pas nécessairement des critiques, simplement des faits de tous les jours qui défient entièrement mes réflexions personnelles.

De forts joyeux soldats

Bâtiments de guerre et arc-en-ciel

Bâtiments de guerre et arc-en-ciel

Ce soir, aux nouvelles, ils ont parlé d’une manifestation d’un groupe d’homosexuels devant la maison blanche. Ces messieurs/dames voulaient protester contre le fait que la promesse d’Obama de permettre les homosexuels dans l’armée tardait à être tenue.

Comme vous le savez peut-être, je suis pour l’égalité des chances pour tous, et contre la discrimination positive. Cependant, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre cette revendication.

En effet, il me semble qu’il n’y a pas si longtemps, on entendait parler de femmes qui se faisaient maltraiter dans l’armée canadienne. Ça avait fait tout un scandale. Bon, ça date sans doute des années 90. Mais dans l’échelle de l’histoire humaine, c’est un cours laps de temps. Mais comme chacun le sait, les mœurs évoluent et nous sommes de nos jours plus « avancés » en matière d’homosexualité au Canada. Évidemment, il y aura toujours de exemples pour réfuter ce que je viens de dire. Mais en gros, je pense que ça passe bien.

Cependant, étant donné le contexte américain, j’ai peine à comprendre les motivations. Outre le fait que s’enrôler peut être une solution avantageuse (ça aussi c’est relatif, et discutable) pour une certaine tranche de la société, il ne faut pas oublier que l’armée est sans doute, à petite échelle, une représentation à peu près exacte de la société américaine. Bref, ce que je veux dire, c’est que l’armée contient probablement aussi des extrémistes, des fous de la religion, des « vrais patriotes », qui, malgré l’application d’une nouvelle loi, n’accepteront jamais la présence d’homosexuels dans leurs rangs.

Si j’applique mes principes, évidemment, tout le monde devrait pouvoir s’enrôler, sans aucun compromis ou discrimination. Mais si les homosexuels recherchent l’équité, ils ne doivent pas oublier leur droit à l’intégrité physique, qui est un principe fondamental. Pourquoi s’enrôler dans l’armée si on se doute qu’on risque de s’y faire casser la figure dès qu’on se retrouve dans un coin sombre? Quelqu’un peut-il réellement renoncer à son droit à l’intégrité physique? Surtout quand on sait que les soldats sont formés pour être solidaires… Ils le seront aussi dans la discrimination.

Avant le droit d’aller se battre pour son pays, devrait venir de droit de ne pas se faire casser la figure par ses compatriotes simplement parce qu’on est ce qu’on est. Malgré toute la bonne volonté de monsieur Obama (et de millions d’autres personnes) je crois que les voisins du sud sont très loin d’être prêts pour ce genre de changement drastique. Il leur faudra d’abord connaître leur propre révolution tranquille, où religion et capitalisme devront être fortement ébranlés…