Archives de l'étiquette français

oct 28 2008

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Le Détracteur Constructif

Fait Français : On ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien, mais…

Notre langue…Notre langue…

Vous vous rappelez sans doute qu’il y a quelques mois, il y a eu une importante remise en question du fait français à Montréal.

Suite à des articles publiés par des journalistes, nous avons appris que plusieurs commerces du centre-ville de Montréal refusaient d’embaucher des unilingues francophones, alors que des unilingues anglophones avaient accès aux postes à combler.

Cette pratique est illégale, comme on peut le voir dans le texte suivant provenant du site du Gouvernement du Québec :

Le préambule de la Charte de la langue française consacre officiellement le statut du français comme langue normale et habituelle du travail au Québec. Tous les employeurs du Québec sont tenus de respecter ce droit fondamental.

Il incombe à l’employeur de faire la preuve, pour l’accès à un emploi ou à un poste, d’exiger la connaissance d’une autre langue que le français.

Notre cher Premier Ministre Jean Charest nous avait plus ou moins dit que “Le français ne perdra pas de terrain”, et qu’il n’avait pas l’intention de renforcer la loi 101.

Depuis un mois environ, j’entends tous les jours à la radio des publicités vantant la langue française. Comme quoi elle est notre fierté, comme quoi elle est riche. Le message est signé “Gouvernement du Québec”.

Il y a aussi Impératif Français qui s’en mêle, en faisant la promotion du français au travail, également dans des publicités radiophoniques.

Et pas plus tard qu’hier, alors que j’étais au petit restaurant de l’immeuble où je travaille, j’entendais la radio anglophone jouer. Tout à coup, j’entends une publicité pour encourager les anglophones à saluer les gens en français. En effet, la campagne Bonjour qui a coûté 1.5 millions, explique que “Bonjour is the best beginning“. Bonjour est le meilleur moyen de commencer une conversation.

Critiques…

Pas besoin de vous dire que cette campagne est fortement critiquée par les anglophones du Québec. Je la critiquerai moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Je crois que cet argent est en effet gaspillé, et qu’il devrait plutôt être investi dans le renforcement de la loi 101, et surtout, dans la francisation de toutes les entreprises de Montréal.

Car c’est effectivement le problème dans cette grande campagne. Elle ne se base que sur la suggestion. “Nous vous serions gré de bien vouloir parler français, mais si vous n’avez pas le cœur à ça, tant pis”. Ce n’est pas ainsi qu’on obtient des résultats concrets.

Il y a des centaines et des centaines d’immigrants qui voudraient apprendre le français, mais qui doivent d’abord gagner leur vie et nourrir leurs proches. L’apprentissage du français devient donc un souci secondaire. Ne serait-il pas le meilleur des deux mondes si l’on finançait leur apprentissage de notre langue à même le milieu du travail?

Il me semble qu’il serait fort possible de donner la responsabilité aux entreprises, spécialement aux grandes entreprises qui emploient des milliers de personnes, de s’assurer que leur personnel parle un français convenable. Des incitatifs ont déjà été proposés, comme des réductions d’impôts. Je préférerais plutôt que cela devienne une loi qui devra être respectée, sous peine d’amende.

D’ici là, monsieur Charest, vous pouvez toujours dépenser quelques autres millions afin de dire aux francophones du Québec à quel point leur langue est belle et riche. Cela aura peut-être un effet sur ces jeunes branchés qui se parlent en anglais parce que c’est à la mode. Mais j’en doute. Pour avancer, faudra faire plus, et légiférer dans les entreprises.

Elles en ont les moyens, ça coûte probablement moins cher que la traduction!

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oct 11 2008

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Citation hilarante de Gilles Duceppe

J’ai failli en perdre mon souper tellement j’ai ri!

Entendu aux nouvelles, la réaction approximative de Gilles Duceppe par rapport à la mauvaise entrevue télévisée de Stéphane Dion :

Il y a bien des ministres de l’ouest qui baragouinent le français, et personne ne s’en fait avec ça. J’ai toujours dit qu’il y avait deux langues officielles à la chambre des communes : l’anglais et la traduction simultanée.

Ça, voyez-vous, c’est très drôle!

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juil 07 2008

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Découvrir un humoriste un brin trop tard

Hier, mon beau père me parlait d’un documentaire sur un humoriste français. Un humoriste qui est un peu décédé, de nos jours. Son nom ne me disait rien, mais je me suis quand même rendu compte que j’ai du le voir assez souvent, accompagné d’une citation.

Pierre DesprogesPierre Desproges

Il s’agit de Pierre Desproges, décédé en 1988. Il était célèbre pour son humour grinçant, individualiste et anticonformiste. Le genre d’humoriste qui aime prendre son public au dépourvu en allant à l’inverse des positions normalement convenues. Il n’hésitait donc pas à s’attaquer à des sujets très sensibles. Un peu comme Yvon Deschamps (le personnage…) le faisait avec les femmes, quoi.

Bref, c’est ce genre d’humour noir et dérangeant que j’aime bien. Remarquez, parfois, c’est le genre d’humour qui ne passerait plus du tout aujourd’hui, notamment un de ses numéros dans lequel il joue un personnage qui parle des juifs.

Sur ce, je vous ai fait une petite compilations de citations de Pierre Desproges, ainsi que quelques vidéos quand même assez marrants que j’ai trouvés sur YouTube.

Citations

  • L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !
  • Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi !
  • L’héroïsme, c’est encore la meilleure façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent.
  • Est-il indispensable d’être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société ?
  • Ce n’est pas parce que je suis paranoïaque qu’ils ne sont pas tous après moi.
  • Un psychotique, c’est quelqu’un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c’est quelqu’un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade !
  • J’essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas.
  • C’est important l’intelligence. L’intelligence, c’est le seul outil qui permet à l’homme de mesurer l’étendue de son malheur. L’intelligence c’est comme les parachutes, quand on n’en a pas, on s’écrase.
  • L’élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : “Je pense, donc tu suis.”
  • Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires.
  • L’adulte ne croit pas au père Noël. Il vote.
  • C’est à cela qu’on reconnaît les communistes : ils sont fous, possédés par le diable, ils mangent les enfants et, en plus, ils manquent d’objectivité.
  • Il ne suffit pas d’être heureux. Encore faut-il que les autres soient malheureux.
  • On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.
  • Plus le gradé a de barrettes, plus le salut doit être servile.
  • S’il n’y avait pas la Science, combien d’entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans?

Vidéos


Peut-on vivre sans parler anglais?


Comment reconnaître un communiste?


Numéro sur les juifs (à prendre avec cynisme et sarcasme, les amis!)


L’interruption volontaire de vieillesse


La précocité de Mozart

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juin 23 2008

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Heavy MTL : Iron Maiden en français

Heavy MTLHeavy MTL

C’était en fin de semaine qu’avait lieu la première édition du festival Heavy MTL, qui accueillait une vingtaine de groupes métal d’un peu partout. Pour 150$, vous aviez droit à deux jours de métal avec des groupes tels que Overkill, Three Inches of Blood, Type O Negative, Dethklok, Voivod, Anthrax, Mötley Crüe et Iron Maiden. Une foule d’environ 36 000 personnes s’est présentée en 2 jours, soit beaucoup plus que les deux premières éditions d’Osheaga (Aussi présenté par Gilette Entertainment Group). Autre belle preuve de la popularité du métal.

Je ne m’attarderai pas à faire la revue de tous les groupes qui étaient présents. J’en ai manqué beaucoup. Je commence à me faire vieux et je n’ai plus la patience et la forme pour être dans un festival 2 jours de temps au complet à boire de la bière. Nous nous sommes donc pointés les 2 soirs vers la moitié ou les 2/3 de la journée. Et comme Météomedia sont dans les choux ces temps-ci (ils annonçaient 2 jours d’orage, et on a eu du soleil), c’était très agréable.

Non, pas de critique. Je parlerai plutôt d’Iron Maiden.

Ce qui est génial avec Iron Maiden, c’est qu’on est pas obligé de les aimer pour les trouver bons. Je connais plusieurs de leurs chansons, je les trouve incroyables, mais ce n’est pas mon style de musique. Ceci dit, j’étais très heureux de les voir. Je me dois également de vous faire part d’une remarque: Ceux qui avaient des chandails de Maiden étaient soit des vieux de la vieille, ou soit des tous jeunes, de 14-15 ans, ou soit entre les deux. Tout le monde peut aimer Maiden.

SpectacleFeux d’artifice pendant le spectacle

Ils ont offert une performance énergique. Bruce Dickinson sautait partout, mais surtout, il s’adressait à nous en français. Aucun des groupes américains n’avait songé à ce tour de force, certains avaient appris par coeur à dire “Merci beaucoup” ou “Comment ça va?” pour l’occasion. Mais Dickinson nous faisait carrément la conversation. Maladroitement, évidemment, en cherchant un peu ses mots. Mais j’aurai beaucoup de difficulté à oublier des phrases telles que “Bonjour Québécois! Vous savez que nous vous aimons beaucoup ce soir!”, “Nous allons être ici pour très longtemps. Et la prochaine fois que nous reviendront, ce sera avec un nouveau (sic) album. C’est un promis! (sic)”, et d’autres phrases que j’ai oubliées grâce au houblon.

Je trouve ça charmant, vraiment charmant. Oui, je fus charmé.

Évidemment, ils viennent d’Angleterre et le français est sans doute bien enseigné et assez utilisé. Et il n’a sans doute pas appris le français dans le seul but d’impressionner lorsqu’il est à l’étranger. Mais Bruce Dickinson avait une connaissance de base du français, que nous pouvions comprendre très facilement, et il l’a utilisé comme il le pouvait pour communiquer avec ses fans d’ici. Et il n’était franchement pas obligé! Les anglos de Montréal ont du râler… Mais les autres groupes étrangers ne se sont pas donné cette peine.

C’est bien plus que ne le ferait une vieille trousse Westmontaise qui prend le thé à 15h30 chaque jour après avoir épousseté son argenterie.

À un certain moment, pendant la chanson “The Trooper”, Dickonson a brandit un Union Jack pendant quelques instants. J’ai grincé des dents un peu, mais je me suis dit qu’on en était plus à cette époque, où le drapeau britannique était le nôtre. Et d’ailleurs, il est Anglais après tout, et a bien le droit à sa propre fierté.

Donc chapeau à la Vierge de Fer. Il me fait plaisir de les écouter en anglais. Je vais m’en souvenir longtemps.

À l’an prochain.

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juin 17 2008

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Comment c’est fait, le français?

Z-Tele en françaisLogo de Z-Télé

Que ce soit ici ou hors-blogosphère, j’enfile souvent mon costume de Contracteur Destructif pour dénoncer des entreprises ou médias qui ne respectent pas ou qui négligent la langue française.

Par exemple, je suis le premier à dénoncer Musique Plus qui se content souvent de sous-titres remplis de fautes d’orthographe, plutôt que d’avoir recours à une traduction en bonne et due forme.

Mais je trouve aussi qu’on se doit de féliciter les entreprises et médias qui non seulement respectent le français (je l’ai déjà fait ici pour la Boutique EB), mais qui ont également recourt à des termes enrichis, moins connus, mais tout de même des mots terminologiquement on ne peut plus exacts.

Je pense ici à l’émission “Comment C’est Fait” présentée à Z-Télé. Bien que j’ai toujours douté de l’idée d’avoir Jean-Luc Brassard comme narrateur, le français et les termes utilisés n’en sont pas moins riches et diversifiés.

Comme il a souvent été démontré que dans certains domaines, la terminologie adéquate et en français est rarement utilisée. Par exemple, je pense ici à la formation en mécanique, ou parfois à l’informatique. Ceci dit, dans ce dernier domaine, j’ai eu moi même l’expérience d’une professeure (d’origine portuguaise) qui insistait pour que nous utilisions le français le plus possible dans notre programmation.

Comme je le dis souvent… plus ça va mal, mieux ça va. Plus le français est bafoué, plus les gens se lèvent pour le défendre. Tant mieux, mais ce n’est quand même pas ainsi que cela devrait se passer.

Les Québécois sont un peuple qui n’agit pas, mais qui réagit.

Il y a encore beaucoup à améliorer…

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