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juin 01 2008


Le Détracteur Constructif

Le Carcajou frappe au Cabaret Juste Pour Rire. Un seul survivant.

Pour ceux qui n’ont aucune connaissance en matière de Carcajou et de Grimness, je vous invite à lire mon billet “Qu’est-ce que le Carcajou, et pourquoi est-il grim?

Le Cabaret Juste Pour Rire

Vendredi passé, nous sommes allé assister aux auditions pour le Gala Juste Pour Rire. Tout ça dans le cadre de l’émission En route vers mon premier Gala Juste Pour Rire diffusée au Canal Vox.

Le concept est simple: plusieurs humoristes de la relève auditionnent devant nous, des juges en protègent un, le public (via le système Illico) en protège d’autres, et ceux là passent en demie-finale. Le gagnant, en bout de ligne, passera au Gala Juste Pour Rire animé par Mike Ward l’été prochain. C’est un peu le Star Académie de l’humour quoi… Bien que je sois plus ou moins d’accord avec la formule, j’aime bien découvrir de nouveaux talents de l’humour.

Nous allions donc là-bas avec des amis, entre autres pour voir l’étoile montante Eddy King, un québécois d’origine franco-congolaise. Nous souhaitions aussi également voir Jonathan (John) Audet, que nous avions adoré en visionnant les quarts de finales à la télévision.

Finalement, Eddy et John nous font vraiment crouler de rire. Nous sommes vraiment captivés par leur humour. Eddy qui se moque des stéréotypes, et John qui joue le rôle d’un prisonnier qui assume un peu trop ses mauvais coups. J’adore ce dernier, spécialement son côté Pierre Légaré, pince-sans-rire et macabre.

L’attaque du Carcajou

La soirée est vraiment, vraiment longue, car ils y tournent en fait 2 émissions en une soirée. Donc, 12 humoristes, 5 heures de tournage. Entre les humoristes, un animateur vraiment très tordant (et tordu) nous désennuie. Mais parfois c’est vraiment juste long.

Voilà alors que je prends un crayon et que je décide de vaquer à mes occupations de gars qui s’emmerde. Je prends une feuille qui traine, et je dessine un Carcajou. Ouh, qu’il a l’air méchant le Carcajou. Même qu’il a l’air préhistorique. J’écris au dessus du dessin: “Carcasaure“. Après avoir dessiné d’autres folies incluant une tortue, une truie et une vache, je laisse le papier là et je retourne à la table d’à côté, ou siègent Noisette et deux amis.

Alors que la soirée tire à sa fin, les tables sont un peu moins peuplées, et certains humoristes se joignent au public. Comme nous sommes tout près des coulisses, plusieurs humoristes s’installent à la table près de nous, dont Jonathan Audet. C’est alors que son regard se fixe sur une feuille de papier qui traine sur la table. Il la prend, et la fixe intensément, essayant de comprendre le sens de mes coups de crayons. C’est alors que Noisette se lève et va lui dire “T’sais, mon chum a dessiné ça parce qu’il a été inspiré par ton numéro. Ton personnage était vraiment GRIM, et un Carcajou c’est tout aussi GRIM“.

Grim?” répliqua-t-il. “C’est quoi?“.

Et Noisette commence à lui expliquer, avec un peu de mal, car la salle était bruyante. Finalement, je m’impose et lui explique en résumé le lien entre être grim, et le Carcajou.

Il me croit d’abord dessinateur (alors que mon style de barbeau n’a pas évolué depuis mes 15 ans, et que c’est vraiment n’importe quoi). Je lui explique que non, et finalement il me demande s’il peut garder le dessin, et si je peux lui dédicacer. Peut-être que ça lui servira d’inspiration. Après quelques minutes d’élucubrations, il me donne son adresse de courriel. Poignées de mains, et nous quittons, complètement épuisés mais combien étonnés de la tournure des événements.

Ça c’est très drôle. Vraiment trop drôle. Je serais complètement mort de rire de voir mon concept de Carcajou finir dans un numéro d’humoriste. Concernant John, j’espère qu’il connaîtra une belle carrière d’humoriste, car je suis complètement accro à l’humour noir, cynique et corrosif comme le sien. Je ne pourrais pas m’en passer.

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avr 26 2008


Le Détracteur Constructif

Paranoïa totalement justifiée

Catégorisé sous Humour, Tranche de vie

Personnellement, je me fous très souvent de ce que les gens vont penser si je fais ci ou cela. Si je fais des niaiseries, et que je trouve ça drôle, ben je ne m’empêche pas de les faire rien que pour les qu’en dira-t-on. Spécialement si je risque de ne jamais revoir ces gens que je croise dans la rue.Cependant, hier, j’ai eu une belle petite leçon à ce sujet: Personne n’est entièrement immunisé contre le regard des gens.

Lors de notre déménagement, nous nous sommes débarrassé d’un vieux débouche toilette vraiment dégueulasse. Aux poubelles!

Sauf qu’évidemment, alors que nous n’y pensions plus, notre toilette à notre nouvel appartement commence à faire des siennes. Bon, d’accord j’irai voir si je peux en trouver un au petit centre d’achats du coin.

J’arrive là bas, au rayon du tout ce qui sert à torcher, et je vois au loin un beau siphon tout reluisant, copieusement appelé ThroneMaster. Je m’en empare comme s’il s’agissait du tout dernier débouche-toilette sur la planète.

En revenant vers la caisse, je croise une montagne de paquets de papiers hygiénique. Ah! C’est vrai, nous n’avons plus de papier de toilette. Je prends un paquet de 16 rouleaux doubles. Au diable les dépenses.

Une fois à la caisse, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder autour de moi pour voir si des gens me regardaient. Non mais à quoi vont-ils penser en voyant un gars de 185cm acheter un siphon neuf et 16 rouleaux de hygiénique? Je me sentais comme un gros tata dont l’activité péristaltique est défectueuse. (Remarquez l’utilisation de la syllabe défec…).

En conclusion, je pense que c’est presque pire que de s’acheter une revue pornographique avec un pot de gelée de pétrole (ou huile pour bébé, selon vos goûts hein…) et une boite de papiers mouchoirs.

Je vous le dis, vous essayerez!

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avr 07 2008


Le Détracteur Constructif

Laver son linge sale… sans linge sale

Une anecdote pour bien commencer la semaine.

Noisette et moi étions en train de prendre une marche par une belle fin de soirée d’été, l’an passé. Il faisait beau, chaud, et le soleil était couché. Alors que nous approchions d’une buanderie qui, étrangement, siégeait en plein milieu d’un quartier résidentiel, nous avons remarqué qu’elle était très étrange. À l’intérieur, des lumières qui n’éclairent pas trop, de très vieilles machines, rien de très rassurant quoi. Quelqu’un en sortait, un jeune adulte, l’air paniqué avec son téléphone cellulaire collé sur l’oreille. En passant près de lui, nous avons pu capter ce qu’il disait au téléphone :

Je sais que vous n’êtes pas responsable des vols, mais est-ce que vous pourriez vérifier sur la cassette de la caméra de sécurité? Faut absolument le trouver là, moi je fais quoi si j’ai pus un morceau de linge?

Nous avons eu bien de la difficulté à retenir notre fou rire. Bon, évidemment c’est pas très gentil de rire des malheurs d’autrui. Mais en même temps, combien de films, de téléromans, d’émission d’humour ont fait des topos sur des gens qui se faisaient piquer leurs vêtements, et qui les retrouvaient dans des friperies. Ne nous sommes-nous pas tous dit un jour «Voir qu’il y a encore des gens assez insouciants pour laisser TOUS leurs vêtements sans surveillance dans un endroit public» ?

De plus, si mon souvenir est bon, le quidam en question portait des vêtements du genre Tommy Hilfiger (sérieux, je ne sais même pas si c’est encore à la mode… je dis cela au hasard là…) avec les lunettes fumées et la casquette qui vont avec. Un peu dans le genre «Une laveuse/sécheuse je peux m’en passer, du moment que ma Honda Civic est modifiée.»

Bref, encore une leçon sur les priorités dans la vie des gens, et sur les choses qu’on a tellement répété que plus personne ne veut les prendre au sérieux. Souvent, il s’agit même de conseils que nous donnons aux autres, et que nous ne voulons pas appliquer à nous-mêmes parce que «nous ça ne nous arrivera pas».

Ben oui, ça finit toujours par arriver. À tout le monde

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