Equilibrium est un groupe allemand très original, alliant le heavy métal avec l’ambiance folklorique et épique. J’ai été fort heureux de voir que leur originalité ne se limitait pas qu’à la musique, mais qu’elle s’étendait également à l’univers visuel.
Ce groupe a récemment lancé un album, et le clip de la chanson “Blut Im Auge” (littéralement “Sang dans les yeux“) est tout à fait novateur. Tout au long du clip, on a l’impression de parcourir un parchemin qui est sans cesse souillé de taches d’encre et de sang, à travers lesquelles l’on voit les membres du groupe performer à leur instrument respectif.
Dimanche dernier nous sommes allé au Grand Rassemblement du Mouvement Montréal Français, tel que prévu. Je croyais que Loco Locass feraient une prestation un peu plus longue, mais ils ont fait seulement 3 chansons. Qu’à cela ne tienne, c’était quand même très divertissant. Ils ont chanté une chanson qu’ils font souvent en spectacle, mais que je n’avais jamais vraiment remarquée: Malamalangue. Mais en cette journée de la défense du Français à, elle m’a vraiment touchée.
En voici donc un clip en spectacle, suivi des paroles :
Malamalangue
Peuple à la mer
À la merci des courants
Qui n’est pas au courant
Dont la langue à vau-l’eau
Navigue entre deux eaux
Dont la culture dérive au large des rives
D’un incontinent mercantile
Quand il S’agit de s’agiter sache
Que les Loco Locass occupent la place
Jacassent avec audace et cassent la glace
En dénonçant la menace
Qui sévit sur la masse
C’est assez sérieux
Plutôt pernicieux
On croirait au complot tacite de la nation
Car aucun ne s’indigne de la situation
Dans la symphonie multiculturelle de Trudeau son rêve était beau
La voix franco-aphone est noyée sous le son du sax Anglo-saxon
-Tabarnak ’sont 300 millions « Pendant qu’un
Néo-Québécois de souche se tire une bûche
Un autre Anglo Klaxon sac’ son camp »
Notre syntaxe est en voie d’extinction
Minée Contaminée Déterminée
Par Shakespeare et ses sbires
Y’ a pas d’quoi rire
Car j’ai malamalangue
À court de discours
Je me dis cours toujours
Jour et nuit aucune dichotomie
C’est la grande noirceur qui sévit
C’est vite dit Précis Concis
Bref : mon pays est loin de la Laconie
Honnie, bannie, c’est comme chercher Charlie
Où est ma langue ? Où est mon esprit?
Où suis-je? Qui suis-je? Où vais-je? Où vis-je?
L’insidieuse érosion du langage et ses suites me terrifient
Je suis l’homme calcaire en beau calvaire
Devant les assauts séculaires d’une mer qui me sape les pieds
Y’ m’ pogne des fois des envies d’hermétisme à l’extrême
Une néo-nipponnerie
Une genre de juiverie
Mais j’vivrais mal d’être jugé lepéniste
N’empêche qu’au bouche-à-bouche
Ma langue mal embouchée couche
Avec le butcher
J’en embrasse large mais je couche
Mes mots pour 7 millions de cocus sans colonne verbale
Avale mon venin mollusque, suce jusqu’
À ce que t’en tire un antidote
Qui dotera ta glotte
Pour le french universel
J’ai rien contre l’orgie romaine, man
Mais j’ramonne personne en franglais
C’est pas vrai ou faux
Je m’en fous
Mon parti est pris
Tu l’auras compris
Ma rage contre la machine est une mutinerie contre le mutisme
Ce séisme tranquille
Je m’infiltre, effronté
Forcé de fitter dans la foulée de ces fous paroliers
Qui mettent flamberge au vent
À tout moment
Pour défendre leur langue
Avant qu’exagérément exsangue
Elle pende Comme une sorte
De langue morte (Langue d’Oc) OK
Je te l’concède
On est un peu cons et on cède
Nous aussi à la tentation
De parsemer not’ tchatche locass
Du langage des fat ass
Un petit cool par-ci, beat par là
Whatever man, we speak like we …
« Speak white » Wouanh!
J’ai la voix blanche à trop m’être tu
au silence Blanches négresses et nègres blancs
Nos mots sont des balles à blanc Pan!
Beaucoup de bruit pour rien car le lendemain
JE ME SOUVIENS de rien
Aphasie, avachi Chie dans son froc de french frog
Vagissant piternellement
Le Québec de lièvre n’en finit pas de naître… pas
Ceux qui tracèrent la trachée d’une voix
Qui n’a pas la portée d’un crachat
J’ mâche pas mes mots
C’est pas d’ la mash potato
Sache que les Loco Locass
Sont des koubraüss qui causent et qui haranguent
Ce qui leur cause des mots sur le bout de la langue
Tous et toutes, professeurs, citoyens
Animateurs de Musique Plus et politiciens
Je nous accuse au tribunal de la conscience
D’avoir immolé le français sur l’autel de l’indifférence
Malgré que le combat soit perdu d’avance
Même en France Nous défendons notre patrie contre l’anglosphyxie
Tel que le firent les Phrygiens face à l’Empire Romain
Nous avons pris le maquis linguistique
Et opposons à l’Amérique une résistance lyrique
Notre tactique est unique et consiste en la verbalistique
Nous faisons flèche de tout mot
Nos arbalettres envoient des carreaux lexicaux
Au macrophone, les Loco détonnent
Et proposent, entre autres choses
Une prose qui ose et qui désankylose
2X
Si texturé soit-il
Ton texte doit expliquer le contexte de ton cortex car
Sans sens le son n’est que sensation
Mais sans son le sens est sans action
J’écris d’abord ce petit billet matinal pour Num, à qui je l’avais promis. Chose promise, chose due.
Il s’agit d’un faux vidéoclip. Un illuminé a pris un vieux vidéo du groupe disco danois Seebach, et a superposé le tout avec la chanson “Hammer Smashed Face” du groupe death metal Cannibal Corpse. On s’en fout si le gars ne chante pas, c’est juste complètement poilant de voir les musiciens se faire aller sur cette chanson, sans compter la tronche du chanteur. Ahaha je n’en reviens pas encore.
Ce matin, j’ai reçu un courriel de Youtube (ah tiens, c’est vrai j’ai ouvert un compte là dessus y’a plus d’un an…). Un compagnon militant m’a envoyé un vidéoclip de la très colorée Björk.
Comme vous le savez, je suis amateur de métal lourd provenant principalement d’Europe du nord et de Scandinavie. Je n’ai que très rarement écouté l’oeuvre de l’islandaise Björk. Mais je sais bien d’autres choses d’elle. Par exemple, son nom complet, Björk Guðmunsdóttir, nous informe qu’elle est la fille d’un certain Guðmun. En effet, les islandais n’ont pas de nom de famille, ils sont l’une des rares nations à encore se donner le nom de « Fils de Untel » ou « Fille de Untel ».
Ce que je ne savais pas, par contre, c’est qu’elle a récemment fait une chanson qui s’intitule « Declare Independance ». Dans ce clip, vraiment tordu comme toujours, elle scande des encouragements à un peuple quelconque afin qu’il déclare sa propre indépendance. J’imagine qu’on peu en conclure que, tout comme Loco Locass, elle est pour toutes les indépendances.
Les paroles ne sont pas très profondes, et la musique est plutôt redondante. Mais on finit par s’y faire, même si nous n’y sommes pas habitués.
Je vous laisse donc en compagnie du clip et des paroles de cette chanson.
Declare Independance
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Start your own currency!
Make your own stamp
Protect your language
Declare independence
Don’t let them do that to you
Declare independence
Don’t let them do that to you
[x4] Make your own flag!
[x6] Raise your flag!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Damn colonists
Ignore their patronizing
Tear off their blindfolds
Open their eyes
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
With a flag and a trumpet
Go to the top of your highest mountain!
[x6] Raise your flag!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!
Declare independence!
Don’t let them do that to you!