Archive pour "Tranche de vie"

Faits intéressants sur le Japon

En fin 2009, j’ai décidé que je retournerais aux études à temps partiel. Ce qui m’intéresse le plus, c’est la traduction. Et depuis 2 semaines, je suis un cours qui s’appelle « Introduction à la culture et à la langue japonaise » à l’UQAM.

J’ai pris ce cours pour me dérouiller et me remettre dans le bain des études. Il y a un moment que je ne suis pas allé à l’école, et je me suis dit que ce genre de cours, en plus d’être léger et intéressant, serait tout à fait adéquat pour une réintégration en douceur dans le milieu de l’éducation.

On dit souvent qu’en visitant le Japon, on a un incroyable choc culturel. Laissez-moi vous dire qu’en 2 cours, j’ai eu le temps de voir que je ne connaissais absolument rien du Japon. J’en ai appris autant en 6 heures que tout ce que j’ai pu lire / regarder sur ce pays. Et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé de vous faire une petite liste de faits intéressants que j’ai pris la peine de noter. Ce sont toutes des choses que je ne savais pas et qui m’ont un peu impressionné.

Je dois ajouter, cependant, que je me fie entièrement sur les informations de mon professeur, et que certaines informations seraient à vérifier. Notez que lorsque je commence un point par « traditionnellement », c’est parce que les choses ont changé ou sont en voie de changer depuis 2 décennies.

  • Le taux de cancer au Japon est 24 fois moindre qu’au Canada.
  • Le cancer du sein est plutôt rare chez les femmes du Japon.
  • Le faible taux de cancer serait dû, entre autres à l’alimentation (plus petites portions, fraicheur des aliments, faible teneur en gras, beaucoup de poisson, légumes et de thé vert)
  • Les Japonais font l’épicerie chaque soir pour s’assurer d’avoir des aliments frais.
  • Traditionnellement, les japonais ne parlent pas beaucoup. Le silence est une vertu. Vous remarquerez le nombre fréquent de points de suspension ( … ) dans les BD japonaises, par exemple.
  • Traditionnellement, l’homme silencieux était plus crédible qu’un homme volubile.
  • Les Japonais ont plusieurs niveaux de langage. Le langage de respect, le langage formel et le langage informel.
  • Avant d’appeler leur pays « Nihon », ils l’appelaient « Yamato » qui signifiait « La grande harmonie ».
  • Dans le but de ne pas briser cette harmonie, les japonais évitent de créer des conflits. C’est pourquoi ils adoptent souvent le langage nuancé.
  • Affirmer sans la moindre hésitation est trop direct pour les Japonais. Ils préfèrent laisser planer l’ambiguité. Par exemple, quelqu’un ne dira pas qu’il n’est pas d’accord, il dira plutôt « Je suis d’accord, mais… » sans rien ajouter. Ou encore, il gardera le silence. Cette ambiguité est indispensable pour maintenir l’harmonie dans la société.
  • Traditionnellement, la modestie et l’humilité sont des vertus au Japon. On doit se montrer modeste et il est mal vu qu’on exhibe son talent, son intelligente ou sa richesse. Un dicton dit « Le faucon intelligent cache ses griffes ».
  • Le langage de l’humilité disparait peu à peu depuis quelques décennies.
  • Les japonais ont tendance à refuser d’accepter un compliment. Ils insistent également que « ce n’est rien du tout » lorsqu’ils offrent un cadeau.
  • Au Japon, de nos jours, le niveau de scolarité prévaut sur la classe sociale.
  • Le groupe est plus important que l’individu, mais ça change avec le temps. Ils acceptent peu à peu l’individualité.
  • La plupart des compagnies garantissent un emploi à vie. Les mises à pied sont très rares au Japon.
  • Lors de la crise financière de 2009, Toyota a fait ses premières mises à pied importantes depuis 20 ans. Ils ont même continué à payer certains employés qu’ils ont mis à la porte.
  • Au Japon, c’est la compagnie qui donne la formation pour se spécialiser dans un emploi. Ils engagent les finissants des universités et les forment pour en faire des spécialistes.
  • Comme les emplois sont durables, le salaire dépend de notre ancienneté. Changer de compagnie n’est pas du tout avantageux.
  • On ne se présente jamais par sa spécialité, comme par exemple « Je suis ingénieur ». On se présente plutôt comme employé de la compagnie X. La compagnie est plus importante que notre profession.
  • Les syndicats sont présents mais ne font jamais rien contre le bon fonctionnement de la compagnie.
  • Les employés d’une entreprise préfèrent une baisse globale de leur salaire plutôt que laisser des gens perdre leur emploi.
  • La structure des entreprises est hiérarchiquement très verticale, mais les écarts de salaire entre les échelons sont petits.
  • Les employés sortent très souvent après le travail pour socialiser. Il n’est pas rare de ne presque pas voir sa famille un jour de semaine.
  • On éduque les enfants à être bien dociles et à respecter l’autorité. Il n’est donc pas rare de voir des crises d’adolescences assez violentes. D’ailleurs, plus les parents sont riches, meilleure est l’éducation de l’enfant, et plus docile il doit être. Il n’est pas rare de voir qu’un adolescent provenant d’une famille aisée ait des problèmes avec la justice, puisqu’il a refoulé tous ces sentiments pendant des années. La délinquance juvénile n’a à peu près rien à voir avec la pauvreté.

Voilà. Peut-être vous y connaissez-vous mieux que moi sur la culture japonaise; je vous invite donc à me corriger si j’ai fait des énoncés erronés ou faux. Il est possible que quelques uns de ces faits ne soient absolument plus d’actualité. Mais j’ose quand même espérer que mon professeur n’est pas trop à côté de la plaque !

Gestes impies de la pire espèce

Gestes impies et rites sacrés, cérémonies baroques en plusieurs tableaux

Cette semaine, Noisette m’appelle au bureau et me dit qu’elle a deux passes pour aller voir la pièce de théâtre « Gestes impies » de la troupe La Pire Espèce, à l’Espace Libre sur la rue Fullum à Montréal. Elle veut savoir si je veux l’y accompagner.

J’accepte. Malgré toutes mes mauvaises expériences au théâtre, j’accepte. Pourtant j’ai vu de bonnes pièces. Le Pillowman. La charge de l’orignal épormyable. La fête sauvage. J’ai bien aimé. Mais j’en garde de mauvais souvenirs. Comme des sièges inconfortables dès les 15 premières minutes. Un espace trop restreint pour les jambes. Plusieurs heures sans entracte. C’est le prix à payer pour être grand et large.

En nous rendant au théâtre, j’ai passé près de dire à Noisette que c’était la dernière chance que je me donnais. Que si cette expérience n’était pas meilleure, je devrais déclarer forfait et m’assumer une fois pour toute : Même si j’aime le théâtre, le théâtre ne m’aime pas et ce n’est pas pour moi.

Mais même le théâtre de fou change d’idée.

En arrivant devant l’Espace Libre, j’ai tout de suite eu un bon feeling. Une salle de théâtre toute moderne dans un quartier résidentiel, j’aime l’idée.

Ensuite, nous sommes entrés dans la salle même. Ce ne sont pas des sièges! Ce sont des bancs rembourrés sans séparation pouvant accueillir au moins 4 personnes. Je commence définitivement à aimer cet endroit. Et on a de la place pour les jambes/pieds!

Puis… la pièce commence.

Je fus complètement foudroyé. Un maëlstrom d’originalité. Une véritable tempête visuelle à la fois drôle, burlesque, voir grotesque. Un univers imaginaire où tout le monde est le bienvenu. Voyez-vous, j’ai déjà complètement débarqué d’une pièce parce qu’on ne voyait pas où tout cela s’en allait. Dans « Gestes impies »‘ pas besoin de savoir, pas besoin de comprendre. Il faut juste se dire que c’est dans notre tête. Un véritable rêve.

J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Cette troupe est définitivement ce que j’ai vu de plus créatif au théâtre jusqu’à maintenant, même si je ne m’y connais pas trop. Ce fut pour ma plus belle soirée de théâtre jusqu’ici.

Dans La Pire Espèce, les comédiens sont excellents. Beaucoup de rôles muets parlent plus que les rôles à texte. Les textes sont solides. L’humour est constant et innovateur. Des dizaines de costumes, des centaines d’accessoires qui nous prennent au dépourvu. Des personnages vraiment touchants et effrayants. J’en suis encore tout retourné.

Si vous n’êtes jamais allé au théâtre, ou si, comme moi, vous vous y connaissez peu, ou que vous désirez vous réconcilier avec cet art, je vous en conjure, cette pièce est un incontournable. Pour les amoureux du théâtre, vous y trouverez tout ce que vous aimez.

Un point négatif? Heum.. comme il n’y avait pas d’entracte, j’aurais bien pris 1h30 plutôt que 1h50… mes fesses commençaient quand même à être endolories.

PS : Je n’ai pas été payé pour écrire cette critique.

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La tourtière, Noël, le petit Jésus et la surconsommation

Il n’y a de ça même pas 10 minutes, j’étais au petit restaurant au rez-de-chaussée de l’immeuble où je travaille. Je commandais le spécial du jour, soit une pointe de tourtière accompagnée de purée de pommes de terre et de légumes. (Une tourtière faite maison par un anglophone d’origine grèque qui parle français, dont l’assistant est éthiopien anglophone qui se démèle pour apprendre le français. Vraisemblablement la tourtière la plus multiculturelle à laquelle j’ai goûtée, et qui était parfaitement délicieuse).

Tout à coup, j’entends à ma gauche une voix étrange, je ne suis pas certain si c’est une voix d’homme ou de femme. Ce dont je suis certain, c’est que c’est en anglais, et que ça parle sur un ton moralisateur. Je me retourne, c’est bien une femme. Elle pointe le caisser avec son verre de café de demande « You know what Christmas is about? »

Le caissier la regarde avec des points d’interrogation dans les yeux.

« You know what Christmas is about? It’s about Jesus, that’s what it’s about! I hope you knew that, and if not, don’t you forget it! »

À ce moment, j’ai émis un rire méprisant, du genre un peu reniflant qu’on fait en faisant semblant de s’étouffer, et je me suis retourné. La dame m’a regardé, sans doute avec un air de cerveau lavé mais contrarié, et est repartie.

D’abord, mes observations. La dame habitait clairement l’ouest de Montréal, probablement Westmount, si je me fie à son manteau de fourrure et à ses bijoux. En second lieu, le caissier avait répondu en français, et elle n’a pas daigné démontrer la moindre envie de continuer son petit discours dans cette langue. Bref, une possédante qui avait affaire au bureau du gouvernement qui siège dans l’immeuble.

J’ai un peu de difficulté à croire que cette femme n’ait pas eu accès à une éducation adéquate. Bien au contraire. Je me demande encore et toujours comment des gens qui ont fait des études peuvent à ce point ne rien remettre en doute. Et plus j’y pense, plus j’ai tendence à vouloir déclarer officiellement Westmount comme étant « bible belt » de Montréal.

Oh bien sûr, il y a des croyants partout au Québec. Mais ceux qui viennent vous parler de Jésus comme si vous étiez leur petit fils, sont étrangement souvent anglophones, avec un accent britannique.

Darwin FTW

Après qu’elle eut tourné les talons, je me suis demandé ce que j’aurais répondu si c’était à moi qu’elle avait posé la question. Ça m’a démangé de lui taper dessus avec un fémur de dinosaure, ne serait-ce que pour lui entrer dans la tête la théorie de l’évolution, mais n’ayant pas cet artéfact naturel sous la main, je crois que j’ai bien fait de m’abstenir. Noisette lui aurait sans doute répondu (en français) que Noël n’est rien d’autre que la fête de la surconsommation. Ce qu’on ne peut pas vraiment nier.

Je suis évidemment d’accord sur ce point. Mais je m’obstine encore et toujours a acheter un petit quelque chose pour mes proches, ne serait-ce parce que je sais pertinemment que les valeurs d’un athée ne sont pas très populaires à Noël, et aussi parce que malgré toutes mes hésitations, il me fait quand même plaisir de gâter mes proches, ce que je n’ai pas pu faire souvent dans les années précédentes (ni à Noël, ni à aucune autre occasion).

Même si j’ai surconsommé (j’achète rarement pour 200$ en moins de 2 jours comme je l’ai fait la semaine dernière, même si une partie allait dans des dépenses personnelles), j’imagine que je me plais à croire que ce ne fut pas pour rien. Ces trois cadeaux qui n’ont rien d’insignifiant (j’ai essayé de choisir des cadeaux éducatifs ou qui font travailler l’intellecte cette année), je les ai emballés dans du papier journal, comme nous le faisons depuis 3 ans. Pas de papier d’emballage gaspillé pour rien.

Je me suis aussi permis une autre dépense d’ordre humanitaire dont je ne parlerai pas pour le moment car ce sera dévoilé le 25 décembre.

La seule autre surconsommation que je me permettrai cette année, ce sera celle de tourtière et d’alcool. Faisons bombance et ripaille!

Acheter un meuble à assembler soi-même chez Brick, expérience méphistophélique comparable à l’invocation involontaire du Démon

Il y a un mois, nous avons fait la gaffe d’acheter (pour la première et dernière fois) un meuble d’ordinateur chez Brick. Vous savez, ce magasin qui a enlevé le « The » devant son nom pour faire plus français. (Je crois qu’ils songent même à ajouter une ceinture fléchée à leur logo).

Brick, c'est ce qui vous tombe sur la tête à force de magasiner là

Brick, c'est ce qui vous tombe sur la tête à force de magasiner là

Non seulement cette chaine de magasin charge-t-elle 50$ pour toute livraison (que votre meuble ait coûté 20$ ou 200 000$), mais en plus, elle semble ne recruter que des vendeurs dont le quotient intellectuel compétitionne avec celui d’un beigne à la crème Boston. (Noisette pense que j’y vais fort, mais moi je tiens ma position, vous comprendrez pourquoi).

En effet, nous avons décidé d’acheter un « package » (chez Brick, c’est le mot français pour « ensemble ») comportant un joli meuble à ordinateur fait de tubes aux surfaces vitrées, ainsi qu’une chaise de bureau. Génial, pour 199$, c’est marché conclus, on le veut!

Le vendeur, donc, va voir le numéro de série du bureau. Il se connecte à l’ordinateur de vente, entre le numéro de série. « Introuvable. » Il essaie donc des variantes du numéro de série du bureau. « Introuvable. » Il essaie encore de changer un chiffre ou une lettre. Résultat : une étagère. « Heu monsieur, voulez vous que j’aille le voir le numéro de série? »

Finalement, il se décide à noter le numéro de série du bureau. Il fait imprimer la facture et nous allons attendre au service à la clientèle pour payer. Noisette et moi regardons la facture… « Hey, ce n’était pas 199 dollars? Pourquoi c’est écrit 179 dollars? » Nous allons voir le vendeur.

« Ah oui ça c’est moi qui vous a fait un rabais… » dit-il alors que j’affiche un air laissant transparaitre une hémorragie de doute.

Je vais comparer le numéro de série avec celui du bureau. Le vendeur ouvre de grands yeux, prend la facture et se sauve avec en direction d’un ordinateur. Le monsieur était en train de nous vendre une maudite étagère quelconque ou bien un pouf en minou brun sans notre consentement.

Finalement, on réussit à avoir une facture (en anglais…) avec les bons items. « Rendez-vous le 5 décembre pour la livraison, on vous appelle la veille pour confirmer. »

Le 4 décembre, on nous appelle. « Nos livreurs seront chez vous demain entre 13h et 16h. » Parfait! On assiste à une pièce de théâtre et on doit quitter à 17h.

Le 5 décembre, évidemment, il est largement dépassé 16 heures, et toujours pas de nouvelles de notre bureau. J’appelle chez Brick… et je finis par avoir le numéro du service à la livraison après 3 transferts téléphoniques. À la livraison, la dame me dit « Oui, monsieur, vous n’êtes pas le premier client à nous appeler, nous avons quelques camions en retard. Le seul problème, cependant, c’est que nous n’arrivons pas à rejoindre deux de ces camions, dont le vôtre. Ils nous ont donné le mauvais numéro de téléphone cellulaire. Donc on ne peut pas vous dire quand ils passeront chez vous. »

DOUBLE-VÉ, TÉ, EFFE!? WTF!? WHAT THE FUCK? C’est parce qu’on est déjà supposés être partis, nous!

Finalement, après avoir parlé, avec le plus grand respect que je pouvais rassembler à ce moment là, à la superviseure du centre de livraison (et après avoir utilisé l’expression « broche-à-foin » à outrance) nous apprenons que les frais de livraison de 50$ nous seront remboursés, et qu’une nouvelle date de livraison peut être choisie. Ça ira donc au 12 décembre, soit hier.

Hier, 13h, la grosse boîte est dans notre entrée. Dire que nous aurions payé 50$ pour une boite qui entrait à l’arrière de ma voiture! Mais avouez que c’est quand même incroyable qu’en 2009, ont ait ENCORE autant de problème à se faire livrer une vulgaire boîte! Enfin. C’est ce matin que j’ai eu le plaisir de commencer l’assemblage de ce joli petit meuble d’ordinateur.

Bilan : 4 pattes ajustables manquantes, un tiroir à clavier de trop qui n’était pas sur le démonstrateur, et une clé Allen qui sacre le camp à chaque quart de tour de poignet.

Fuck les pattes ajustables, fuck le tiroir à clavier. Quant à la clé Allen, je la considère maintenant comme un artéfact diabolique dont la seule autre utilisation est l’ouverture des portes de notre dimension lors de sacrifices humains servant à invoquer Belphégor, Pazuzu, ou encore Valafar ou je ne sais quel autre démon très peu connu du public en général.

Bureau grâce auquel notre bureau a enfin l'air d'un bureau

Bureau grâce auquel notre bureau a enfin l'air d'un bureau

Sinon, la conclusion de cette aventure s’avère tout de même fort positive si l’on considère que notre bureau servait plus ou moins de « locker », ou encore d’entrepôt-à-vieilles-boites-pas-encore-vidées. Maintenant, le bureau, grâce à mon nouveau bureau, a enfin l’air d’un bureau.

Prochaine étape : Donner aux pauvres (c’est-à-dire sacrer sur le bord du chemin) le divan vert usagé sur lequel on ne s’assied jamais, accompagné de la vieille chaise berçante usagée sur laquelle on ne se berce jamais (une boîte s’y berce depuis 1 an, remarquez), et s’acheter deux jolis fauteuils de cuir à 200$ chacun de chez Brault et Martineau pour lesquels nous éprouvons un amour tendre et sans retenue.

Ensuite, c’est la table de cuisine qui va y passer. Mais tous ces items, on les achètera un seul à la fois. Question de pouvoir continuer à faire l’épicerie.

PS : Je n’achèterai plus jamais chez Brick, promis. Et je crois avoir épuisé mon stock de parenthèse pour l’année moi là…

La première marche

Un pouce écrasé. Il est rouge et enflé. Je sens mon pouls dedans.

Un tibia sensible. Quelques centimètres de peau roulée. Grosse écorchure rouge.

Lunettes un peu croches. Une branche un peu pliée. La tête première, bras devant pour amortir le coup.

Ce soir, en sortant de chez moi, j’ai manqué la première marche de l’escalier de mon immeuble. Et malheureusement, j’ai aussi manqué toutes celles qui suivaient…