Archives pour la catégorie Littérature

août 26 2008

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Le Détracteur Constructif

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson

Catégorisé sous Littérature

Millénium 1Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Il y a longtemps que je n’ai pas fait la critique d’un roman, et comme j’ai de la difficulté à revenir de mes vacances et que je n’ai pas trop de bon sujet à me mettre sous la dent, allons-y pour une critique de roman policier/suspense!

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est le premier livre de la série “Millénium” qui contient 3 romans. Il parait que tout le monde est en train de lire ça. Je ne l’aurais pas su si Noisette ne me l’avait pas dit. Mais je l’ai lu, et j’ai compris pourquoi tout le monde était en train de lire cette série.

La série a été écrite par l’auteur suédois Stieg Larsson. Triste succès pour ce monsieur, il est décédé peu de temps après avoir remis ses manuscrits à son éditeur. Il n’aura jamais connu cette gloire et cette satisfaction de voir son œuvre traduite dans plusieurs langues. Notez que le titre original de ce roman est “Män som hatar kvinnor” (littéralement : “Les hommes qui détestent les femmes“).

Étant donné les origines de l’auteur, toute l’action se passe en Suède. Comme j’aime bien déjà tout ce qui se rapporte à la Suède, j’ai bien aimé le fait que plusieurs termes, comme les noms de rues, de villes et de magasines, aient été laissés en suédois. Ça peut paraître un peu difficile à la lecture pour ceux qui ne sont pas habitués à la syntaxe scandinave, mais heureusement, cela n’enlève rien à la compréhension. Il s’agit simplement de retenir que Lundagatan est une rue, que Södertälje est une ville et ainsi de suite… peu importe si l’on maîtrise ou pas la prononciation du suédois.

Synopsys:

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est l’histoire d’un journaliste de Stockholm, Mikael Blomkvist, qui après avoir connu quelques ratés, est sollicité par un vieux et riche propriétaire d’entreprise pour mener une enquête. Il doit reprendre le dossier qui fut classé par la police 37 ans plutôt, et tenter de résoudre la cause de la disparition d’une des proches du millionnaire. Dans son enquête, il est rejoint par une certaine Lisbeth Salander, crack de l’informatique et asociale à l’extrême. En enquêtant ensemble ils réveilleront de vieilles craintes dans le village de Hedeby, alors que les responsables toujours inconnus de la disparition de la jeune femme font surface à nouveau et tentent de les arrêter à tout prix.

Critique:

C’est un peu long avant d’embarquer dans l’histoire, mais une fois que c’est fait, ça coule comme une rivière. L’histoire est entrecoupée de plusieurs chapitres car elle se joue sur plusieurs plans… L’acteur décrit les activités de Blomkvist, de Salander, de certains suspects, de certains enquêteurs de police. Ces petits chapitres durent entre 1 et 4 pages environ, et la plupart du temps, se terminent en nous laissant sur un suspense, ou sur un indice… Bref, le roman nous tient en haleine dès l’enquête commencée. Après ça, impossible de s’arrêter…

Il semble que la qualité de la traduction en français de “Millénium” ait été beaucoup critiquée. Personnellement, je n’ai pas remarqué les fautes ou les syntaxes étranges. Peut-être étais-je trop absorbé par l’histoire, ou peut-être cela a-t-il été corrigé dans cette édition.

Donc, je pourrais résumer en disant que “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est un suspense qui vous laisse hors d’haleine, et est très rafraichissant au niveau de la toponymie et des noms des personnages. Ceux qui aiment les enquêtes du genre casse-tête, vous adorerez suivre les coups de flair de Mikael Blomkvist à travers toute la Suède, et vous ne pourrez vous empêcher d’admirer le cran (et le culot) de Lisbeth Salander.

PS: J’ai presque terminé la suite de ce roman intitulé “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette“, et je ne suis franchement pas déçu, bien au contraire.

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juil 24 2008

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Un gros cave souhaite la mort de Mike Ward

Je ne serais certainement pas le premier à diffuser cette vidéo, mais je pense que ça vaut la peine.

Il s’agit d’un vidéo que l’excellent Jean-François Mercier, alias Le Gros Cave, a fait pour supporter Mike Ward à travers la récente controverse entourant la blague qui n’était pas sur Cédrika Provencher.

C’est très drôle, et évidemment débordant de sarcasme et d’ironie, car en fait, il fait semblant de dénoncer Mike Ward, et de s’excuser à sa place. Mais il y a quand même des caves (des vrais) pour le prendre au premier degré… Misère!

Amusez-vous! Spécialement au passage où il parle de Claude Poirier :)

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mai 28 2008

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C’était bien lui, Pierre Bourgault…

Caricature de Bourgault, par GarnottePas le jeune Pierre Bourgault. Le vieux, qu’on entendait à la radio. Le vieux malcommode, l’excentrique, celui qui racontait. C’était bien lui, en vapeur et en rêve.

Je me suis réveillé plusieurs fois, en me disant “Voir que je rêve à Pierre Bourgault”, pour ensuite me rendormir et reprendre le rêve où il en était rendu. Je ne me souviens pas ce qu’il faisait dans ce rêve. Il parlait, il avait l’air heureux. Il était à peu près comme je me le suis toujours imaginé.

Car je n’ai connu Bourgault qu’après sa mort…

C’est donc un rêve qui m’a décidé à vous parler de ce personnage un peu mythique qui siège, invaincu à jamais, à la tête de mon palmarès personnel de héros. Il y en a beaucoup trop à dire pour un seul billet, mais je crois que je couvrirai en général ce que je préfère. Pour ceux qui ne le connaissent pas, prenez votre temps, il faut s’en délecter. Pour ceux qui le connaissent déjà, faites-vous plaisir!

Table des matières :

PS: Prière de me pardonner pour ma paresse et certaines de mes sources. Je me trouve déjà passionné de faire un billet aussi complet sur la question, je n’ai pas l’énergie de tout rédiger par moi même. Notez que je fais ce billet en premier lieu pour moi. Mais je vous aime!

Qui était Pierre Bourgault?

(source: Wikipedia)

Pierre Bourgault est né à East Angus, une petite ville située à l’est de Sherbrooke, en Estrie. Dès 1960, il se positionne en défenseur du peuple, dénonçant les injustices, plaidant contre la peine de mort et prônant l’indépendance du Québec. En 1964, alors que le Québec est en plein cœur de la Révolution tranquille, à seulement 30 ans, il devient le président du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN).

En 1968, le parti est dissout et il invite ses membres à joindre les rangs du Mouvement Souveraineté-Association (MSA), dirigé par René Lévesque et qui constituait un parti plus modéré. Plus tard, le MSA fusionne avec un autre parti nationaliste, le Ralliement national, et devient le Parti québécois. Avec le recul, Bourgault a déclaré que le sabordage du RIN fut la plus grande erreur de sa vie. Malgré des convictions politiques similaires, il a de nombreuses divergences d’opinions avec René Lévesque et quitte le Parti québécois en 1981.

Durant les années 1970, il a été journaliste à l’édition française du magazine MacLeans, où il couvre l’effervescence culturelle de l’époque. Il participe activement à cette mouvance et signant un des hymnes du rock québécois de l’époque, Entr’ deux joints, popularisé par Robert Charlebois.

De 1976 à 2000, Bourgault a également été professeur au département de communications de l’Université du Québec à Montréal, où il enseigne à plusieurs générations de futurs communicateurs, dont le cinéaste Jean-Claude Lauzon, la journaliste Sophie-Andrée Blondin, le chroniqueur Nicolas Langelier, la journaliste et animatrice Josée DiStasio et l’acteur humoriste Guy A. Lepage. Au cours des années 1990, il est chroniqueur pour Le Journal de Montréal et participe à de nombreuses émissions de télévision et de radio, dont Indicatif présent, où il a tenu une chronique quotidienne jusqu’à sa mort.

Paradoxalement, il a reçu des funérailles laïques à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Photos de Pierre Bourgault

Voici un amoncellement de photos de Pierre Bourgault, que j’ai trouvées un peu partout sur le net, dont plusieurs sur Cyberpresse.

Pierre BourgaultPierre BourgaultPierre BourgaultPierre BourgaultPierre BourgaultPierre BourgaultPierre Bourgault

Pierre BourgaultPierre BourgaultPierre Bourgault

Citations de Pierre Bourgault

Une petite compilations de mes perles préférées.

Nous ne voulons plus être une province pas comme les autres. Nous voulons être un pays comme les autres.

Si, comme le croient plusieurs Canadiens, le Canada ne peut exister sans le Québec, alors il ne mérite tout simplement pas d’exister.

La parole est vaine pour les imbéciles. C’est pourquoi il ne faut pas leur en laisser le monopole. Il faut que l’intelligence parle mieux et plus haut que la stupidité, que le préjugé, que l’ignorance, que la bêtise. Elle n’est pas que plaisir. C’est aussi une arme dangereuse qu’il faut savoir maîtriser pour ne pas se laisser maîtriser par ceux qui la maîtrisent.

Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort. Or, quand on se refuse au départ l’effort de l’apprendre, on se condamne à parler avec effort toute sa vie.

La science se trompe souvent. La religion, toujours.

On aurait tort de vouloir réduire un désir naturel de liberté à une simple réaction de ressentiment.

Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l’imaginons.

Nous savons qu’il est difficile pour un individu d’assumer une vie adulte, de se sevrer de ses parents. Nous savons qu’il n’en va pas autrement pour les nations et qu’il nous serait beaucoup plus facile de rester dans la Confédération que d’assumer l’indépendance du Québec.

Nous avons dit et répété que l’indépendance n’était pas une récompense pour les peuples parfaits : elle vient au début de la libération des peuples elle n’en est pas le couronnement.

Il est parfaitement naturel que les anglais, en grand nombre, luttent contre l’accession du Québec à l’indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux, qu’ils le fassent tous.

Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme “canadian” de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada.

J’ai souvent passé pour un extrémiste parce qu’on croyait que l’indépendance était une solution extrémiste. C’est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d’extrémistes ceux qui parlent de l’indépendance.

Pour moi, 60 à 65 pour cent représente un vote démocratique, 80 pour cent un vote xénophobe et 97 pour cent… c’est un vote carrément raciste. (Sur le vote anglophone qui aurait été de 97 pour cent pour le Non selon un sondage)

Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu’un que nulle part avec tout le monde.

Vidéos de Pierre Bourgault

Pierre Bourgault parle du “Vivre le Québec Libre” de De Gaulle

Bourgault et la souveraineté

Bourgault parle du référendum de 1980

Message de Bourgault sur les allégeances politiques

Chroniques radio de Pierre Bourgault

Dans ses dernières années, Pierre Bourgault est chroniqueur à la défunte émission Indicatif Présent animée par Marie-France Bazzo. C’est l’un des premiers endroits et j’ai appris à le connaître, sauf dans les livres. Voici des liens vers mes chroniques de Bourgault préférées :

  • La Reine
    La reine Elizabeth II se trouve en visite au Canada. Pierre Bourgault raconte ses belles histoires avec la famille royale britannique.
  • La journée nationale des patriotes
    Nous avons eu la journée de la reine, la journée de Dollar mais les Patriotes ont eu un rôle extrêmement important au Québec.
  • Les détecteurs de mensonges
    Ancien participant de l’émission Les détecteurs de mensonge, Pierre Bourgault raconte les circonstances de rencontres célèbres.
  • L’anglais
    Le nouveau ministre de l’éducation veut que l’anglais soit enseigné en première année du primaire. Pierre Bourgault s’y oppose.
  • Le Plagiat
    Le plagiat est à l’honneur ces temps-ci. Pierre Bourgault avoue avoir plagié lui aussi…
  • Les modèles
    Pierre Bourgault ne croit pas aux modèles, surtout ceux qui se réfèrent aux groupes d’appartenances. En apprenant à connaître les modèles, ils nous déçoivent parfois.
  • L’immigration
    Pierre Bourgault s’insurge des imprécisions concernant l’immigration et tous ses qualificatifs.
  • Le système métrique
    Adopté par le Canada et les États-Unis il y a déjà trente ans, le système métrique fait encore des vagues. Au Canada anglais et aux États-Unis, la résistance envers son implantation vit encore.
  • Le kangourou
    Faisant suite aux aventures d’Edgar, le cochon du Plateau Mont-Royal, Pierre Bourgault raconte l’histoire de Max, son kangourou. En effet, il s’était acheté un kangourou il y a 30 ans.

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avr 15 2008

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Le Projet Babel raconte l’origine des mots

Pour ceux qui, comme moi, aiment bien l’étymologie, j’ai trouvé ce matin un site très intéressant : Le Projet Babel. Sur ce site, il y a une section Le mot du jour et chacun de ces mots comporte son historique et son origine.Par exemple, saviez-vous que le mot français «calembour» se rapporte à l’histoire de la France?

En voici l’explication donnée :

Sous l’ancien régime, le comte de Kalhenbourg fut envoyé d’Allemagne comme ambassadeur à Paris. Ce diplomate parlait notre langue avec un fort accent tudesque et se faisait difficilement comprendre de ses interlocuteurs. Ceux ci, en hommes courtois, se refusaient par politesse de le faire répéter et interprétaient librement ses propos…

Il en résultat d’involontaires jeux de mots qui devinrent les calembours.

Les origines de centaines de mots provenant de plusieurs langues sont ici racontés. J’adore et je m’en régale!

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avr 14 2008

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Farador: Par les geeks, pour les geeks

Je dois vous admettre que je suis un peu geek. Pas dans l’extrême. Par exemple, je ne passe pas des nuits à jouer à War of Warcraft, je ne lis pas de romans bizarres genre «Dune» écrits par des auteurs que personne ne connait, je ne me déguise pas pour faire la file devant un cinéma… etc.Mais j’aime bien la série de jeux vidéos Final Fantasy. J’ai déjà joué quelques parties de Donjon et Dragons, j’ai bien aimé La Guerre des Étoiles. Et pour toutes ces raisons, je considère que je peux tout à fait comprendre et rire de l’humour geek.

C’est pourquoi je vous présente ici une vidéo intitulée Farador de la bande Tom et ses chums (en deux parties cependant, désolé…) qui m’a franchement beaucoup fait rire. Ceux qui ont ne serait-ce qu’une légère connaissance de La Guerre des Étoiles et des jeux de rôle pourront comprendre toutes les allusions. Les autres? Vous allez rire quand même… et peut-être comprendrez-vous un peu ce qui se passe dans la tête de certains!

Suite à cela, vous pouvez visionner d’autres vidéos de Tom et ses chums sur ce blogue officiel.

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