Et si on se forgeait un cancer?



Une petite anecdote légère aujourd’hui! Sur un sujet qui concernent nombre de gens plutôt naïfs et…. non je crois que je vais taire les autres adjectifs.

Je suis récemment tombé sur l’émission Le Code Chastenay sur les ondes de Télé Québec (qui s’est d’ailleurs avérée fort intéressante). L’un des sujets abordés était la nouvelle hallucination populaire comme quoi la pensée positive pouvait à elle seule venir à bout d’un cancer. C’est d’ailleurs un sujet qui faisait l’actualité la semaine dernière, depuis la publication d’un livre à ce sujet par un médecin spécialiste.

À vue de nez, ça me semble tout à fait irresponsable de ne se fier que sur seule cette donnée, même si on y croit fortement… Au pire, qu’est-ce qu’il pourrait bien nous arriver? Ah oui, c’est vrai, on pourrait en mourir…

Mais là n’est pas la question. Il paraitrait qu’on puisse également faire le chemin inverse et CRÉER NOUS MÊME notre propre cancer lorsqu’on néglige notre pensée positive, et plus précisément lorsque quelque chose nous préoccupe ou nous tourmente fortement.

Par exemple, si une femme développe un cancer de l’utérus, ce serait parce qu’elle s’est fait trop de mouron à l’idée de peut-être un jour être stérile. Vous voyez l’idée. Un autre exemple serait la personne qui est très préoccupée par son niveau d’intelligence et qui se retrouve avec un cancer du cerveau.

Évidemment, toutes ces sottises ont été complètement détruites par l’experte invitée (mais qui suggère quand même de ne pas sombrer dans la déprime lorsqu’on a un cancer, il ne faut quand même pas exagérer! La pensée positive peut avoir du bon, mais ne peut pas guérir un cancer à elle seule). J’ai de la difficulté à croire que des gens puissent être à ce point naïf pour se laisser ronger par la maladie en se disant que tout ira bien…

Et heureusement que nos préoccupations et ce qui nous trouble ne peuvent pas vraiment se muter en cancer. Et ce fut également mon commentaire à Noisette Sociale lorsque le topo fut terminé. En voici une reconstitution dramatique :

Hmmm et si je déteste les adéquistes, est-ce ça veut nécessairement dire que je vais développer un cancer du colon?

Je me suis trouvé très drôle!




Catégories : Actualité, Divers, Médias, Tiroir à cochonneries, Tranche de vie

Étiquettes : cancer, colon, Le Code Chastenay, pensée positive, Télé Québec

5 réponses to “Et si on se forgeait un cancer?”

  1. Noisette Sociale  on janvier 30th, 2008

    C’était vraiment trop drôle!!!!

    Moi aussi, je suis tellement trop enragée quand je pense aux tatas que je risque bien de me développer un beau cancer du colon moi aussi!

    Vive les jeux de mots… :D

  2. Renart L'éveillé  on janvier 30th, 2008

    Et si je hais la St-Valentin?

  3. Le Détracteur Constructif  on janvier 31st, 2008

    @Renart: Ah ben là mon pauvre ami, c’est critique!

  4. Heinquoi  on janvier 31st, 2008

    Je suggère à tous de lire ce petit ouvrage ma foi tellement bien fait :

    http://fqc.qc.ca:60/SearchAlex&id=&lang=?What=4725&Num=Checked

    L’effet Placebo. Ça résume pas mal ce que tu dis. Mais ça nous fait vraiment prendre conscience que notre cerveau écoute bien ce qu’il veut entendre!

  5. Le Détracteur Constructif  on février 1st, 2008

    @Heinquoi: Ah! Oui! Très intéressant l’effet placébo, j’ai déjà eu à monter un CD interactif sur le sujet. Assez drôle en effet ce qu’on peut faire croire aux gens grâce à une pilule de sucre… Mais ici il ne s’agit pas de pensée positive, mais l’effet est un peu le même..

    Remarque, ça devient presque primordial le placébo car tout le monde exige « des pinules » chez le médecin alors que bien des petits problèmes se règlent avec le temps… Mais je crois qu’ils sont utiles surtout dans les recherches sur les effets de certains produits.


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