Archive pour "De Kestre?"

Tradition VS Raison

Chaque fois que le temps des fêtes arrive, je regarde ce qui m’entoure et je me rend compte que la tradition prend souvent le dessus sur la raison.

Je ne parlerai pas ici de consumérisme, je parle plutôt de choix ou gestes que les gens font souvent normalement, mais qui comme par magie, ne s’applique pas pour le temps des fêtes. Ce doit être ça la magie de Noël.

Ce qui m’a fait cogiter ce billet, c’est trois choses : Le vendeur de sapins en caravane installé dans le stationnement du supermarché en face d’où je travaille, le vendeur de sapins en caravane installé à la place du marché saisonnier près de l’Université, et tous les autres vendeurs de sapins en caravane installés près de chez vous.

Ce qui me fait le plus rager, c’est qu’un sapin qui prend quoi, 10-12 ans pour pousser jusqu’à grandeur d’homme, finit sur le bord du chemin 2 semaines après avoir été acheté. Suis-je le seul que ça insulte?

Chez moi, depuis que je suis enfant, on a toujours eu un sapin artificiel. Pendant un bon 15 ans, ça été le sapin super cheap, avec les bouts métallique des branches de couleurs différentes pour savoir à quel hauteur les planter dans le « tronc », ce dernier étant personnifié par un bâton vert qui n’avait rien de naturel. Cependant, jamais ça ne nous a empêchés d’avoir un joyeux Noël.

Ma grand-mère a toujours eu un sapin naturel (ou encore un pin, ou une épinette, du moment que c’était dans ce genre là). Mon grand-père, avant son décès, allait le couper sur ses propres terres. D’ailleurs, je me rappelle que l’arbre en question faisait toujours pas mal pitié, les guirlandes et boules de Noël faisant plier ses branches, qui finissaient inmanquablement par se foutre devant la télévision, à notre plus grand désarrois.

Mais c’était SON sapin qui avait poussé sur SES terres. Mais on est encore loin des centaines de milliers de sapins qui poussent sans doute dans des pépinières, et dont le funèbre destin ne se limite qu’à décorer un salon pour une durée d’un mois. Ça ne rend pas la chose plus rationnelle ou respectable, mais au moins, mon grand-père, en allant le couper lui-même, avait conscience que l’arbre était vivant : il l’avait vu pousser… ce qui n’est sans doute pas le cas de telle ou telle famille de Brossard ou Laval, pour qui le sapin est un bien de consommation.

Pour moi, rien de tout cela n’est un dilemme : voir qu’on coupe un sapin pour faire beau 2 semaines de temps.

Si on me donnait le choix, j’aurais sans doute bien mieux à faire de ces sapins, et ça commencerait sans doute par reverdir un peu certaines parties de certaines villes. Je ne sais pas combien coûte un sapin de Noël dans un parking de centre d’achats, mais je met au défi tous les dirigeants municipaux d’en acheter des colonies complètes, au même prix coutant, AVANT qu’ils soient coupés, et de les planter à quelque part de pertinent.

Enfin bref, tout ça me rappelle les chasseurs qui ne font que dépecer leur proie et laissent la carcasse là. Tant qu’à acheter un vrai sapin à Noël, ayez au moins le respect de vous réchauffer avec son bois plutôt que le mettre sur le bord du chemin.

De Kestre? Les radios qui font pin-pon

Dans le câdre de la série « De kestre? » des trucs que je n’arrive pas à comprendre, voici une petite anecdote pas vraiment drôle que mon père m’a une fois raconté.

Cela doit faire environ 15 ans, nous étions en voyage en voiture, et roulions en pleine campagne. Mon paternel raconte alors une histoire qui aurait fait les manchettes à une certaine époque.

Un homme conduisait sa voiture en campagne, sur une route à 70 ou 90km/h. Il arrive à vue d’un passage à niveau. La voie est libre, les lumières sont éteintes, les barrières sont levées. Il ne ralentit même pas.

Une fois presqu’arrivé à la hauteur de la voie ferrée, il entend soudainement un sifflement de locomotive. Sans hésiter, il grimpa debout sur la pédale de freins. Il freina à temps, mais la voiture qui le suivait a eue moins de chance. Une incroyable collision eut lieu. Le conducteur de la première voiture n’a rien eu sinon la frousse de sa vie.

Les deux occupants du second véhicule, cependant, y ont laissé leur peau.

Et aucun train n’est jamais passé. Pourquoi? Parce que le sifflement du train provenait d’une publicité à la radio.

Anecdotique autant que tragique n’est-ce pas? Pourtant, ce genre de choses, beaucoup moins mortelles mais qui ont la même origine me sont souvent arrivées.

Je suis un abonné du 98.5 FM, lorsque je roule à voiture, surtout si c’est pour aller au travail. Il m’est arrivé deux ou trois fois d’entendre des effets sonores de sirènes d’ambulance ou de voiture de police. Au moins 2 fois. Et les deux fois, j’avais commencé à me tasser sur le bord de la route, en bon citoyen responsable, tout en cherchant d’où provenaient les sirènes. Si je suis le seul à entendre et à chercher les sirènes sur une route achalandée, est-ce qu’on peut convenir que c’est FUCKING DANGEREUX?

Je vous écrit ceci aujourd’hui parce que ça m’est encore arrivé vendredi dernier. Alors qu’on passait à la radio une publicité, je crois, d’une exposition sur l’histoire des taxis de New-York. Tout ce qu’on entend à part le narrateur, ce sont des bruits de klaxon. J’ai cherché quelques secondes dans mon rétroviseur avant de comprendre le phénomène. Il n’est rien arrivé, mais j’ai été déconcentré pendant une ou deux secondes, et l’on sait tous que c’est assez pour mettre des vies en danger.

J’aimerais donc rappeler aux stations de radio de bien vouloir FILTRER les publicités et les effets sonores qu’elles utilisent. Je l’ai déjà fait par courriel, on m’a répondu « Vous avez raison, on fera attention ».

Mon oeil.

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