déc 08 2008


Le Détracteur Constructif

Comment pêcher un bâtonnet de poisson

Publié à 3:04 sous la catégorie Humour, Tiroir à cochonneries, Tranche de vie

Comme je n’ai pas grand chose à dire ces derniers temps (c’est l’inspiration…), alors je me suis dit que ça serait rigolo de raconter une discussion complètement débile que nous avons récemment eue avec le Français. Ça c’est mon collègue de travail originaire de France, mais comme c’est maintenant un ami, je vais l’appeler le Français.

Tout cela a commencé alors que je racontais que je n’aime pas vraiment le poisson, c’est pourquoi je mange des bâtonnets de poisson, qui ne sont pas vraiment du poisson. En fait, je me trompais royalement…

Bâtonnets

Car nous avons convenu qu’en fait, le bâtonnet est un poisson de forme rectangulaire, donc qui a à peu près la forme que vous lui connaissez. Les bâtonnets vivent en banc, et comme ils n’ont pas de nageoires, ils coulent au fond de l’océan.

Les pêcheurs n’ont alors qu’à laisser un large filet au fond de l’océan, et attendre que les courants marins poussent les bâtonnets au bon endroit. Les pêcheurs remontent le filet et capturent ainsi des centaines de spécimens de poissons, dont des bâtonnets en quantité. Tous le contenu des filets est répandu sur une table de tri vibrante qui contient des trous de forme rectangulaires, de manière à ce que seuls les bâtonnets y tombent. Les bâtonnets sont donc isolés dans un bac, et le reste des poissons et autres crustacés divers qui ne sont pas mangeables (car on ne les retrouvent jamais panés) sont rejetés à la mer.

Comme ces poissons ont la peau faite de panure crue, inutile de la leur retirer, et aucune nageoire à enlever. Bref, direct dans l’huile à frire. Ça se fait très vite, et c’est sans douleur, ils aiment nager dans l’huile bouillante. Lorsqu’ils sont bien cuits, on les enferme dans de boîtes, on sacre ça au congélateur, et le tour est joué…

Le bâtonnet n’est pas non plus un animal très sociable, et c’est la raison pourquoi même Cousteau n’a pas réussi à en filmer. Ils fuient (d’une manière inconnue, car ils n’ont pas de nageoires) dès qu’ils voient le nez d’un être humain. Le seul moyen de pouvoir en observer un spécimen de près, c’est d’arriver nez à nez avec lui. Comme il est rectangle et qu’il a les yeux sur les côtés, il ne voit pas devant lui.

C’est quand même fascinant, la nature.

P.S. : Aucune drogue n’a été consommée avant ou pendant l’élaboration de cette histoire.
P.P.S : Bien hâte de voir qui va tomber sur ce billet en cherchant “Bâtonnet de poisson”

Un billet signé Le détracteur Constructif

10 commentaires

10 commentaires pour “Comment pêcher un bâtonnet de poisson”

  1. DarK Rémi oF DooMle 08 déc 2008 à 3:25 1

    Ces pertinentes constatations m’amènent ainsi à penser que les doigts de poisson sont des bébés bâtonnets. J’aimerais tant, moi aussi, que ma peau soit faite de pannure.

  2. Fredericle 08 déc 2008 à 4:28 2

    Ce petit billet me fait penser à une théorie contenue (ainsi que bien d’autres) dans le Guide du routard galactique de Douglas Adams. Le postulat est que dans un univers infini, il y a forcément une planète où vivent/poussent l’ensemble des objets nécessaires à la vie civilisée. Par exemple, il y a une planète où vivent les matelas à ressort, une pour les fauteuils Chesterfield, etc. Ainsi, on y explique la disparition des stylos-billes, de manière générale, par le fait que le stylo, sentant sa dernière heure venue, retourne vers sa planète natale employant pour ce faire les “trous dans l’espace”… Bref. Merci de nous rappeller qu’en terme d’étrange, la Nature bat tout, sauf peut-être la politique fédérale…

  3. Manxle 08 déc 2008 à 9:36 3

    Et la gastronomie… Je veux pas savoir qui est le premier à avoir cru que ce serait bien de faire pousser des champignons dans du fumier.

    Dans un même ordre d’idées, peux-tu nous expliquer comment ils mettent le caramel dans la caramilk?

  4. Manxle 08 déc 2008 à 9:49 4

    J’ai une théorie intéressante sur le caramilk (dsl du double-post).

    Les caramilks vivent au pôle Nord et, pour ne pas avoir froid, se promènent en groupes de 8 et portent un vêtement fait de papier doré. Ils sont très difficiles à trouver et le froid, comme vous le savez tous, les rend solides et invulnérables aux dents des prédateurs du Grand Nord, ce qui inclut les ours polaires et les lutins du Père Noël.

    Pour obtenir des caramilks, il faut donc une créature extrêmement robuste et cruelle. Il y a une cinquantaine d’années, le gouvernement a lancé le projet “Cadbury”, qui avait pour but de faire l’élevage de caramilks dans la réserve faunique du Père Noël, tout près du drapeau russe qui a été planté l’an dernier. Le plan Cadbury prévoyait de dresser une créature extrêmement grim pour pouvoir attraper les caramilks et les tuer, sans les abîmer. Pour cela, ils ont créé des commandos de caracajoux qui chassent les caramilks dans les réserves du Nord. Ces carcajoux pisteurs savent détecter les pistes de caramilk et peuvent passer trois jours sans dormir pour rattraper ces petites bêtes.

    Une fois la caramilk capturée, le carcajou la ramène dans un gros “boiler” près de l’étable des rennes de Noël. Sous l’effet de la chaleur, la caramilk devient tendre et son sang, qui est en fait un liquide visqueux orange et caramélisé, commence à s’activer. Mais comme la caramilk a déjà été cruellement achevée par la grimness du carcajou, elle ne le sent pas. On enveloppe ensuite la caramilk dans un emballage supplémentaire, et on la chippe aux gens à travers le monde, tout en leur faisant croire que la caramilk est issue de moules en chocolat entre lesquels on insère du caramel et des enzymes à température contrôlée pour que le caramel soit à l’état liquide, mais pas le chocolat. Si le monde savait ce que l’on fait avec la caramilk pour vrai, la PETA viendrait s’en mêler et ça pourrait causer des problèmes.

    Il y a d’ailleurs un problème avec les caramilks en ce moment. Avec l’arrivée de la fonte des glaces dans le Nord, la caramilk est à la veille de devenir une espèce menacée, comme les ours polaires. De plus, avec des températures plus chaudes, les carapaces de froid des caramilks s’affaiblissent, ce qui fait que certains carcajoux d’élevage ont commencé à pouvoir les ouvrir et les manger.

  5. Daz Hoole 09 déc 2008 à 1:50 5

    Bon, je viens de perdre un bon cinq minutes au travail à lire tout ça.

    Merci de m’avoir aidé à fourrer mon employeur!

  6. Le Détracteur Constructifle 09 déc 2008 à 2:21 6

    @Dark Rémi oF DooM: Oui, comme les Cheerios sont des miettes de beignes

    @Frederik: Ahah mais oui, car sinon, où trouverions-nous tous ces artifices? C’est quand même pas des inventeurs qui pondent tout ça hein! Ou des usines en Chine!

    @Manx : Beh, des champignons dans du fumier? Et dans ton 2eme commentaire, je crois remarquer que tu n’as pas mentionné qu’aucune drogue n’avait été consommée avant Dommage pour les Caramilks, mais au pire on aura des océans chocolatés… Du moment que les carcajous survivent…

    @Daz Hoo : Mon plaisir, c’est gratuit!

    Un commentaire du Détracteur Constructif

  7. Manxle 09 déc 2008 à 9:44 7

    Moui, le champignon de Paris (le classique de l’épicerie) a pour milieu de culture principal des piles de fumier de cheval.

    “Le support du champignon est le fumier de cheval, pas trop pailleux, provenant d’animaux travaillant beaucoup et bien nourris ; il ne doit pas être trop compact ni chargé d’ammoniaque.”
    http://environnement.ecoles.free.fr/champignon-de-paris.htm

    Et j’ai consommé une caramilk avant d’écrire l’article. Manx + Chocolat = Lutin farfelu.

  8. Perséphonele 09 déc 2008 à 10:10 8

    Tu parles! Moi je préfère les poissons avec des nageoires; j’aime quand ça se débat pendant la lutte. Tu vois l’image? Avec mes fines mains de fer blanc je les attrape et n’en fais qu’une bouchée. Miam. Ce qui vit dans l’eau est mouillé en plus.

  9. La Fêléele 10 déc 2008 à 12:40 9

    Ô mondiou! J’avais la même théorie pour les paquets de goberge, parce que j’étais conviancue que le goberge n’était pas un poisson mais plutôt un ramassis de restant d’usine de transformation de poisson.

    J’en veux encore à la personne qui a pété ma bulle en m’expliquant que le goberge était effectivement un poisson, décrissant donc ma théorie par le fait même. La vie est juste plus plate depuis ce jour. *soupir*

  10. Le Détracteur Constructifle 10 déc 2008 à 12:47 10

    @La Fêlée : Le goberge est une ignominie sans nom, jte jure! Ce n’est qu’un imposteur.

    Un commentaire du Détracteur Constructif

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