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Heavy MTL : Iron Maiden en français

Heavy MTLC’était en fin de semaine qu’avait lieu la première édition du festival Heavy MTL, qui accueillait une vingtaine de groupes métal d’un peu partout. Pour 150$, vous aviez droit à deux jours de métal avec des groupes tels que Overkill, Three Inches of Blood, Type O Negative, Dethklok, Voivod, Anthrax, Mötley Crüe et Iron Maiden. Une foule d’environ 36 000 personnes s’est présentée en 2 jours, soit beaucoup plus que les deux premières éditions d’Osheaga (Aussi présenté par Gilette Entertainment Group). Autre belle preuve de la popularité du métal.

Je ne m’attarderai pas à faire la revue de tous les groupes qui étaient présents. J’en ai manqué beaucoup. Je commence à me faire vieux et je n’ai plus la patience et la forme pour être dans un festival 2 jours de temps au complet à boire de la bière. Nous nous sommes donc pointés les 2 soirs vers la moitié ou les 2/3 de la journée. Et comme Météomedia sont dans les choux ces temps-ci (ils annonçaient 2 jours d’orage, et on a eu du soleil), c’était très agréable.

Non, pas de critique. Je parlerai plutôt d’Iron Maiden.

Ce qui est génial avec Iron Maiden, c’est qu’on est pas obligé de les aimer pour les trouver bons. Je connais plusieurs de leurs chansons, je les trouve incroyables, mais ce n’est pas mon style de musique. Ceci dit, j’étais très heureux de les voir. Je me dois également de vous faire part d’une remarque: Ceux qui avaient des chandails de Maiden étaient soit des vieux de la vieille, ou soit des tous jeunes, de 14-15 ans, ou soit entre les deux. Tout le monde peut aimer Maiden.

Feux d'artifices pendant le spectacleIls ont offert une performance énergique. Bruce Dickinson sautait partout, mais surtout, il s’adressait à nous en français. Aucun des groupes américains n’avait songé à ce tour de force, certains avaient appris par coeur à dire “Merci beaucoup” ou “Comment ça va?” pour l’occasion. Mais Dickinson nous faisait carrément la conversation. Maladroitement, évidemment, en cherchant un peu ses mots. Mais j’aurai beaucoup de difficulté à oublier des phrases telles que “Bonjour Québécois! Vous savez que nous vous aimons beaucoup ce soir!”, “Nous allons être ici pour très longtemps. Et la prochaine fois que nous reviendront, ce sera avec un nouveau (sic) album. C’est un promis! (sic)”, et d’autres phrases que j’ai oubliées grâce au houblon.

Je trouve ça charmant, vraiment charmant. Oui, je fus charmé.

Évidemment, ils viennent d’Angleterre et le français est sans doute bien enseigné et assez utilisé. Et il n’a sans doute pas appris le français dans le seul but d’impressionner lorsqu’il est à l’étranger. Mais Bruce Dickinson avait une connaissance de base du français, que nous pouvions comprendre très facilement, et il l’a utilisé comme il le pouvait pour communiquer avec ses fans d’ici. Et il n’était franchement pas obligé! Les anglos de Montréal ont du râler… Mais les autres groupes étrangers ne se sont pas donné cette peine.

C’est bien plus que ne le ferait une vieille trousse Westmontaise qui prend le thé à 15h30 chaque jour après avoir épousseté son argenterie.

À un certain moment, pendant la chanson “The Trooper”, Dickonson a brandit un Union Jack pendant quelques instants. J’ai grincé des dents un peu, mais je me suis dit qu’on en était plus à cette époque, où le drapeau britannique était le nôtre. Et d’ailleurs, il est Anglais après tout, et a bien le droit à sa propre fierté.

Donc chapeau à la Vierge de Fer. Il me fait plaisir de les écouter en anglais. Je vais m’en souvenir longtemps.

À l’an prochain.

Comment c’est fait, le français?

Logo de Z-TéléQue ce soit ici ou hors-blogosphère, j’enfile souvent mon costume de Contracteur Destructif pour dénoncer des entreprises ou médias qui ne respectent pas ou qui négligent la langue française.

Par exemple, je suis le premier à dénoncer Musique Plus qui se content souvent de sous-titres remplis de fautes d’orthographe, plutôt que d’avoir recours à une traduction en bonne et due forme.

Mais je trouve aussi qu’on se doit de féliciter les entreprises et médias qui non seulement respectent le français (je l’ai déjà fait ici pour la Boutique EB), mais qui ont également recourt à des termes enrichis, moins connus, mais tout de même des mots terminologiquement on ne peut plus exacts.

Je pense ici à l’émission “Comment C’est Fait” présentée à Z-Télé. Bien que j’ai toujours douté de l’idée d’avoir Jean-Luc Brassard comme narrateur, le français et les termes utilisés n’en sont pas moins riches et diversifiés.

Comme il a souvent été démontré que dans certains domaines, la terminologie adéquate et en français est rarement utilisée. Par exemple, je pense ici à la formation en mécanique, ou parfois à l’informatique. Ceci dit, dans ce dernier domaine, j’ai eu moi même l’expérience d’une professeure (d’origine portuguaise) qui insistait pour que nous utilisions le français le plus possible dans notre programmation.

Comme je le dis souvent… plus ça va mal, mieux ça va. Plus le français est bafoué, plus les gens se lèvent pour le défendre. Tant mieux, mais ce n’est quand même pas ainsi que cela devrait se passer.

Les Québécois sont un peuple qui n’agit pas, mais qui réagit.

Il y a encore beaucoup à améliorer…

Loco Locass ont mal à la langue

Loco LocassDimanche dernier nous sommes allé au Grand Rassemblement du Mouvement Montréal Français, tel que prévu. Je croyais que Loco Locass feraient une prestation un peu plus longue, mais ils ont fait seulement 3 chansons. Qu’à cela ne tienne, c’était quand même très divertissant. Ils ont chanté une chanson qu’ils font souvent en spectacle, mais que je n’avais jamais vraiment remarquée: Malamalangue. Mais en cette journée de la défense du Français à, elle m’a vraiment touchée.

En voici donc un clip en spectacle, suivi des paroles :

Malamalangue

Peuple à la mer
À la merci des courants
Qui n’est pas au courant
Dont la langue à vau-l’eau
Navigue entre deux eaux
Dont la culture dérive au large des rives
D’un incontinent mercantile

Quand il S’agit de s’agiter sache
Que les Loco Locass occupent la place
Jacassent avec audace et cassent la glace
En dénonçant la menace
Qui sévit sur la masse

C’est assez sérieux
Plutôt pernicieux
On croirait au complot tacite de la nation
Car aucun ne s’indigne de la situation
Dans la symphonie multiculturelle de Trudeau son rêve était beau
La voix franco-aphone est noyée sous le son du sax Anglo-saxon

-Tabarnak ’sont 300 millions « Pendant qu’un
Néo-Québécois de souche se tire une bûche
Un autre Anglo Klaxon sac’ son camp »

Notre syntaxe est en voie d’extinction
Minée Contaminée Déterminée
Par Shakespeare et ses sbires
Y’ a pas d’quoi rire
Car j’ai malamalangue

À court de discours
Je me dis cours toujours
Jour et nuit aucune dichotomie
C’est la grande noirceur qui sévit
C’est vite dit Précis Concis
Bref : mon pays est loin de la Laconie

Honnie, bannie, c’est comme chercher Charlie
Où est ma langue ? Où est mon esprit?
Où suis-je? Qui suis-je? Où vais-je? Où vis-je?
L’insidieuse érosion du langage et ses suites me terrifient

Je suis l’homme calcaire en beau calvaire
Devant les assauts séculaires d’une mer qui me sape les pieds
Y’ m’ pogne des fois des envies d’hermétisme à l’extrême
Une néo-nipponnerie
Une genre de juiverie

Mais j’vivrais mal d’être jugé lepéniste
N’empêche qu’au bouche-à-bouche
Ma langue mal embouchée couche
Avec le butcher
J’en embrasse large mais je couche
Mes mots pour 7 millions de cocus sans colonne verbale
Avale mon venin mollusque, suce jusqu’
À ce que t’en tire un antidote
Qui dotera ta glotte
Pour le french universel

J’ai rien contre l’orgie romaine, man
Mais j’ramonne personne en franglais
C’est pas vrai ou faux
Je m’en fous
Mon parti est pris
Tu l’auras compris
Ma rage contre la machine est une mutinerie contre le mutisme
Ce séisme tranquille

Je m’infiltre, effronté
Forcé de fitter dans la foulée de ces fous paroliers
Qui mettent flamberge au vent
À tout moment
Pour défendre leur langue
Avant qu’exagérément exsangue
Elle pende Comme une sorte
De langue morte (Langue d’Oc) OK
Je te l’concède
On est un peu cons et on cède
Nous aussi à la tentation
De parsemer not’ tchatche locass
Du langage des fat ass
Un petit cool par-ci, beat par là
Whatever man, we speak like we …
« Speak white » Wouanh!

J’ai la voix blanche à trop m’être tu
au silence Blanches négresses et nègres blancs
Nos mots sont des balles à blanc Pan!
Beaucoup de bruit pour rien car le lendemain
JE ME SOUVIENS de rien

Aphasie, avachi Chie dans son froc de french frog
Vagissant piternellement
Le Québec de lièvre n’en finit pas de naître… pas
Ceux qui tracèrent la trachée d’une voix
Qui n’a pas la portée d’un crachat
J’ mâche pas mes mots
C’est pas d’ la mash potato
Sache que les Loco Locass
Sont des koubraüss qui causent et qui haranguent
Ce qui leur cause des mots sur le bout de la langue

Tous et toutes, professeurs, citoyens
Animateurs de Musique Plus et politiciens
Je nous accuse au tribunal de la conscience
D’avoir immolé le français sur l’autel de l’indifférence
Malgré que le combat soit perdu d’avance
Même en France Nous défendons notre patrie contre l’anglosphyxie
Tel que le firent les Phrygiens face à l’Empire Romain
Nous avons pris le maquis linguistique
Et opposons à l’Amérique une résistance lyrique
Notre tactique est unique et consiste en la verbalistique
Nous faisons flèche de tout mot
Nos arbalettres envoient des carreaux lexicaux
Au macrophone, les Loco détonnent
Et proposent, entre autres choses
Une prose qui ose et qui désankylose

2X
Si texturé soit-il
Ton texte doit expliquer le contexte de ton cortex car
Sans sens le son n’est que sensation
Mais sans son le sens est sans action

Grand Rassemblement du Mouvement Montréal Français

Mouvement Montréal FrançaisLe dimanche 8 juin prochain aura lieu un grand rassemblement du Mouvement Montréal Français, pour crier un grand OUI au Français comme langue commune.

C’est à 13h30 au parc Jeanne-Mance, à Montréal évidemment. Seront présents les artistes et personnalités suivants:

  • LOCO LOCASS
  • Emmanuel Bilodeau
  • Luc Picard
  • Yves Lambert et le Bébert Orchestra
  • Syncop

Ça va être très amusant, alors c’est un rendez-vous!

rassemblement

“Vas pas-là, c’est plein de Québécois!”

Qu’est-ce qu’il faut pas entendre!

Ahh la FranceQuand on a un collègue de travail originaire de France, on peut en entendre des vertes et des pas mures. Mon collègues habite ici depuis peu, mais sa tante (enfin, l’épouse de son oncle) est une anglophone habitant Westmount.

Avant qu’il ne déménage ici, sa gentille tante a pris soin de lui faire un beau portrait des Québécois: Ils n’ont pas de classe, ils mangent que de la poutine (ne mange jamais cela c’est dégueulasse), et en plus ils parlent français.

Il faut noter que la gente dame a daigné apprendre son premier mot de français qu’après 25 années de vie à Montréal

Lorsque mon Français est donc déménagé à Montréal, sa tante lui a demandé où il habitait, puisqu’il avait décidé de ne pas aller à Westmount, au grand dam de la dame. “Coin Jarry et St-Denis“, lui répondit-il.

Ah mais non, c’est pas bon! C’est plein de Québécois à c’t’endroit!

Dire que ça a le droit de vote !

Blague du jour

Squelette de chatLe même collègue français nous en a raconté une bonne ce midi. Il a déjà entendu parler que ça existe encore les pompiers qui se font déranger par des mère-grands parce qu’un chat est grimpé dans un arbre et ne veut pas redescendre.

Et parait-il qu’un pompier a eu l’excellente idée de répondre ce qui suit :

Madame, avez-vous déjà vu ça un squelette de chat dans un arbre? Non? Bon!

Moi je la trouve très très drôle !