Biochimie culinaire pour les nuls

Vous avez sans doute remarqué que j’ai certaines tendences culinaires sur ce blogue. Je suis du genre à poster des recettes au nom de je ne sais quelle motivation chaudronique, simplement parce que j’ai essayé une recette et que je l’ai aimée.

Ça tient quand même du miracle, car il n’y a pas si longtemps, ma seule et unique devise gastronomique se limitait à « Si ça prend plus de temps à préparer qu’à manger, ça n’en vaut pas la peine ». Seulement, j’ai remarqué avec le temps (et avec ma psy) que dans tous les domaines, la motivation ne vient pas en premier. La motivation vient après l’action. On essaie, et là on découvre qu’on aime et qu’on veut continuer. Si c’est vrai pour moi, c’est vrai aussi pour les autres incompétents culinaires.

J’ai donc décidé de créer une catégorie « Biochimie culinaire » sur ce blogue, dans laquelle je posterai des recettes. Pas n’importe quelles recettes. Des recettes que j’ai moi-même essayées, charcutées et personnalisées. Car, comme l’a si bien dit mon pote Dark Remi of Doom : « Cuisiner c’est mâle, ce n’est pas être un homme rose. D’abord que tu cuisines pas une salade de cressons et d’endives. »

Mes anciennes recettes sont ajoutées à cette catégories. Je vous invide donc à faire un homme de vous (mesdames vous êtes les bienvenues) et à vénérer la suprémacie du wok comme je le fais depuis un certain temps.

Bon apétit.

Le poulet à l’arsenic…

Le poulet à l'arsenicJe viens tout juste de faire un constatation des plus inquiétantes.

Vous savez, le fameux « gingle » des rôtisseries Saint-Hubert…

Dring dring dring, que désirez-vous? Pout pout pout Saint-Hubert BBQ!

Je viens de me rendre compte que la finale, « Pour pour pour Saint-Hubert BBQ! » est très exactement chantée sur le même air que la petite passe « Et un peu de vitriol » dans la chanson « Le pouding à l’arsenic » du dessin animé Astérix et Cléopâtre.

Je m’en suis rendu compte simplement parce que j’avais cette chanson dans la tête, et c’est sorti tout seul.

« Décorez de fruits confits, moisis dans du vert de gris, tant que votre pâte est molle…. pout pout pout St-Hubert BBQ! »

Brrrrr…

Le plaisir de la langue

Par cette image, je veux clairement illustrer la diversité lingustique

Je me considère pas mal bilingue. Pour parler l’anglais, moyen, je baffouille un peu, mais pour le reste, je suis bilingue. Même si j’ai encore pas mal de vocabulaire à assimiler en anglais, et en français aussi d’ailleurs. Ceci dit, je ne suis bilingue que dans mes loisirs.

J’ai commencé à m’intéresser à la traduction au cégep. J’avais eu un cours d’introduction à la traduction. J’adorais ça. Et plus récemment, à mon travail, on avait fait traduire des textes de l’anglais vers le français. Le résultat était vraiment médiocre, alors je me suis proposé pour les réviser. J’ai vraiment aimé ça.

Et c’est ce qui m’a décidé de vouloir retourner aux études pour faire un certificat (ou deux) en traduction. Une fois que ce sera fait, mon bilinguisme servira à franciser convenablement des documents qui n’étaient disponibles, jusque là, qu’en anglais.

Pour me remettre en mode « études », j’ai décidé de commencer par un cours simple et facile : Introduction à la langue et à la culture du Japon. Je trouve ça fascinant d’écouter mon professeur parler de son pays natal. Surtout quand elle dit ou explique des mots en japonais. Je n’exclus pas de pousser ma connaissance du japonais plus avant dans le futur.

Depuis 2001, je suis fasciné par le suédois. J’ai tenté de l’apprendre, mais c’est difficile, et en 9 ans, les résultats sont plutôt infructueux car je n’ai pas de professeur. J’ai une correspondante sur MSN (qui, elle, tente d’apprendre le français), mais je n’ai pas le plaisir de la croiser souvent.

Et j’ai rencontré son copain sur MSN l’autre fois. Lui, suédois de naissance, né d’un père italien dont il parle la langue, maîtrise également le français et l’anglais. Il étudie actuellement l’arabe et le mandarin. Je lui ai demandé quelles autres langues il voulait apprendre. Il m’a répondu « Toutes! ».

Pour le suédois, je m’adresserai sans doute au Collège Platon de Montréal dans les années à venir.

Tout cela pour en venir à la conclusion qu’apprendre ou s’intéresser à des langues, ça peut devenir une drogue. Sauf que c’est sain, c’est utile et pratique, et ce n’est jamais pour rien.

Je terminerai en citant Pierre Bourgault.

Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort. Or, quand on se refuse au départ l’effort de l’apprendre, on se condamne à parler avec effort toute sa vie.

(Clin d’oeil aux unilingues anglophones de Montréal …)

Sauce à spaghetti, cuvée 1987

Meilleure sauce spaghetti au monde, c'est garanti

Fête des mères, 1987. 2ème année du primaire. Mon professeur s’appelait Christiane.

Nous avions collecté à nos mamans une recette quelconque. Nous avons mis ensemble toutes les recettes de la classe, avons photocopié ça 30 fois. C’était notre cadeau pour la fête des mères. Combien original, n’est-ce pas?

Sauf que ce petit livre de recette maison a été conservé, et je l’ai retrouvé dans mes affaires il y a quelques temps. Et je me rappelais que la recette de sauce à spaghetti d’un certain Steve N. était particulièrement intéressante.

J’ai donc décidé, un bon matin (samedi dernier) que j’allais faire ma première sauce à spaghetti maison. Jamais trop tard pour bien faire hein! Même à 31 ans. J’avais décidé de changer la recette pour la mettre à mon goût, et après jugement, Noisette l’a déclarée « Meilleure sauce à spaghetti au monde ». J’ai donc compris que quand j’ai remis la main sur ce livre de recette boboche, j’avais en fait découvert un trésor qui dormait depuis tout ce temps. Le secret est dans la sauce, vous allez voir.

Recette de la meilleure sauce à spaghetti au monde

Ingrédients :

  • Un gros oignon haché
  • Une gousse d’ail hachée finement
  • 3 branches de céleri coupés en cubes
  • Des champignons et/ou carottes coupés en cubes et/ou en lanières on s’en fout, à volonté (optionnel)
  • 1 livre (ou environ 0.5kg) de viande hachée (je suggère du veau)
  • Une grosse conserve de tomates en dés
  • Une grosse conserve de jus de tomates (le format familial, genre)
  • Une assez grosse conserve de pâte de tomate
  • 2 à 3 cuillères à thé d’origan
  • 3 à 4 cuillères à thé d’épices italiennes mélangées
  • 2 feuilles de laurier
  • De la cassonade (quantité indéfinie, et secret incontestable de la sauce)
  • Sel et poivre au goût
  • Si vous êtes audacieux, vous pouvez mettre des morceaux de saucisse, de pepperoni, alouette. Moi je n’en ai pas mis.

Cuisson :

  1. Foutre l’oignon, l’ail, les céleris, les champignons (et/ou carottes) et la viande dans un gros chaudron et brasser en attendant que la viande soit entièrement cuite (ça veut dire « plus du tout de couleur rouge »).
  2. Remplir le chaudron avec les tomates, le jus de tomate et la pâte de tomate.
  3. Y incorporer les épices, les feuilles de laurier, le sel et le poivre.
  4. Ajouter une quantité indéfinie de cassonade sans vous demander si c’est supposé aller dans de la sauce à spaghetti
  5. Bien brasser et laisser cuire 3 à 4 heures à feu doux, du moment que ça mijotte.
  6. Déguster, de préférence sur des pâtes.

Vous m’en donnerez des nouvelles!

- Chef Détracteur

La pizza métallique

Il y a un moment que je me dis que je vais faire ce billet. Un billet que j’écris autant pour le plaisir que pour éduquer mes fidèles lecteurs, en plus de raviver des souvenirs chez quelques autres.

Je veux parler de musique – de heavy métal, plus particulièrement – et spécialement de l’aspect passe-partout de ce genre musical. Car j’ai remarqué, dans ma carrière d’amateur de cette musique, que le métal absorbe et intègre très facilement différents genres de musique sans en perdre son essence. Et ce n’est pas nécessairement le cas dans les autres musiques.

Par exemple, si le classique accepte mal la présence de guitare électrique sans perdre son intégrité, le heavy metal digère tout à fait les éléments de musique classique sans perdre son essence.

C’est pourquoi j’ai décidé de comparer le heavy métal à la pizza. La pizza est un met international dont tous les pays ont leur propre version de la recette. On peut mettre n’importe quoi dedans, et il y aura toujours des gens pour en manger.

Laissez-moi donc vous faire part de mes recettes de pizza métalliques préférées qui proviennent de partout dans le monde. Notez que ce n’est pas parce que je connais ces recettes que je les mange toutes!

La Classique

La recette classique est de plus en plus populaire. Au départ, je crois que ça choquait beaucoup. Bien des gens ont levé le sourcil lorsque je leur ai parlé de l’un ou l’autre groupe métal qui comportait des éléments de musique classique.

Pour ce premier met, je vous ai préparé deux petites bouchées à saveur entièrement différente.

D’abord, le groupe Therion. Therion est un groupe tout à fait expérimental qui passe du coq à l’âne chaque fois qu’un nouvel album sort. Récemment, ils ont préparé un spectacle (et un CD) dans lequel ils étaient accompagnés d’un orchestre symphonique. Le but était de jouer certains des plus grands classiques de chez classiques.

Dans le CD appelé « The Miskolc Experience« , Therion reprend des classiques de Dvorak, Verdi, Mozart et Wagner, pour ne nommer que ceux-là. Je vous offre donc en entrée le classique de Verdi: « Vedi! Le Fosche Notturne Spotigle » qui, ironiquement, est très souvent entendu dans les publicités de restaurants italiens et de pizzérias. Veuillez ne pas tenir compte du fait qu’il n’y a pas vraiment de vidéo dans la dite vidéo.

Therion – Vedi! Le Fosche Notturne Spotigle
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Dans le même genre une recette tout à fait différente du côté du groupe Haggard. Ce groupe, plutôt que de s’acoquiner d’un orchestre symphonique à temps partiel, est essentiellement un véritable orchestre à temps plein. Un orchestre métal, comportant ténors, pianos, claviers, violons, contrebasses, cloches, harpes, clavecins, flutes, hautbois et j’en passe. Si vous êtes un brin patient (ça prend du temps à partir) je vous suggère Eppur si Muove d’Haggard. Un véritable délice.

Haggard – Eppur Si Muove
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La Jamaicaine

La recette jamaïcaine, je n’y goûte pas souvent. Mais les épices qu’elle contient donnent un goût tout à fait exotique à ce met qu’on pourrait appeler Reggae. Le groupe Skindred, d’Angleterre, a osé mettre un chant reggae sur du heavy métal – bien que la musique tombe parfois dans le côté « mainstream » du métal que j’apprécie moins. Ça vaut quand même la peine d’y goûter!

Skindred – Rock Roots Riot
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Aux boulettes suédoises

Le groupe Månegarm nous fait déguster la Suède dans ce plat local. On y détecte très des garnitures tels que le violon et des chants propres à l’arrière pays, sans oublier le fumet que dégage les chants dans une langue étrangère mais combien fondante. Sans rire, ce groupe et un de mes préférés, sans doute parce qu’il laisse très bien transparaitre ce que j’imagine être la musique folklorique suédoise.

Månegarm – Hemfärd
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Au gratin helvète

Cette version comporte un gout réhaussé d’ingrédients nous provenant de la Suisse. Eluveitie est un mini-orchestre donnant dans le métal et le celtique, mais sans tomber trop dans l’un où l’autre. C’est un mélange égal de tout ce qui est intéressant dans les deux genres. Ça fond dans les oreilles.

Eluveitie – Thousandfold
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La pizza qui a du coffre

Voici une variété assez peu commune. Il s’agit d’un mélange de métal et d’opéra. Par « opéra » je ne parle pas que d’une voix féminine avec du coffre, mais également des répliques. Tout le monde chante opéra, comme un vrai opéra avec une histoire, voyez le genre? C’est Therion qui récidive ici sur un album qui, justement, était bâti sur l’idée des opéras de Wagner, en racontant la mythologie nordique.

Therion – Helheim
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Recette centenaire et historique

On ne sait sans doute pas comment goûtait la toute première pizza. Quand on sait que le mot « pizza » est apparu en l’an 997, on ne risque pas de le savoir de sitôt. Mais en 997 c’est aussi l’époque des Vikings (790 à 1050). Eux aussi, j’imagine, devaient chanter, mais ce n’est pas non plus possible de savoir comment ça sonnait. Ceci dit, le groupe Heidevolk, des Pays-Bas, se sont fait une joie d’imaginer ce qu’aurait été le heavy métal à cette époque, en scandinavie.

Heidevolk – Het Gelders Volkslied
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À l’asiatique

Le Japon aussi a une vision très locale du met dont il est question. Si, d’ordinaire, la retenue et la sobriété sont des vertus dans ce pays, ce n’est visiblement pas le cas dans la recette qui suit. Ici, tout est extravagant. Vous remarquerez les déguisements assez époustouflants, ces belles robes qui virevoltent, et ces pommes d’adam… Car oui, ce sont des messieurs, les membres du groupe Versailles. S’habiller en femme, au Japon, dans le mouvement Visual Kei, c’est tout à fait viril. Et, disons-le, fort spécial…

Versailles – Ascendead Master
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Ingrédients divers et avariés

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de faire une pizza en y mettant tout simplement n’importe quoi – des ingrédients qu’on aurait jamais songé mettre dans une recette de pizza? C’est un peu ce que le groupe Finntroll a fait. En mélangeant la humppa (musique style polka pour les petits vieux) à leurs heavy métal, ils ont progressivement incorporé banjo, tuba, accordéons et rythmes style « de cirque » pour créer un style totalement unique : le troll métal. Ça fait quoi un troll? Ça tue et ça mange des chrétiens, essentiellement.

Finntroll – Ursvamp
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Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que votre apétit musical sera rassasié ;)



Beau travail, sale geek! Vous vous méritez 30 vies!

Konami Easter Egg by Adrian3.com