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Perles du moment

L'Aérogel... vous comprendrez plus tard.

L'Aérogel... vous comprendrez plus tard.

Je me suis toujours retenu d’écrire de très cours billets ne contenant que de courtes observations, de peur de devenir redondant et/ou ennuyeux, mais je me rend compte que finalement, quand je me retiens, ben je n’écrit presque plus.

Voici donc une compilation de toutes ces petites choses que je n’ai osé publier récemment. Je vous promet de faire un effort à l’avenir ;)

  • Tout d’abord, je me suis senti poète récemment. En réfléchissant à bien des sujets qui étaient d’actualité dans les dernières années, j’ai cru bon apporter ma contribution au joyeux monde des maximes et expressions. J’ai donc ajouté une touche de sarcasme à une maxime bien connue pour expliquer la manière dont je vois un certain problème propre au Québec. Le résultat fut « À Rome, faites comme les Romains. Au Québec, faites comme chez vous. » Je me suis trouvé très drôle, mais combien juste.
  • En écoutant l’émission La Revanche des Nerdz à la chaîne Z Télé, émission animée par le très drôle fougueux enjoué animateur François-Étienne Paré, j’ai eu l’occasion de voir le geek en moi crouler de rire. En effet, alors que l’équipe de l’émission démystifiait la relation entre les différents systèmes d’exploitation et leurs usagers, ils ont défini Linux ainsi : « Linux est un système d’exploitation pour ceux qui se battent contre le système et contre l’exploitation. » Très drôle, et combien déroutant de rire ainsi en regardant Z Télé.
  • Sur une note plus sérieuse, alors qu’un collègue et moi parlions de la fâcheuse habitude des émissions de nouvelles à interviewer des gens dans la rue, nous en sommes venu à cette conclusion (rassurez-vous, elle ne venait pas de nous à l’origine… plusieurs en arrivent à cette conclusion) : « Ce qui est merveilleux de notre époque est que tous peuvent dire ce qu’ils veulent sur n’importe quoi. Ce qui mauvais de notre époque est que tous peuvent dire n’importe quoi sur ce qu’ils veulent. »
  • Et, presque live, nous avons convenu, moi et les gens qui m’entourent en ce moment, que Josée Verner, (dont la principale composante du cerveau se compare à l’aérogel, ce produit isolant innovateur fait de 98% d’air), se promenait sans doute en Volkswagen décapotable. Ce n’est pas vraiment drôle, mais je ne l’imagine pas autrement.

Alors voici. Je vous tiendrai à jour sur mes autres observations dès que je le peux.

Colonisation en quelques leçons

AssimulexpressAujourd’hui je suis arrivé assez tôt au boulot. Ça m’arrive souvent, et je ne suis normalement pas le premier. Mais aujourd’hui il n’y avait qu’un collègue déjà présent, et ce n’est pas celui qui se pointe le plus tôt normalement.

Il m’a expliqué qu’il était rentré tôt car cet après-midi, il doit passer son test de citoyenneté Canadienne. Ça fait 6 ans qu’il est ici, et le temps est venu de faire preuve qu’il est un membre respectable de notre “pays”. Il m’a donc montré le petit livre Regard sur le Canada qu’on lui a fourni, afin qu’il étudie et se prépare pour cet examen. L’une des pages ressemblaient un peu à ça :

Exercice :

1- Qui est l’actuel gouverneur général du Canada? Quel est son rôle? _______________________

2- Qui est l’actuel Premier Ministre du Canada? ______________________

3- Quel est le parti d’opposition? ____________________

En général, avec ce qu’il m’a raconté, ça ressemble pas mal à tout ce qui nécessaire pour faire un bon petit colonisé. Je peux comprendre que le Canada n’a pas eu l’idée de faire un bouquin différent pour chaque province. Et bien que plusieurs de mes concitoyens ne pourraient même pas répondre aux 3 questions ci-haut, je trouve quand même un peu exagéré qu’autant d’emphase soit mis sur la Reine. La Reine par-ci, la Reine par là.

Bien sur, nous ne nous sommes pas encore débarrassé d’elle. Mais qu’est-ce qu’un immigrant va aller croire en voyant toutes les structures de loi et du gouvernement qui se situent sous une grosse couronne, comme on peut le voir ici et ? On ne manque pas non plus l’occasion de vanter le nombre de Québécois qui sont bilingues…

Et que dire du serment de citoyenneté et de l’affirmation solennelle!  Je vais renvoyer mon déjeuner…

Enfin bref, tout ça pour vous dire que mon collègue en question m’a dit “Écoute, je sais ou en laisser et ou en prendre… Ça fait 6 ans que je suis ici… Je vais écrire ce qu’il faut pour avoir ma citoyenneté et après ce sera fini”. C’est quand même un peu plus rassurant.

Sinon, étrangement, le questionnaire qu’il aura à remplir n’est pas sans intérêt. Même s’il couvre l’histoire du Canada, je suis convaincu que plusieurs d’entre vous ne pourraient pas répondre à bien des questions. Essayez par vous même. Si vous pouvez répondre à toutes les réponses, je vous admire, mais en même temps, si vous répondez sincèrement en croyant tout ce que vous écrivez, je ne sais pas ce que je vais vous faire! :)

Bon test!

Montréal-Nord, ce n’est pas pire qu’en Suède…

ÉmeuteSuite aux événements qui eurent lieu à Montréal Nord il y a deux semaines, je me suis rappelé d’un court reportage qu’une chaîne américaine avait tourné en Suède à propos de certains problèmes qui font rage là-bas. Des problèmes qui ressemblent un peu à ce qu’on a ici.

Je ne suis pas certain que la comparaison soit vraiment pertinente, à bien y réfléchir. Mais je pense qu’il vaille quand même la peine d’aller voir ailleurs ce qui se trame. Après tout, est-ce qu’on ne se fait pas toujours dire qu’il faudrait prendre exemple sur les pays scandinaves? Eux aussi ont des quartiers défavorisés, où il y a une vaste majorité d’immigrants, et qui attirent l’œil des médias.

Le reportage raconte qu’en Suède, certains quartiers ont, comme ici et dans n’importe quelle grande ville de l’occident, une proportion plus élevée d’immigrants, et que ces quartiers sont souvent plus dangereux, ou disons plus inquiétants. Des quartiers où la police n’ose pas aller avec une seule voiture, et où les ambulanciers se font dire qui emporter et qui laisser mourir. Des quartiers où seulement 2 élèves d’une école de 1000 étudiants sont d’origine suédoise.

Comme il s’agit d’un reportage américain, on peut probablement penser qu’ils n’ont gardé que le pire, et que dans bien d’autres endroits, ce n’est pas si mal que cela. Bref, essayez d’en prendre et d’en laisser. Mais c’est tout de même intéressant. Ceux qui connaissent un peu mieux la situation en Suède sont les bienvenus pour nous éclairer…

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La discrimination positive, c’est encore de la discrimination

Discrimination PositiveDésolé, chers lecteurs, si je vous ai négligés ces derniers temps. Nous avons beaucoup de boulot au bureau, et mes pauses qui servaient normalement à composer mes textes servent vraiment à me reposer.

Je vais aujourd’hui vous entretenir d’un sujet à propos duquel j’ai forgé mon opinion il y a un bon moment, mais qui a récemment refait surface alors que je discutais en ligne avec ce cher Alex, alias Le Satellite Voyageur. En fait, je lui expliquais qu’à l’endroit où je travaille, il y a un employé gai qui a probablement pu profiter de cet avantage pour accéder à un poste très particulier dans un projet où nous avons justement à tisser des liens avec la communauté homosexuelle.

Je me suis donc demandé s’il avait accédé à ce poste avec le temps, ou s’il avait directement appliqué pour ce poste qui, quand même, lui va comme un gant. Car je n’imagine pas une annonce d’entreprise disant “Entreprise cherche gai pour tel poste“, pas plus que je n’imagine un CV avec la mention “Autres informations pertinentes : Je suis homosexuel“. Mais je me dis que, comme il n’y a qu’une femme pour comprendre une femme (et on pourrait en énumérer d’autres), personne n’est mieux placé qu’un gai pour comprendre ce qu’aiment les gais… Ce poste est tout à fait pertinent pour lui, et je suis convaincu qu’il ne s’agit pas là de discrimination positive.

Mais parlons-en, de discrimination positive. J’ai réfléchi ce matin, en roulant jusqu’au boulot. J’ai la légère impression que profit ne va pas avec discrimination positive. Je travaille pour une entreprise dont le but est entièrement lucratif. Ils engagent les meilleurs, afin de rester les meilleurs. Je travaille avec un programmeur d’origine haïtienne, un autre d’origine maghrébine, et troisième d’origine roumaine. Et je sais que s’ils sont mes collègues de travail, c’est parce qu’ils étaient les plus compétents pour combler le poste. Et ils le sont, croyez-en mon expérience.

Cependant, pour avoir déjà travaillé pour un Ministère québécois lors d’un emploi d’été, j’ai bien évidemment remarqué qu’il y avait là de la discrimination positive. Or, il ne s’agit pas ici d’une entreprise à but lucratif, mais bien d’un service public. Le but n’étant pas de faire de l’argent, on sacrifie des “meilleurs” pour engager des “discriminés”. Je crois que c’est un peu de notoriété publique, mais je n’ai pas fait de recherches très poussées à ce sujet, je dois l’admettre. Ce ne sont ici que mes observations personnelles.

D’ailleurs, Jean Charest a lui même fait preuve d’un évident coup de discrimination positive lorsqu’il a monté son cabinet, donnant 50% des ministères à des femmes.

Comprenez-moi bien. Je n’ai rien contre le fait que des femmes soient ministres, je trouve même cela très bien. Mais qu’elles le soient parce qu’elles sont les meilleures pour le poste, et non pour attirer la sympathie de l’électorat féminin. D’ailleurs, Charest n’a pas réussi à berner Janette Bertrand, grande dame très respectable qui a toute mon admiration. Elle a dit, devant les micros “Monsieur Charest, dites à tout le monde quelles sont les vraies raisons qui vous ont poussé à faire cela”. Ce ne peut être que le capital politique.

Si je m’attarde un peu à l’autre côté de la médaille, je dois en convenir que certains profitent véritablement de la discrimination positive. Par exemple, un québécois d’une origine étrangère peut certainement avoir un poste prestigieux ici, alors que chez lui il serait condamné à la misère. Tout cela parce qu’il est écrit dans quelque nuage qu’on doit engager un certain pourcentage d’immigrants dans la fonction publique. Ce n’est pas mal en soi, si la personne s’en accommode et n’a pas trop d’orgueil…

Mais autrement, il y a certainement des gens qui sont “visés” par la discrimination positive et qui tentent de comprendre le message véhiculé par un tel moyen. Que peut donc comprendre quelqu’un qu’on engage parce qu’il est immigrant, gai, ou autre? Je me permets de vous énumérer les messages qui, je crois, sont diffusés par la discrimination positive :

  • Tu n’étais pas notre premier choix
  • Nous t’avons choisi, mais ce n’est même pas parce que tu es le meilleur
  • Tes compétences sont moins importantes que ce qu’on peut voir à l’oeil nu
  • Nous n’avions pas vraiment besoin de toi, mais c’est bon pour notre image
  • La couleur de ta peau ou ton orientation sexuelle ou ton sexe a été un critère déterminant lors de ton embauche
  • Nous aurions pu prendre le meilleur, mais nous économisons en t’embauchant
  • Nous ne réussissons pas à naturellement faire preuve d’ouverture, ton rôle est donc la preuve de notre ouverture

Je soutiens donc qu’en 2008, il n’y a plus de doute que les néo-québécois d’origines africaine, maghrébine ou asiatique, ainsi que les homosexuels, les femmes et les handicapés physiques ont tous le même potentiel d’intelligence, de détermination et de volonté. S’ils sont au Québec, ils ont tous accès à l’éducation (pour le moment…), et ont chacun la chance de devenir les meilleurs dans un métier qui les passionnent.

Ils peuvent tous devenir des sommités s’ils en ont le courage, et au moins convaincre par leurs efforts qu’ils sont le meilleur choix possible pour un employeur. Dans le milieu de travail, si l’on doit être en compétition contre les autres (ce qui est normalement sain…), que ce soit en affrontant les compétences et les connaissances des nos concurrents, et non la couleur de leur peau ou leur orientation sexuelle.

L’égalité et l’équité, c’est aussi de pouvoir compétitionner et avancer dans la vie avec les mêmes critères. Il s’agit de s’assurer, en tant que société, de continuer dans cette direction, et de cesser de regarder en arrière.

On m’a volé mon avis sur l’intégration des immigrants

Tiens, je me suis dit qu’un jour j’écrirais sur le phénomène des immigrants qui n’adoptent pas le français mais l’anglais comme langue d’intégration. Mais quelqu’un l’a déjà fait avant moi.

C’est quand même rassurant de se rendre compte, en lisant la blogosphère, qu’on est sur la même longueur d’ondes que certains ex-politiciens ou autres intellectuels.

Donc, Joseph Facal, sur son blogue, résume assez bien ce que je pense du sujet, dans un billet intitulé La babélisation du Québec. J’y ai également apporté mon propre grain de sel