mai 28 2008
C’était bien lui, Pierre Bourgault…
Pas le jeune Pierre Bourgault. Le vieux, qu’on entendait à la radio. Le vieux malcommode, l’excentrique, celui qui racontait. C’était bien lui, en vapeur et en rêve.
Je me suis réveillé plusieurs fois, en me disant “Voir que je rêve à Pierre Bourgault”, pour ensuite me rendormir et reprendre le rêve où il en était rendu. Je ne me souviens pas ce qu’il faisait dans ce rêve. Il parlait, il avait l’air heureux. Il était à peu près comme je me le suis toujours imaginé.
Car je n’ai connu Bourgault qu’après sa mort…
C’est donc un rêve qui m’a décidé à vous parler de ce personnage un peu mythique qui siège, invaincu à jamais, à la tête de mon palmarès personnel de héros. Il y en a beaucoup trop à dire pour un seul billet, mais je crois que je couvrirai en général ce que je préfère. Pour ceux qui ne le connaissent pas, prenez votre temps, il faut s’en délecter. Pour ceux qui le connaissent déjà, faites-vous plaisir!
Table des matières :
- Qui était Pierre Bourgault?
- Photos de Pierre Bourgault
- Citations de Pierre Bourgault
- Vidéos de Pierre Bourgault
- Chroniques radio de Pierre Bourgault
PS: Prière de me pardonner pour ma paresse et certaines de mes sources. Je me trouve déjà passionné de faire un billet aussi complet sur la question, je n’ai pas l’énergie de tout rédiger par moi même. Notez que je fais ce billet en premier lieu pour moi. Mais je vous aime!
Qui était Pierre Bourgault?
(source: Wikipedia)
Pierre Bourgault est né à East Angus, une petite ville située à l’est de Sherbrooke, en Estrie. Dès 1960, il se positionne en défenseur du peuple, dénonçant les injustices, plaidant contre la peine de mort et prônant l’indépendance du Québec. En 1964, alors que le Québec est en plein cœur de la Révolution tranquille, à seulement 30 ans, il devient le président du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN).
En 1968, le parti est dissout et il invite ses membres à joindre les rangs du Mouvement Souveraineté-Association (MSA), dirigé par René Lévesque et qui constituait un parti plus modéré. Plus tard, le MSA fusionne avec un autre parti nationaliste, le Ralliement national, et devient le Parti québécois. Avec le recul, Bourgault a déclaré que le sabordage du RIN fut la plus grande erreur de sa vie. Malgré des convictions politiques similaires, il a de nombreuses divergences d’opinions avec René Lévesque et quitte le Parti québécois en 1981.
Durant les années 1970, il a été journaliste à l’édition française du magazine MacLeans, où il couvre l’effervescence culturelle de l’époque. Il participe activement à cette mouvance et signant un des hymnes du rock québécois de l’époque, Entr’ deux joints, popularisé par Robert Charlebois.
De 1976 à 2000, Bourgault a également été professeur au département de communications de l’Université du Québec à Montréal, où il enseigne à plusieurs générations de futurs communicateurs, dont le cinéaste Jean-Claude Lauzon, la journaliste Sophie-Andrée Blondin, le chroniqueur Nicolas Langelier, la journaliste et animatrice Josée DiStasio et l’acteur humoriste Guy A. Lepage. Au cours des années 1990, il est chroniqueur pour Le Journal de Montréal et participe à de nombreuses émissions de télévision et de radio, dont Indicatif présent, où il a tenu une chronique quotidienne jusqu’à sa mort.
Paradoxalement, il a reçu des funérailles laïques à la basilique Notre-Dame de Montréal.
Photos de Pierre Bourgault
Voici un amoncellement de photos de Pierre Bourgault, que j’ai trouvées un peu partout sur le net, dont plusieurs sur Cyberpresse.
Citations de Pierre Bourgault
Une petite compilations de mes perles préférées.
Nous ne voulons plus être une province pas comme les autres. Nous voulons être un pays comme les autres.
Si, comme le croient plusieurs Canadiens, le Canada ne peut exister sans le Québec, alors il ne mérite tout simplement pas d’exister.
La parole est vaine pour les imbéciles. C’est pourquoi il ne faut pas leur en laisser le monopole. Il faut que l’intelligence parle mieux et plus haut que la stupidité, que le préjugé, que l’ignorance, que la bêtise. Elle n’est pas que plaisir. C’est aussi une arme dangereuse qu’il faut savoir maîtriser pour ne pas se laisser maîtriser par ceux qui la maîtrisent.
Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort. Or, quand on se refuse au départ l’effort de l’apprendre, on se condamne à parler avec effort toute sa vie.
La science se trompe souvent. La religion, toujours.
On aurait tort de vouloir réduire un désir naturel de liberté à une simple réaction de ressentiment.
Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l’imaginons.
Nous savons qu’il est difficile pour un individu d’assumer une vie adulte, de se sevrer de ses parents. Nous savons qu’il n’en va pas autrement pour les nations et qu’il nous serait beaucoup plus facile de rester dans la Confédération que d’assumer l’indépendance du Québec.
Nous avons dit et répété que l’indépendance n’était pas une récompense pour les peuples parfaits : elle vient au début de la libération des peuples elle n’en est pas le couronnement.
Il est parfaitement naturel que les anglais, en grand nombre, luttent contre l’accession du Québec à l’indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux, qu’ils le fassent tous.
Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme “canadian” de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada.
J’ai souvent passé pour un extrémiste parce qu’on croyait que l’indépendance était une solution extrémiste. C’est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d’extrémistes ceux qui parlent de l’indépendance.
Pour moi, 60 à 65 pour cent représente un vote démocratique, 80 pour cent un vote xénophobe et 97 pour cent… c’est un vote carrément raciste. (Sur le vote anglophone qui aurait été de 97 pour cent pour le Non selon un sondage)
Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu’un que nulle part avec tout le monde.
Vidéos de Pierre Bourgault
Pierre Bourgault parle du “Vivre le Québec Libre” de De Gaulle
Bourgault et la souveraineté
Bourgault parle du référendum de 1980
Message de Bourgault sur les allégeances politiques
Chroniques radio de Pierre Bourgault
Dans ses dernières années, Pierre Bourgault est chroniqueur à la défunte émission Indicatif Présent animée par Marie-France Bazzo. C’est l’un des premiers endroits et j’ai appris à le connaître, sauf dans les livres. Voici des liens vers mes chroniques de Bourgault préférées :
- La Reine
La reine Elizabeth II se trouve en visite au Canada. Pierre Bourgault raconte ses belles histoires avec la famille royale britannique. - La journée nationale des patriotes
Nous avons eu la journée de la reine, la journée de Dollar mais les Patriotes ont eu un rôle extrêmement important au Québec. - Les détecteurs de mensonges
Ancien participant de l’émission Les détecteurs de mensonge, Pierre Bourgault raconte les circonstances de rencontres célèbres. - L’anglais
Le nouveau ministre de l’éducation veut que l’anglais soit enseigné en première année du primaire. Pierre Bourgault s’y oppose. - Le Plagiat
Le plagiat est à l’honneur ces temps-ci. Pierre Bourgault avoue avoir plagié lui aussi… - Les modèles
Pierre Bourgault ne croit pas aux modèles, surtout ceux qui se réfèrent aux groupes d’appartenances. En apprenant à connaître les modèles, ils nous déçoivent parfois. - L’immigration
Pierre Bourgault s’insurge des imprécisions concernant l’immigration et tous ses qualificatifs. - Le système métrique
Adopté par le Canada et les États-Unis il y a déjà trente ans, le système métrique fait encore des vagues. Au Canada anglais et aux États-Unis, la résistance envers son implantation vit encore. - Le kangourou
Faisant suite aux aventures d’Edgar, le cochon du Plateau Mont-Royal, Pierre Bourgault raconte l’histoire de Max, son kangourou. En effet, il s’était acheté un kangourou il y a 30 ans.






