Archives pour mars, 2008

mar 19 2008


Le Détracteur Constructif

Ces tatas qui insistent pour vous faire tata…

Un sujet léger aujourd’hui, doublé d’une anecdote tout ce qu’il y a de plus banale, mais qui a alimenté entre Noisette et moi de longues discussions futiles mais combien poilantes (ça, ça veut dire «rigolo»).

Il y a quelques mois, Noisette et moi étions en voiture sur une artère de Montréal, direction centre-ville. À un certain moment, alors que nous patientons à une lumière rouge, nous entendons klaxonner. «Encore un énervé qui est pressé d’aller faire de l’overtime» nous sommes-nous dis.

Mais ça recommence de plus belle, et ça n’arrête pas.

Un fou. Ça ne peut-être qu’un maniac du volant. Finalement, la lumière redevient verte. Je laisse ma douce à son travail et je me dirige vers le miens. Au courant de la journée, je reçois par courriel un message d’un très ancien collègue de travail.

Hey! Je t’ai vu ce matin sur telle rue, je t’ai klaxonné pour te saluer mais tu ne m’as pas regardé!

Bon, pour les personnes qui sont responsables de telles situations (prière de ne pas le prendre trop personnel hein!), rentrez-vous cette liste numérotée dans la tête :

  1. Personne n’a envie de se faire klaxonner pour ÇA!
  2. Quand vous klaxonnez quelqu’un, les automobilistes autour vous regardent, et quand ils se rendent compte que c’est pour attirer l’attention de quelqu’un d’autre, ils doivent se dire «Non mais qu’est-ce qu’il attend pour réagir et lui fermer la gueule, et veux-tu bien me dire avec quelle sorte de tache il se tient, lui?»
  3. C’est automatique, dès que la personne se retourne avec une face de «Voyons, y va tu se calmer lui?», la première chose qu’il a envie de voir ce n’est pas nécessairement un sourire idiot accompagné d’une gestuelle insignifiante.
  4. Imaginez la gêne quand, après avoir enduré le klaxon pendant 30 secondes, la personne est obligée de répondre pour bien paraitre et se sent grosse comme un schtroumpf dans ses culottes parce que tous les autres automobilistes le fixent avec dédain et mépris.
  5. Tous les jours si vous prenez l’autoroute 20, la 40, la 132, la 15, ou je n’sais quelle autre chemin, vous roulez sur la même rue que bien des gens que vous connaissez et vous n’en faites pas de cas. Et C’EST PAS PLUS GRAVE QUE ÇA!
  6. Si la personne ne vous reconnait pas, vous avez l’air de l’imbécile du siècle.
  7. Est-ce que je fais ça, moi, klaxonner les gens pour leur faire tata? Non? BEN C’EST ÇA!

Maintenant. si vous me permettez, je vais vous faire une petite suggestion. Attendez d’être au même niveau de votre connaissance à une lumière rouge, et attendez qu’il vous regarde. Là, peut-être qu’il vous fera tata! Peut-être même que c’est lui qui vous klaxonnera et qui aura l’air fou. Vous aurez, pour une fois, sauvé la face!

Merci de votre attention!

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mar 18 2008


Le Détracteur Constructif

Quelques fleurs fanées pour Yolande James

Aujourd’hui, il ne sera pas dit que le Détracteur Constructif ne représente qu’un apport quotidien de cynisme et/ou de mauvaise foi! Bon? Hein? D’accord? Je sais reconnaitre la bonne volonté quand je la vois, même si c’est selon mes propres critères personnels, et même si les résultats ne s’annoncent pas nécessairement concrets.

Ce matin, alors que je roulais vers le bureau et que j’écoutais l’émission de Paul Arcand (le démagogue qui m’énerve le moins… c’est un peu comme notre mode de scrutin, t’écoutes le moins pire…), il y a eu une entrevue avec la ministre libérale de l’immigration Yolande James. Le sujet était l’immigration, mais le spectre du fait français planait fortement au dessus de nos têtes lors de cet interview.

Si presque tout le monde a récemment pu se plaindre du stoïcisme du parti libéral dans le dossier du français au Québec, je pense que quelques uns croiront pouvoir souffler un peu suite à ce que madame James propose. Bien que je sois fondamentalement et radicalement (les racines sont profondes) contre les libéraux provinciaux et fédéraux, ils ne peuvent quand même pas tout faire mal, hein? Ils essaient… quand même…

Le gouvernement du Québec accueillera 10 000 immigrants de plus d’ici 2010, si les Libéraux restent en place. Ça c’est le fait établi à partir duquel découle tout le reste, et ce n’est pas le sujet de mon billet. C’est que la ministre de l’immigration, pour assurer une bonne intégration de ces immigrants, propose 3 initiatives. Je vais donc vous répéter tout cela selon le point de vue de Mme James et expliquer pourquoi c’est une bonne idée, et d’en extraire les côtés plus faibles qui feront que ces mesures seront probablement inefficaces.

1. Un crédit d’impôt allant jusqu’à 30% du salaire (pour une année fiscale, j’imagine) du nouvel arrivant si son employeur lui paie un cours de français.

Le côté de la médaille de Mme James : Une pierre, deux coups! Non seulement l’immigrant pourra apprendre le français tout en travaillant (ce qui causait un problème avec les cours offerts par le gouvernement, les gens préféraient travailler plutôt qu’aller suivre ses cours), mais en plus, si cette méthode s’avère efficace, ça assurera une continuité du français dans le milieu de travail.

L’autre côté de la médaille : Je trouve ça assez excellent, vraiment, puisqu’il m’est personnellement tout à fait impossible d’être contre une plus grande place du français dans les entreprises… Mais on se fie ici sur l’idée que les entreprises vont baver en entendant «crédit d’impôt», mais absolument rien n’oblige une entreprise à les offrir, ces cours de français. Les entreprises qui se soucient du français au travail ont déjà des mesures afin de s’assurer qu’elle reste la langue utilisée. Les entreprises récalcitrantes qui, volontairement, ne se soucient pas du français comme langue de travail, ne seront pas nécessairement tentés de suivre cette avenue.

2. La possibilité d’apprendre le français avant même d’arriver au Québec

Le côté de la médaille de Mme James : Un cours par internet avec tuteur sera disponible pour tous ceux qui voudront commencer à apprendre le français avant venir vivre ici. Pour ceux qui n’ont pas accès à internet ou qui préfèrent un cours plus conventionnel, des contrats seront signés avec l’Alliance Française dans un multitude de pays pour des cours de français sur place.

L’autre côté de la médaille : C’est une bonne idée. Mais encore ici, on doit se fier sur la bonne volonté des futurs nouveaux arrivants. Et encore une fois, puisque c’est une simple suggestion, plusieurs en concluront que puisque ce n’est en rien obligatoire, c’est nécessairement une perte de temps et qu’ils ont mieux à faire. Sincèrement, je souhaite très fort que tous ces gens fassent preuve de cette bonne volonté et sautent sur cette belle occasion…

3. Éliminer la limite de 5 années pour prendre le cours de français du gouvernement

Le côté de la médaille de Mme James : En ce moment, les immigrants ont 5 ans pour se décider à prendre le cours de français offert gratuitement par le gouvernement. Après ça, trop tard, ils doivent payer. En éliminant cette limite de 5 ans, les personnes qui, pour une raison ou une autre, ne pouvaient pas apprendre le français dans les 5 premières années, pourront le faire n’importe quand.

L’autre côté de la médaille : J’imagine que vous me voyez venir… Oui, bon, mieux vaut tard que jamais. Mais encore, ceux qui n’auraient pas pris le cours dans les 5 premières années, je ne vois vraiment pas ce qui les presserait d’y aller par la suite. Déjà, la limite de 5 ans mettait une certaine pression, si on l’abolit, plus de pression du tout.

Ça fait que… c’est ça!

Je donne donc un 8/10 à madame Yolande James pour l’effort et la bonne volonté, mais l’autre 2/10 va à l’efficacité et au réalisme. Toutes ces idées auraient pu être tout à fait efficaces dans l’optique où il s’agirait d’obligations. L’obligation pour les entreprises de payer des cours en échange de 30% du salaire, par exemple, ne me semble pas du tout exagérée. Reste à voir si ce sont des projets qui resteront sur papier, ou s’ils seront vraiment mis en place. Et si c’est le cas, hé bien espérons pour le mieux… Sans blague, j’espère un peu naïvement pour le mieux. Mais je me prépare quand même au pire.

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mar 17 2008


Le Détracteur Constructif

Le Banquier, précurseur du Vide de Patrick Sénécal

Catégorisé sous Actualité, Littérature, Médias

L’année dernière, j’ai dévoré le roman Le Vide de Patrick Sénécal. L’une des lignes directrices de ce roman raconte l’histoire d’un riche producteur, Maxime Lavoie, qui crée l’émission de télé réalité la plus exagérée qui soit appelée Vivre au Max, afin d’amasser le nombre le plus important de téléspectateurs.

L’idée derrière l’émission était de réaliser les rêves et fantasmes de quelques invités, des gens bien ordinaires.

Certaines voulaient casser la gueule de leur patron en direct à la télé, d’autres sauter dans une piscine remplie de cafards, ou encore se battre à main nues avec une femme, ou pouvoir chanter avec son groupe préféré. Tout cela devant une foule en délire, le cerveau complètement lavé, qui en redemande sans cesse.

Le but ultime de la chose : Après plusieurs saisons de Vivre au Max, organiser un ménage de société en massacrant éliminant le plus de téléspectateurs possible en direct au studio, et dans leurs maisons (grâce à des fidèles suicidaires précédemment recrutés et dispersés dans la province).

Voici où je veux en venir. Il n’est pas rare de regarder TVA et de tomber sur une publicité du Banquier. Moi qui aimait bien la version originale anglaise, qui est, disons-le, un peu plus sobre, j’anticipais un peu la version québécoise. Il m’est arrivé de regarder l’une des toutes premières émissions, mais sans plus.

Cependant, je me rappelle très bien, aux nouvelles TVA qui suivaient la première émission, d’avoir vu un topo en PRIMEUR qui montrait que « la madame Noire au Banquier s’était fait remarqué parce qu’elle criait comme une hystérique ». Je ne parlerai pas de convergence ici, mais avouez que c’est un peu prendre le monde pour des imbéciles.

Pas plus tard qu’hier, rien de bon à la télé. « Et Dieu Créa Laflaque » s’enligne pour me faire bailler d’ennui… je zap d’une chaine à l’autre… Une fois à TVA, je vois Julie Snyder qui présente un hurluberlu habillé en Elvis qui saute partout. Allons donc… c’est une blague? Je n’ai pu endurer ça que 20 minutes… 20 minutes de ma vie pendant lesquelles je n’ai pas réussi à me respecter…

Le « freak show réalité » que présentait l’auteur Patrick Sénécal devient de plus en plus réel, avec le Banquier. Contrairement à l’émission américaine (on son penchant anglo-canadien), ils n’y a qu’un participant par émission, alors que dans l’originale, si un participant perd (ou gagne) avant la fin de l’émission, le suivant arrive immédiatement, quitte à continuer l’émission suivante.

Mais surtout, il y a eu une ascension fulgurante au niveau de l’absurde dans Le Banquier, à un point tel que je suis convaincu qu’une personne normale, sans excès, n’a aucune chance de participer au Banquier version Québécor. Et je n’ai pas besoin de regarder l’émission, rien que les publicités! Un clown par ci, un nudiste par là, un schizo qui se prend pour Elvis… un ou deux transsexuels aussi?

Aussi, la seule émission que j’ai regardée était celle de la femme d’un pauvre gars qui voulait s’acheter une « pipine » (un excavateur, pour les francisés) depuis tellement longtemps, et la femme a finalement gagné 20$. À la fin de l’émission, Julie Snyder leur dit « Vous ne partirez pas les mains vides. Les gens de la compagnie [insérez le nom d’un vendeur d’excavateurs ici] ont regardé l’émission et vous offrent cette pipine gratuitement! ». L’émission étant pré-enregistrée et diffusée en différé, on aurait pu comprendre si elle avait dit « Regardez, on a léché les bottes d’un commanditaire… ». Mais non, elle devait dire « Un commanditaire a regardé l’émission ». Mais bon, rien de nouveau ici…

Enfin bref, comme disent les Zapartistes, si la richesse n’est pas bien distribuée, la connerie, elle, l’est à merveille. Est-ce un hasard si, en lisant Le Vide, j’ai toujours imaginé que l’antenne qui diffusait cette émission Vivre au Max était TVA? Ai-je aussi imaginé les zombies dans le studio du Banquier, qui criaient, sautaient et applaudissaient aux simagrées de ce guignole qui n’aurais jamais pu faire l’émission s’il n’avais pas eu cette légère déficience mentale qui le faisait se prendre pour Elvis?

Qu’attends-tu, Max?

Max agira sur les grands écrans du Québec, on ne sait quand… la date reste toujours à déterminer.

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mar 13 2008


Le Détracteur Constructif

PFK réussit à me rejoindre pour la première fois…

Il est extrêmement rare que je me sente interpelé par une publicité à la télévision. Le plus souvent parce que j’ai l’impression de ne jamais faire partie du public cible.

Public cible mâle dans les publicités télévisées au Québec :

Typique «invincible», gros cave dont la seule ambition dans la vie est de s’acheter un Hummer et pour qui l’enjeu national suprême est la position du Canadien dans la conférence de l’est…

Public cible féminin moyen dans les publicités télévisées au Québec :

Nunuche criarde adepte des soupers de filles à potins dont l’implication sociale se résume à ne s’acheter que des souliers à talons hauts pour abimer le moins de surface possible sur les trottoirs…

J’imagine donc que je ne suis pas le seul à ne pas se sentir visé. Mais là n’est pas vraiment le but de ce billet. En effet, l’une de ces publicités ridicules a réussi à me rejoindre par la bande, pour une fois…

En effet, PFK a récemment lancé une publicité appelée Wicked Crunch (sur les réseaux anglophones seulement, je crois) mettant en vedette un groupe de black métal fictif qui fait une prestation sur scène où le chanteur crache du feu. Finalement, après le spectacle, il mange un sandwich épicé PFK et le trouve trop épicé à son goût. Vous pouvez visionner cette publicité en suivant ce lien.

Je n’ai pas plus envie d’aller manger chez PFK. Je ne crois pas y avoir été plus de 5 fois dans ma vie entière. Mais comme je suis un fan de musique métal, j’ai trouvée cette publicité très accrocheuse. Évidemment, tout cela dépend de notre point de vue face à ce genre de groupe de musique. Si on les prend trop au sérieux (ou si, à mon grand désarrois, on en a peur), il est normal de ne pas bien réagir. Mais si comme la plupart des gens, et des métalleux aussi, on comprend le côté un peu humoristique de la chose, ça passe bien.

Le plus drôle dans tout cela, c’est qu’il y a également un concours Trouvez un nom à la chanson de Hellvetica (le nom du groupe fictif…) et gagnez une XBOX avec le jeu Rock Band.

Comme j’ai quelques amis et collègues de travail qui sont métalleux comme moi, on s’est bien amusé à trouver des titres ayant rapport au poulet et à la friture :

  • Chew On Satan (mon idée, et ma préférée. Si c’est pas épicé ça…!)
  • Grilled in the Underworld
  • The Taste of Fire
  • Eat chicken or burn
  • Fried beneath the 9th gate

Bref, tout ça pour vous dire que PFK a réussi à faire une publicité qui me rejoignait, et que je n’ai toujours pas envie d’y aller.

Si vous avez d’autres idées de titres, laissez-les en commentaire!

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mar 12 2008


Le Détracteur Constructif

Un petit bijou des Zapartistes

Je connais Les Zapartistes depuis un moment, mais disons que je n’a jamais eu la chance d’être témoin visuel d’un de leurs excellents coups sur scène. En parlant « humour engagé » avec un collègue de travail originaire de France, j’ai eu la subite idée d’aller voir si Les Zapartistes avaient du matériel audio ou vidéo sur leur site web.

C’est alors que je suis tombé sur la section « Écoutez pour voir » de leur site. Sur cette page, vous trouverez plusieurs extraits audio (dont leur fameux manifeste). Mais une capsule a particulièrement attiré mon attention. Elle s’intitule Mme Forget.

Empruntant l’air de Mme Thatcher par l’auteur compositeur interprète français Renaud, cette chanson explique le point de vue gauchiste à vis-à-vis les Partenariats Public-Privé et autres aberrations concernant l’intrusion du privé dans les sphères publiques.

Je vous invite donc à visiter cette section pour entendre la chanson Mme Forget, dont voici les paroles :

Mme Forget

Femmes ou hommes bien informés
Au Québec et puis ailleurs
Y’a personne qui croit que le privé
Pourra soulager le malheur

Et même ceux qui le soutiennent
En dénigrant les fonctionnaires
Le font pour que ça leur revienne
En dividendes d’actionnaires

Y’a plus personne sur la planète
Pour vraiment croire aux PPP
Y’a personne qui est assez bête
À part Monique Jérôme-Forget

Pourtant c’est clair que ces chiens
Qui veulent des privatisations
Quand ils disent que c’est pour notre bien
C’est qu’ils le veulent, et qu’ils l’auront

Mais on dirait qu’aux yeux de Monique
Rien de tout cela n’apparaît
Son aveuglement dogmatique
Fait bien l’affaire de Jean Charest

Son idole c’est madame Thatcher
Même si ses réformes ont merdé
Tout le monde l’a vu en Angleterre
À part bien sûr madame Forget

Voilà, j’espère que vous vous amuserez, moi je ne m’en lasse pas. En plus, il réussit assez bien son imitation de Renaud, non?

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