Archive pour "Musique"

Jusqu’à ce que la lumière nous prenne

L'affiche du documentaire "Until the light takes us"

L'affiche du documentaire "Until the light takes us"

En tant que métalleux, j’avais adoré le documentaire du vancouverois Sam Dunn « Heavy Metal : A Headbanger’s Journey« .

Ce film tentait de retracer les origines du Heavy Metal, d’expliquer le pourquoi du comment, en plus de démystifier les préjugés qui s’appliquent souvent à ce genre de musique.

Lors de l’effroyable tuerie du Collège Dawson, les médias ont eu le malheur d’apprendre que Kimveer Gill aimait bien le groupe Megadeth, et on s’est donc empêché de faire des entrevues avec des métalleux, des groupes métal, des propriétaires de magasin de disques spécialisés dans le métal. Tous, bien sur, on dénoncé la tuerie et se sont complètement dissocié de ce phénomène. Dans la plupart des entrevues, on entendait dire « Si vous voulez en apprendre plus sur le métal, regardez le documentaire Heavy Metal : A Headbanger’s Journey« . C’est maintenant une référence.

Le documentaire de Sam Dunn traitait surtout du métal en général. Spécialement des groupes qui ont popularisé le genre, et des adeptes qui ont depuis toujours aimé ce genre musical. Cependant, certains genres de métal ont des spécifités assez uniques.

Le Black Metal, par exemple, dont je ne connais pas l’histoire en profondeur, a fait parler pendant les années 90 en Norvège, lorsqu’une série d’incendies et de meurtres ont été perpétrés par des membres de groupes Black Metal.

Ceci a sans doute contribué à étendre le préjugé négatif sur l’ensemble du heavy métal. Mais jusqu’ici, je n’avais jamais entendu parler d’archives visuelles ou de recherches qui soient facilement accessibles à l’ensemble de la population.

Le documentaire « Until the Light Takes Us » qui sortira sur un nombre vraiment très restreint d’écrans en décembre prochain traitera justement du phénomène Black Métal en Norvège.

À ce que j’ai pu voir et entendre, nous y verrons ce qui s’est vraiment passé dans les années 90. L’auteur a été jusqu’à interviewer Varg Vikernes, un fou furieux que l’on croit responsable de la destruction de plusieurs églises en Norvège, mais qui fut également incarcéré pour le meurtre de Øystein Aarseth, ancien membre du groupe Mayhem, décédé à la suite des 33 coups de couteaux qu’il a reçus. Vikernes purgeait une peine qui aurait du durer 21 ans (la plus sévère de Norvège), mais il a été libéré le 24 mai dernier.

Tout cela risque d’être fort intéressant pour ceux qui s’intéressent au métal ou à l’histoire de la musique. J’espère simplement qu’il ne s’agit pas trop d’une moyen de propagande, mais d’un documentaire aux idéaux plus pédagogiques. Voici la bande-annonce du documentaire :

Image de prévisualisation YouTube

Remarque intéressante : le titre « Until the light takes us » est la traduction anglaise du titre de la chanson « Hvis lyset tar oss » de Burzum, le projet de Varg Vikernes.

La belle et la bête dans un même corps… et dans mes oreilles

Le groupe The Agonist

Le groupe The Agonist

Lorsqu’on aborde le thème de la musique, je dois dire que je suis assez difficilement impressionnable. Cependant, j’adore être impressionné.

Lorsqu’un groupe réussit à m’impressionner, je tombe immédiatement sous le charme et j’ai des lubies assez intenses qui font que je vais écouter l’oeuvre de ce groupe jusqu’à satiété musicale. Ou jusqu’à ce que j’aie une période vide de toute envie mélodique, comme j’en vis assez souvent.

En fait, je pense que je deviens de plus en plus difficile (sans nécessairement devenir fermé, peu importe ce qu’en pense Noisette héhé) et très peu de groupes réussissent à m’impressionner depuis un an ou deux.

Cependant, il y a des exceptions, et c’est de l’une d’elles dont il est question dans ce billet.

À une certaine époque, disons il y a 5 ou 6 ans, je tombais automatiquement sous le charme de tout groupe métal dont le chant était confié à une femme. Ça a commencé avec Nightwish, et ça s’est étendu comme une tache d’encre sur une feuille de papier blanc. J’ai pas mal écouté tous les groupes du genre (sauf Evanescence).

Mais à un certain moment donné, je sentais que je m’éloignais. Je sentais aussi que j’en avais assez d’entendre chanter des chattes en chaleur. Je voulais que ce soit brutal, épique. Et j’en suis revenu à seulement aimer ce qui m’impressionne.

Depuis quelques mois, je n’écoute pratiquement rien. Pas envie. Seulement, lorsque je veux écouter quelque chose pour bien partir une journée ou encore pour me motiver, j’écoute The Agonist.

The Agonist

The Agonist, c’est un groupe de Montréal. Au chant, on y retrouve une femme : Alissa White-Gluz. Elle surprend par son style très coloré qui m’interpelle sans retenue (j’adore les cheveux aux couleurs flamboyantes, ainsi que le perçage corporel pas trop exagéré). Mais j’accroche complètement à son style de chant, qui peut être aussi bien clair que guttural à souhaits.

The Agonist est l’une des exceptions qui confirme la règle (les autres étant Angela Gossow de Arch Enemy, et Masha Arhipova du groupe russe Arkona, à mon avis) : les filles dans le métal, ça peut graffigner et défigurer autant que les hommes. Vive l’équité dans la musique.

Je n’ai pas la prétention que cela vous impressionnera à coup sûr. Peut-être même serez vous repoussé par cette musique. Moi, ça m’électrocute à chaque occasion… et là il faudrait bien que je réussisse à trouver cet album, j’veux entendre les autres chansons!

The Agonist – Thank You Pain Image de prévisualisation YouTube

The Agonist – And Their Eulogies Sang Me to Sleep Image de prévisualisation YouTube

The Agonist – Business Suits And Combat Boots Image de prévisualisation YouTube

Récit d’un week-end 101% métal

Affiche officiel de l'événement

Affiche officielle de l'événement

C’est en fin de semaine dernière qu’avait lieu la 2ème édition du Camping Métal Francophone, présenté par la Coalition 101% Métal du Québec. Ce joyeux festin de bière, musique et rencontres prenait place dans la petite, profonde mais combien accueillante municipalité de St-Calixte, dans les Laurentides.

Côté musique

Le Camping Métal Francophone est un excellent endroit pour découvrir des petits groupes, et aussi pour voir quelques groupes un peu plus connus. Pour ma part, en plus de Mononc’ Serge & Anonymus, Urban Aliens, Outrage et Kintra je ne connaissais presqu’aucun groupe, sauf exception, il m’arrivait de les connaître que de nom.

Mais j’ai fait de très jolies découvertes. J’ai bien aimé Castigare, le tout premier groupe à offrir une prestation, le vendredi soir. Le samedi, je suis littéralement tombé amoureux d’Insurrection, groupe dont deux membres (et la copine d’un de ceux-là) m’ont accordé une discussion fort intéressante. Je me suis procuré l’album de chacun de ces groupes.

Il y a également un groupe de jeunes prodiges, parait-il, qui ont vraiment impressionné la foule. Il s’agit de Tribunal, que je n’ai malheureusement pas pu voir sur scène, pour des raisons que j’expliquerai plus tard. J’ai même entendu des musiciens dire « Si j’étais gérant et que les petits gars de Tribunal étaient tous majeurs, je les signerais tout de suite. »

Aussi, bien qu’ils n’aient pas joué sur scène, plusieurs des membres du groupe Voïvod étaient présents sur le site, et bien déterminés à s’amuser avec tout le monde.

Côté culture

Nous étions 7 ou 8 à avoir loué un chalet, ou disons plutôt une maison de campagne. Très grand (2 étages), très joli, mais tout sauf relaxant. En effet, des dizaines musiciens et connaissances sont venus faire leur tour dans le chalet, ou dans la piscine. Trois de ces personnes étaient originaires de Calgary. C’était trois filles qui préparaient un documentaire sur le Heavy Metal au Canada, et qui ont tout simplement commencé par visiter la scène locale du Québec.

À ce que j’ai entendu dire, elles n’avaient aucune idée d’une telle présence de groupes métal francophones au Québec. Elles croyaient simplement que tous les groupes chantaient en anglais. Elles ont été très bien reçues, et ont pu procéder à plusieurs entrevues avec les musiciens qui étaient présents sur place.

Côté merde

De mon côté, la merde qui s’impose depuis le début de 2009 ne s’est pas trop estompée. En allant faire une commande d’épicerie à St-Lin-Laurentides, à 20 minutes de St-Calixte, je n’ai pas pu éviter de rouler sur une planche de type 2×4 qui trainait sur la route. Résultat : deux crevaisons du côté droit. Seulement, évidemment, je n’avais qu’une seul roue de secours. Heureusement, j’ai pu gonfler le second pneu à une station service tout près, et j’ai trouvé un petit garage qui était ouvert et qui m’a réparé ça pour 50$. C’est pour cette raison que j’ai manqué tous les groupes qui jouaient en après-midi.

Une fois revenu à Montréal, ce matin, la première chose que j’ai pu remarquer, c’est qu’une des rustine n’a pas tenu. Re-crevaison. Comme on dit en bon québécois : « Osti ch’tanné! ».

Les découvertes

Voici pour finir des vidéos d’Insurrection et Tribunal, deux groupes qu’on devra surveiller sur la scène locale. Ces clips ne proviennent pas, cependant, du camping métal. La qualité laisse à désirer, mais enfin… ;)

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Pour ou contre le Heavy Metal?

Ce soir, à la chaîne ART TV, sera diffusée une émission que je n’ai pas encore pris la peine de regarder : La culture, pour ou contre.

À ce que j’ai pu comprendre, il s’agit d’un débat humoristique et sans doute empreint de mauvaise foi, où deux « avocats » s’affrontent afin de faire valoir leur point de vue qui, je m’en doute, ne constitue pas nécessairement ce qu’ils pensent vraiment. Bref, c’est à savoir qui à les meilleurs arguments. Et le tout me semble ponctué de quelques prestations musicales.

Cette semaine donc, le sujet : Pour ou contre le Heavy Metal.

Voici la description officielle de l’émission :

Vincent Graton reçoit Daniel Mongrain, guitariste de Voïvod, Marc Vaillancourt, chanteur du groupe Les Ékorchés,  Anik Lemay et Patrice Coquereau afin de bousculer les préjugés sur le heavy metal.

Le monsieur derrière, lui, n'a même pas peur.

Le monsieur dans la foule n'a même pas peur.

À ce qu’on peut voir par les photos, monsieur Patrice Coquereau semble trembler face au corpse paint. Ça c’est très drôle. Et si je me fie à la courte publicité, Daniel Mongrain (également guitariste et chanteur de l’excellent groupe Martyr) offrira une performance guitaristique.

Donc, avis aux amateurs du genre, on rit de, et avec un peu de chance, on démystifie (mon oeil) le Heavy Metal ce soir à ART TV.

En reprise mercredi 11h, jeudi 19h30, dimanche 18h et mardi 7h

Chanson pour les gens atteints du catholicisme aigu

Didier SuperConnaissez-vous Didier Super?

Je ne l’ai découvert que ce matin. Il semble être un genre de Mononc’ Serge, avec un peu moins de virilité et un peu plus d’accent français ;)

Dans cette jolie chanson, Didier tourne au ridicule la plupart des moeurs / croyances / réalités des catholiques profonds et convaincus dont l’existance, avouons-le, nous pourrit la vie. C’est très, très drôle.

Maestro!

Image de prévisualisation YouTube

Le club des catholiques

Jesus Christ, un jour tu vas revenir
Est-ce que t’iras t’inscrire dans un club de catholiques?
Est-ce que tes gosses, ils iront chez les scouts?
Est-ce que toi aussi, tu voteras a droite?

Alleluia

Jésus Christ, toi qui t’y connais un peu
Est-ce que maintenant tu peux nous dire qui c’est le vrai Dieu?
Toi qui t’es tapé une pute, il y a quelques années
Est-ce que pour faire plaisir au pape t’es chiche d’y r’tourner sans capote?

Alleluia

Moi aussi j’aimerais devenir catholique
Moi aussi je veux détenir la vérité
Car quand on est convaincu qu’on a raison
On n’a plus besoin de se casser l’cul à réfléchir

C’est mieux d’être catholique le jour où on meurt
Car on va au paradis, au lieu d’aller nulle part
Mais pour aller au paradis faut faire des bonnes actions
Comme par exemple donner du pain à des sales clochards

Mais si t’es gentil avec les sales clochards
Juste pour avoir ta petite place au paradis
Bah Dieu il va trouver que t’es un peu hypocrite
Mais ça c’est dur de comprendre quand on est catholique

Alleluia Alleluia Alleluia Alleluia

Jésus Christ, un jour tu vas revenir
Est-ce que tu pourrais légaliser
Le mariage pour les curés
Histoire qu’ils laissent un peu les enfants tranquille