mar 24 2008
Un grand moment d’hilarité dans ma carrière de cinéphile
Tiens, puisque je suis en congé férié, je vais faire un billet divertissant. Du moins, moi je trouve ça divertissant!
L’été dernier, nous étions dans un magasin où l’on pouvait acheter, entre autre, des DVD (car nous, nos films, nous les achetons…). Nous n’étions pas là pour ça, mais tant qu’à y être, aussi bien vérifier s’il n’y a pas quelque chose d’intéressant. C’est alors que nous tombons sur une pochette de film que nous reconnaissons, sans pour autant avoir déjà visionné le film : This is Spinal Tap.
Pour ce qui ne connaissent pas, il s’agit d’un pseudo-documentaire sur un groupe Glam Metal fictif des années 80. Alors que la mode du métal «quétaine» battait son plein, des petits comiques ont cru bon profiter du momentum pour faire un documentaire farfelu sur les déboires de musiciens plutôt idiots sur les bords, et très stéréotypés. Le résultat pourra paraitre assez médiocre pour certains, mais pour les métalleux et les rockers de ma génération, ça en dit long, car dans l’humour on trouve toujours un peu de vérité.
Le film se veut donc une caricature tout à fait exagérée de la scène métal, des groupes métal d’antan, ainsi que de leur routine, leurs caprices et leur mode de vie. Et pour vous donner une idée plus précise, je me permet de vous présenter, grâce à YouTube, trois de mes scènes préférées de ce film, en ordre croissant de rire (je vous rappelle que c’est personnel, ça!).
Le solo de Nigel Tufnel
Ici, aucune explication s’impose : le solo assez particulier du guitariste du groupe Spinal Tap.
L’amplificateur qui va jusqu’à 11
Un journaliste s’intéresse à l’équipement musical du groupe. Le guitariste lui montre sa collection de guitares, mais ses caprices exigent que le journaliste ne les touche pas, et il lui demande même de ne pas regarder l’une d’elles : trop précieuse! Ensuite, il explique que son amplificateur a été personnalisée pour que le volume puisse aller jusqu’au niveau 11, alors que normalement, un ampli peut aller jusqu’à 10. La raison? Lorsqu’on joue avec le volume au maximum, si on veut encore avoir un peu de puissance de plus, on peut aller jusqu’à 11!
Journaliste : Oui, mais pourquoi n’augmentez pas le volume général de l’amplificateur pour que le 10 atteigne le même niveau de volume encore plus fort, comme cela votre amplificateur serait tout aussi puissant en gardant le 10 comme maximum. (traduction approximative : je n’ai pas écouté l’extrait récemment, mes haut-parleurs ne sont pas encore branchés depuis le déménagement.)
Guitariste : … (silence, les engrenages qui tournent) … Mais celui-ci va jusqu’à 11!!!
Le décor de Stonehenge
Ici, vraiment, ce fut l’hilarité totale. Les membres du groupe ont la bonne idée de recréer un décor identique à Stonehenge, cet endroit rempli de pierres par les druides en Angleterre. Après avoir pris quelques notes sur un papier essuie-tout, ils remettent le tout à une équipe de design. Lorsque la dame arrive avec la maquette, le producteur est tout à fait satisfait. Il lui dit que ce sera parfait et qu’il a très hâte de voir la version finale. «Quelle version finale? Mais c’est ça la version finale!».
Les imbéciles avaient dessiné les dimensions en pouces plutôt qu’en pieds, pour finalement rester pris avec ce petit menhir en styromousse peinturé. Le plus drôle c’est quand on voit le groupe performer sur scène, le décor minuscule descendant au bout d’une corde derrière eux alors que des nains, déguisés en lutins, dansent autour et s’emberlificotent dans les câbles.
Non seulement est-ce la situation la plus ridicule, vous en conviendrez, mais elle fut inspirée par une expérience du groupe Black Sabbath. En effet, ils leur est arrivé exactement la même chose avec un décor, mais à l’inverse, ils ont reçu le décor en mètres plutôt qu’en pieds (car ils étaient en Europe), et le décor n’a jamais pu entrer dans la salle de spectacle! Hah!
En espérant que vous rirez autant que moi. Mais je ne vous en voudrais pas : j’ai l’impression que plusieurs non-métalleux ne comprendront pas ![]()






