avr 07 2008


Le Détracteur Constructif

Laver son linge sale… sans linge sale

Publié à 8:11 sous la catégorie Divers, Tiroir à cochonneries, Tranche de vie

Une anecdote pour bien commencer la semaine.

Noisette et moi étions en train de prendre une marche par une belle fin de soirée d’été, l’an passé. Il faisait beau, chaud, et le soleil était couché. Alors que nous approchions d’une buanderie qui, étrangement, siégeait en plein milieu d’un quartier résidentiel, nous avons remarqué qu’elle était très étrange. À l’intérieur, des lumières qui n’éclairent pas trop, de très vieilles machines, rien de très rassurant quoi. Quelqu’un en sortait, un jeune adulte, l’air paniqué avec son téléphone cellulaire collé sur l’oreille. En passant près de lui, nous avons pu capter ce qu’il disait au téléphone :

Je sais que vous n’êtes pas responsable des vols, mais est-ce que vous pourriez vérifier sur la cassette de la caméra de sécurité? Faut absolument le trouver là, moi je fais quoi si j’ai pus un morceau de linge?

Nous avons eu bien de la difficulté à retenir notre fou rire. Bon, évidemment c’est pas très gentil de rire des malheurs d’autrui. Mais en même temps, combien de films, de téléromans, d’émission d’humour ont fait des topos sur des gens qui se faisaient piquer leurs vêtements, et qui les retrouvaient dans des friperies. Ne nous sommes-nous pas tous dit un jour «Voir qu’il y a encore des gens assez insouciants pour laisser TOUS leurs vêtements sans surveillance dans un endroit public» ?

De plus, si mon souvenir est bon, le quidam en question portait des vêtements du genre Tommy Hilfiger (sérieux, je ne sais même pas si c’est encore à la mode… je dis cela au hasard là…) avec les lunettes fumées et la casquette qui vont avec. Un peu dans le genre «Une laveuse/sécheuse je peux m’en passer, du moment que ma Honda Civic est modifiée.»

Bref, encore une leçon sur les priorités dans la vie des gens, et sur les choses qu’on a tellement répété que plus personne ne veut les prendre au sérieux. Souvent, il s’agit même de conseils que nous donnons aux autres, et que nous ne voulons pas appliquer à nous-mêmes parce que «nous ça ne nous arrivera pas».

Ben oui, ça finit toujours par arriver. À tout le monde

Un billet signé Le détracteur Constructif

7 commentaires

7 commentaires pour “Laver son linge sale… sans linge sale”

  1. MFLle 07 avr 2008 à 9:02 1

    Un peu dans le genre «Une laveuse/sécheuse je peux m’en passer, du moment que ma Honda Civic est modifiée.»

    HA HA HA!
    Ça c’est très drôle! Tout à fait l’idée que je m’en fait! Mais c’est tout de même étrange que ça ne lui soit pas arrivé dans une buanderie de Laval! (Méchante va!)

  2. Valerie Magiquele 08 avr 2008 à 5:12 2

    Ah… On les aime les gens de Laval avec leurs Civics modifiés.

    Sur une note plus jolie, mon idole à vie pratique ce métier pour survivre à la jungle de la vie, oui oui j’ai nommer la grande Marla Singer.

  3. Le Détracteur Constructifle 08 avr 2008 à 12:05 3

    @MFL : Oh oui, il avait un look Laval

    @Valérie Magique : C’est exactement à Marla Singer que je pensais lorsque je parlais de friperies

    Cliquez ici pour voir une image de vendeuse de linge de buanderies dans des friperies!

  4. Chocolyanele 08 avr 2008 à 4:48 4

    Morte de rire…

    J’peux pas croire qui a du monde qui fait ça, laisser ses trucs sans surveillance… Surtout à Montréal.

    Et j’ai bien aimé, moi aussi, la description du type. Y’en a trop des comme ça.

  5. Le Détracteur Constructifle 08 avr 2008 à 6:30 5

    @Chocolyane : S’il y en a tant, c’est qu’il y en a trop.

    Dans le sens que c’est très rebelle de faire partie d’une grosse bande où tout le monde est pareil on se sent SI unique!

  6. Y-manle 09 avr 2008 à 12:30 6

    ayant fréquenté une buanderie commune dans un bloc appartement où j’habitais il m’est arrivé de plier mon linge dans mon appartement une fois le lavage terminé et j’avais hérité d’un G-string. Ça surprend de voir ça dans sa pile de linge

  7. Le Détracteur Constructifle 09 avr 2008 à 12:41 7

    @Y-Man : Ahaha ça c’est plutôt original!

    Je me souviens aussi, quelques mois après avoir rencontré Noisette, elle habitait dans un tout petit logement dans un très gros immeuble à appartements avec une buanderie au sous-sol, avec vue sur le trottoir.

    Une fois en revenant d’une soirée, on se stationne et on marche vers son appartement. En jetant un coup d’oeil à la buanderie, on a remarqué qu’un tata avait étendu son linge tout partout sur les autres laveuses de la buanderie, parce qu’il n’avait pas eu de change pour la sécheuse!

    Non mais c’est un immeuble avec genre plus de 100 locataires… Ça s’appelle vraiment “prendre des chances”

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