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Pétition pour garder public le système de santé québécois

Voici une pétition pour les gens qui, même juste parfois, ont conscience que la santé est un droit, et non un privilège.

Pour ceux qui croient que la seule carte que l’on devrait sortir à notre arrivée à l’hôpital est la carte d’assurance maladie, et non la carte de crédit.

Pour ceux qui ont compris que les salles d’urgence des hôpitaux seront quand même pleines, de gens pauvres cette fois, même avec un système à deux vitesses.

Pour ceux qui croient que les gens riches ne devraient pas avoir de privilèges simplement parce qu’ils ont les moyens de se les payer.

Pour ceux qui croient, contrairement à ce qu’a dit monsieur Castonguay, que les citoyens ne doivent pas devenir une simple source de revenu pour les hôpitaux.

Avec cette pétition en ligne, nous demandons au ministre de la Santé :

  1. De préserver le régime public d’assurance maladie, de soins et de services ;
  2. D’enchâsser dans la loi québécoise les principes qui garantissent l’accès universel et gratuit aux soins médicaux requis ;
  3. D’agir afin de contrer le financement privé croissant du système de santé ;
  4. D’empêcher l’instauration d’un système privé parallèle ;
  5. De promouvoir une réforme en profondeur de l’organisation de notre système public de santé, en collaboration avec les représentantes et les représentants des groupes concernés, afin que chaque investissement ultérieur dans la santé porte réellement fruit.

Signez généreusement : www.votezsante.com

Pour les autres, mon opinion n’a pas changé : vous m’en reparlerez lorsque vous aurez un cancer ou un accident de voiture qui vous invalidera… et pas avant!

Maladies mentales propres au Québec, 1ère partie.

PS : Avant que vous n’alliez plus loin, veuillez noter que cette série de deux billets est une métaphore et ne traite pas réellement des maladies mentales au Québec. Je vous recommande également de faire le plein de jugement, car un apport élevé en sarcasme vous attend.

Dans « l’ancien temps », au Québec, plusieurs maladies qui sont aujourd’hui bien connues et documentées étaient souvent vues comme une manifestation du Malin. Lorsqu’une personne souffrait, par exemple, d’épilepsie, ou de schizophrénie, la nouvelle d’une manifestation satanique se répandait en un temps record, et personne n’osait plus approcher le ou la malade, sauf pour l’humilier ou l’accuser d’entretenir des intentions maléfiques.

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que de telles maladies, mentales cette fois, font toujours rage, et ceux qui en sont victimes sont souvent encore vues de la sorte par une majorité de gens. Ces deux maladies, étroitement reliées sont : Le Bien Commun, et Montrer l’Exemple.

Première partie : Le bien commun

Bon, fini le sarcasme, pour le moment. Je ne suis pas un vieux de la vieille. Je suis arrivé sur le marché du travail en 2002, alors que les pigistes et travailleurs autonomes pullulaient de partout. Pourtant, en apprenant de la vie, j’ai compris que pour mon bien personnel et celui des autres, certaines de mes actions ou décisions devaient parfois d’abord être orientées en fonction ce qui est bon pour la totalité de mon entourage immédiat. Faisant moi-même parti de ce groupe, je pourrais donc bénéficier moi aussi du résultat de ces actions ou décisions.

Soyons francs, mes amis. Nous sommes tous en faveur de l’équité et de la justice. Du moins, nous aimons dire que nous le sommes. Cependant, plus les années passent, et plus les définitions de l’équité et de la justice prennent une tournure individualiste et nombriliste.

À une certaine époque, nous nous battions pour ce que nous croyions être le bien commun : un salaire acceptable pour tous, des avantages sociaux pour tous, le même traitement pour tous, sans discrimination. Cependant, les temps changent, et il me semble que le bien commun ne soit plus qu’une pâle copie de la politique du laisser-faire.

De nos jours, l’équité dans les salaires et les conditions de travail, c’est démodé. Maintenant, l’équité semble plutôt incarner le droit à tous d’avoir un salaire proportionnel à sa capacité de négocier ses conditions de travail, sans même rêver de pouvoir connaître auparavant le salaire moyen des employés déjà en place. L’équité, c’est laisser le droit à tout employeur d’offrir des conditions de travail à la baisse à chacun des futurs employés potentiels, en espérant qu’il s’en contente. L’équité c’est donner l’opportunité à toute personne de gagner un salaire différent de celui d’un autre employé dont le poste et les tâches sont identiques.

Et il y a aussi la justice, celle qui, normalement, assure tous et chacun de ne pas avoir à payer pour les erreurs des autres. Mais il n’en est plus ainsi. La justice, en 2008, c’est être congédié parce qu’on ne vous aime pas la face. C’est perdre son poste parce que le patron avait un ami qui cherchait un emploi. C’est se faire remercier parce que certains employés se font une joie de rapporter au patron tout ce qu’ils voient et entendent.

De plus, il me semble que vouloir le bien de tous est souvent vu comme un complot terroriste dans le but de porter atteinte aux libertés individuelles de chacun. Si un employé suggère des assurances collectives, une horde de boucliers se lèvent immédiatement : « Nous, on a de bonnes dents, nous on est en santé, vous n’avez aucun droit de manigancer pour nous forcer à payer cela. » Alors que des gens moins fortunés, eux, donneraient beaucoup (de choses qu’ils n’ont pas) pour pouvoir être couverts par une assurance maladie. Vous, qui avez de bonnes dents, sachez que vous ne les aurez pas toujours. Vous, qui avez une bonne santé, comment savez-vous qu’un cancer ne vous guette pas? Peut-on être à ce point voir si peu loin dans l’avenir?

Ce sera tout pour le moment!

La seconde partie de cette montée de lait, Montrer l’exemple, suivra dans un avenir proche.

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