Comment être chanceux dans sa malchance

Comment être chanceux dans sa malchance

23 février 2009

Tranche de vie

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On ne peut pas dire que les premiers mois de 2009 ont été comme dans du beurre. C’est en fait l’un des pire débuts d’année qu’il m’a été donné de traverser. Malchance par dessus malchance. Voici donc 3 exemples assez concrets où la chance s’est pointé en retard au rendez-vous.

Vire-capot

En janvier dernier, alors que je conduisais sur l’autoroute 40 pour me diriger à mon travail, j’ai eu droit à toute une surprise. Le capot de ma voiture s’est soulevé pour aller taper sur mon pare-brise, m’obstruant presqu’entièrement la vue. Je tiens à préciser que je roulais sur la voie du centre!

Si la circulation n’avait pas été un peu congestionnée cette journée là, ça en serait peut-être fait du Détracteur. Je roulais seulement à environ 50km/h. J’ai pu regarder un peu sous le capot pour retrouver les lignes de l’autoroute et m’arrêter progressivement à peu près au centre de l’autoroute. Comme j’étais pas très loin du bouchon, ça n’avançait pas. J’ai pu sortir et remettre le capot (qui était à moitié arraché et qui était finalement tombé debout près de ma voiture) en place, à l’aide d’une descente du coude digne de la WWF.

Je n’ose même pas imaginer ce qu’il serait advenu si j’avais roulé à 90km/h… sans doute qu’un automobiliste innocent aurait reçu un capot en pleine tronche, et il se serait probablement ensuivi le carambolage du siècle.

Après une petite balade en CAA, ma voiture s’est retrouvée dans le garage de l’immeuble où mon père travaille. Après inspection du véhicule, nous avons convenu que le capot n’avait pas clanché suite à sa dernière ouverture, le loquet de sécurité était coincé car mal huilé et ayant été trop exposé au calcium.

Deux jours plus tard, après quelques coups de pied et deux nouvelles pentures, mon capot est de retour sur ma voiture.

Coût de l’opération : 50$ seulement pour les pentures, beaucoup trop de stress, et une occasion de détester le transport en commun à Montréal.

Les nerfs!

Depuis longtemps, je crois, je souffre d’angoisse. D’après mes souvenirs, ça date de longtemps. Lorsque survient un problème, je n’ai cesse de me stresser tant que celui-ci n’est pas réglé. Par exemple, mon déménagement l’hiver dernier. En pleine tempête. Nous avons fait déménager les gros morceaux par les déménageurs, mais les boites et le reste, nous voulions les transporter nous même, pour sauver des sous.

Comme nous avons déménagé pendant la pire tempête du siècle le 8 mars 2008, vous imaginez que nous n’avons pas vraiment pu faire beaucoup de voyages pour aller chercher nos boites, comme nous habitions dans une petite rue pas très large et difficilement stationnable. Et l’ancien propriétaire qui m’appelait tous les jours pour me demander quand est-ce que j’allais vider l’appartement, parce qu’il voulait rénover. Je vous dis pas les nuits blanches que j’ai passées…

Plus récemment, c’est ce malheureux accident de voiture où mot capot m’a sauté au visage qui m’a empêché de dormir. J’en fais encore des cauchemars parfois.

Maintenant, ce stress, même s’il est normalement propulsé par des situations ponctuelles, je le retrouve toujours en trame de fond. Maintenant, si j’attends un appel et que le téléphone ne sonne pas, je stresse. Si j’attends quelqu’un, je regarde dehors 10 fois par heure. C’en est rendu au point où j’ai décidé que je n’avais plus le choix de consulter.

C’est quand même quelque chose, de voir un psychologue. Mais je n’ai pas honte, je le dis aux gens : C’est un simple (mais complexe) problème d’angoisse. Cependant, a raison de 75$ la session (et ce n’est pas cher du tout pour un psy!), j’aurai très vite épuisé la limite acceptée par mon assureur, et devrai payer tout cela de ma poche. Déjà juste ça, c’est assez pour me stresser!

Cependant, après 2 sessions seulement, ça augure très bien et je crois avoir trouvé un filon… On ne peut vraiment pas en dire autant de tout les patients des psychologues un peu partout au Québec. Je suis conscient de ce qui se passe. Je réussirai.

Coût de l’opération : Beaucoup d’introspection… Frais de psy : (Toujours à déterminer) x 75$.

La goute de trop

Cette semaine, je m’apprêtais tout bonnement à aller travailler. Réchauffe la voiture, déneige la voiture. Lorsqu’il fut temps d’actionner les essuie-glace, quel ne fut pas mon bonheur en voyant celui du côté passager se mettre à la tâche avec zèle, alors que celui côté conducteur restait paresseusement dans sa position initiale. TABARNAK! En plus il neige.

Encore une fois, Capitaine Papa voit un signal lumineux sillonner les nuages : Un citoyen de Montréal City a besoin de lui! Après une heure de gossage et un souper au restaurant à saveur de club sandwich, nous convenons que le problème est le bras de l’essuie-glace donc le petit engrenage est rendu complètement lisse, et donc, n’est plus propulsé vers le haut. Nous trouverons une pièce de rechange.

Comble de la chance (dans la malchance), Capitaine Papa s’était auparavant étiré un muscle et ne travaille pas pendant 2 semaines, ce qui me permet de profiter de son véhicule supersonique pour le week-end.

Dimanche, Capitaine Papa revient avec la pièce neuve. HA! Ce n’était pas ça le problème. Grmbl… Je suis donc en attente d’un véhicule qui fonctionne à peu près bien.

Je ne parle pas souvent de ma famille ici. Mais si j’ai apprise une chose, c’est bien l’humilité de savoir accepter l’aide des autres. Depuis que je suis en appartement, j’essaie désespérément de me débrouiller par mes propres moyens. Je m’étais dit que mes parents en avaient assez fait pour moi en 22 ans, et que je ne devais plus leur en demander davantage. Mais il existe des domaines où nous sommes bien mieux de laisser faire les autres.

Savoir demander de l’aide peut devenir une force. Mais il faut également savoir comment et quand le demander. En ne criant pas “au loup” pour rien, je pense avoir gardé assez de crédibilité pour qu’on veuille bien m’aider alors que j’en ai réellement besoin.

Ma mère dirait sans doute qu’une fois parent, on le reste pour toute la vie, même quand nos enfants sont adultes. Mon père, lui, m’a rappelé qu’il lui fait plaisir de m’aider alors qu’il peut encore le faire (allons donc, il est tout jeune!). J’accepte cette sage vision des choses en toute humilité. Je sais pertinemment que tous les parents ne sont pas aussi généreux, ou encore, tous ne peuvent pas se permettre des gestes comme ceux-là.

Coût de l’opération : Ça n’a pas de prix.

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6 commentaires sur “Comment être chanceux dans sa malchance”

  • grizzlyadams, février 23, 2009 à 9:44

    Ostifie d’angoisse…

    Been there…

    Ma vie comme je l’aimerais serait de gravir des montagnes, traverser des rivières, me promener voir du pays, bucher mon bois et caller le loup à la pleine lune….

    Mais comment je vais faire pour arriver?

    Réponse plate : grosse job de pousse-crayon bien payée.

    J’ai trop la chienne de donner ma démission.

    Comme le chantait Paul Piché : Viarge viarge d’argent!!

  • Le Détracteur Constructif, février 24, 2009 à 10:20

    @Grizzly Adams : Et si c’était “seulement” un problème d’argent :)

  • lisa, mars 1, 2009 à 12:40

    Ta mère a bien raison: on est parents toute notre vie. Cela ne veut pas dire que l’on doit être toujours derrière nos enfants. Mais quand ils ont un gros problème on est vraiment content d’aider.
    Je me rappelle que nous ayons aidé un voisin très découragé à déménager…car il était seul pour le faire en une journée. Et ce n’était qu’un voisin! alors, pour nos enfants c’est tout naturel qu’on aide, comme nos parents nous ont aidé.
    Finalement tout est rentré dans l’ordre. Excellent!

  • David Corleone, mars 3, 2009 à 1:22

    Avis aux intéressés: la descente du coude représentée dans ce billet est celle de Nature Boy Ric Flair (whoooo!!!) sur M.V.P.

  • Pascale, mars 4, 2009 à 3:48

    Coucou à toi !

    Petit conseil en passant…
    Au CLSC, après une attente moyen de 8 semaines, tu as accès à un psy gratuitement, aussi longtemps que tu en as besoin !!

    Bonnes démarches !

  • Le Détracteur Constructif, mars 4, 2009 à 8:01

    @Pascale: Merci du commentaire. En effet j’ai déjà été voir à mon CLSC, et ils me parlaient plus d’une attente de 6 mois. Faut croire que bien des gens ont de la difficulté dans mon quartier montréalais! Sinon, je pouvais voir un psychothérapeute, mais ça ne m’intéresse pas :)

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