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juin 14 2008


Le Détracteur Constructif

L’incroyable histoire de Christian le Lion, pour tous les amoureux des animaux

Ce billet est long, mais ça en vaut le détour, je vous en fait la promesse.

Je dois d’abord vous informer que ce billet n’existerait pas sans l’ami Montréalais Felquiste, qui a publié un petit vidéo YouTube qui m’a très profondément touché. Tellement que j’ai fait un recherche sur cette histoire, et que c’est ici que je vais vous raconter ça, car je crois que c’est vraiment digne d’intérêt, et que de toute façon ça mérite d’être lu par tout le monde. Et c’est également le moyen de donner un bon coup de pelle au visage de ceux qui croient encore, comme des imbéciles, que les animaux n’ont pas de sentiments, et qui en profitent pour les abandonner dans leur ancien appartement lorsqu’ils déménagent. Si vous vous reconnaissez là-dedans, vous me faites vomir.

Christian le Lion

Cela se passe dans les années 60, alors que deux amis se présentent dans une boutique d’animaux exotiques. Ils aperçoivent un lionceau enfermé dans une cage, et sont complètement outrés de le voir prisonnier d’un espace si restreint. Ils décident donc de l’acheter au propriétaire de la boutique, qui était de toute façon très heureux de s’en débarrasser.

Pendant un an, les deux amis gardent et élève le lionceau. Ils devaient avoir un conception très comique de l’histoire religieuse, car ils l’ont appelé Christian, (donc chrétien, en anglais) comme les chrétiens qui étaient jetés aux lions il y a 2000 ans. Chistian habitait dans leur boutique, où il avait une grande litière et où il mangeait 4 repas par jour, 2 repas solides, 2 repas liquides.

Les passants étaient souvent impressionnés de voir un lionceau dans une boutique, mais dans les années 60, ce n’étais pas quelque chose de si spécial. De plus, il semblerait que Christian avait un drôle de sens de l’humour, car lorsqu’il voyait que des passants regardaient à travers la vitrine, il figeait pour les convaincre qu’il n’était qu’une peluche, puis après quelques temps, tournait lentement la tête pour faire paniquer ces pauvres piétons.

À mesure qu’il grandissait, il devenait plus lourd, et plus grand, et en venait même à faire des câlins à ses maîtres, en se levant sur ses pattes de derrière et en appuyant celles de devant sur leurs épaules.

Christian fait un câlin à l’un de ses maîtres

Un an après avoir été acheté, Christian commence à être très gros, grand et lourd. Pesant à peine 30lbs lors de son acquisition, il en pèse maintenant plus de 150, et il prend de la place. Ses maîtres commencent à réaliser qu’ils ne pourront plus le garder très longtemps. Et si eux ne peuvent pas le garder, qui le pourra? C’est alors qu’un acteur, ayant joué récemment dans un film parlant des animaux en liberté en Afrique, vient par hasard visiter leur boutique. Impressionné par le lion, il promet à ses maîtres d’essayer de les mettre en contact avec l’homme qui était conseiller lors du tournage de son récent film, et qui s’occupait de réintégrer les bêtes dans la nature.

Christian retourne en Afrique

Les maîtres réussissent à rencontrer cet homme qui accepte de les recevoir. Lorsque Christian arrive au Kenya, il n’aime visiblement pas l’atmosphère. Trop chaud, trop poussiéreux. Le lion a une fourrure bien plus épaisse que la normale, étant donné le climat d’Angleterre. De plus, il est enfermé dans le coffre d’une camionnette, entouré d’un grillage, et couché sur un tapis de paille, lui qui est habitué au siège arrière moelleux des voitures anglaises. Au cours du voyage vers la réserve, les maîtres demandent d’arrêter, car Christian doit faire ses besoins. Le gardien d’animaux refuse : s’il se sauve, nous le retrouveront jamais, et il se fera tuer très rapidement. Ils insistent et finissent par gagner leur point.

Le lion sort, fait ses besoins. Le gardien est très nerveux. L’un des maîtres fait “Allez hop, en voiture”, et le lion saute dans le coffre de la camionnette. Impressionné, le gardien accepte donc de réintégrer le lion à la faune locale. Comme une telle opération était couteuse, les Londoniens avaient eu l’idée de tourner un documentaire de la réinsertion sociale du lion à son habitat naturel, pour lequel ils eurent des subventions.

Le gardien a déjà un ami lion, appelé Boy, qui était domestiqué mais qui est redevenu sauvage et membre d’une troupe de lions. Mais Boy revient parfois voir son vieil ami. C’est avec Boy que Christian apprendra les rudiments de la nature sauvage africaine. À leur première rencontre, Christian ignore les règles félines, qui consistent à respecter le lion le plus vieux et le plus fort. Bien qu’ils soient séparés par un grillage de métal, Boy réussi à le plaquer au sol d’un coup de tête. Christian comprend rapidement le principe.

Après plusieurs essais, ils finissent par se côtoyer sans clôture. Christian apprend à connaître la faune locale, spécialement en essayant de jouer avec un rhinocéros qui l’a rapidement retourné dans les airs. Boy, découragé, est allé le chercher en lui lançant un regard dont le message devait approximativement être “L’été va être long…”

Finalement, Christian s’intègre au troupeau de lion local, et ses maîtres repartent à Londres…

Les retrouvailles

Plus d’un an plus tard, les deux Anglais doivent aller en Afrique et veulent en profiter pour prendre des nouvelles de Christian auprès du gardien de la réserve. “Je ne l’ai pas vu depuis près de 9 mois. Il y est très peu probable que vous le revoyez. De plus, il n’y a aucune chance qu’il vous reconnaisse, maintenant qu’il est de retour dans son habitat naturel”. Ils insistent quand même pour aller le rencontrer, juste au cas.

Lorsqu’ils arrivèrent sur la réserve, le gardien les attendait. Lui qui était reconnu pour comprendre les lions, et communiquer ses sentiments avec eux, il avait une bonne nouvelle pour les ancien maîtres. “Christian est sur le rocher là-bas. Il est revenu hier. Mais je vous averti, il est avec ses lionnes, et il ne vous reconnaitra pas. Ça peut être dangereux”.

Mais cela n’importe peu aux Londoniens, qui ne veulent que le voir, maintenant qu’il est devenu adulte.

À leur stupéfaction, le lion descendit du rocher, et s’arrêta en les regardant intensément. Ils prirent une chance, et l’appelèrent…

Le lion fit quelques pas… et tout à coup…

Réunion…

Sincèrement, avez-vous déjà pu lire autant de joie dans le visage d’un animal? Et aussi dans celui de deux humains? Ce vidéo, je l’ai regardé au moins une 20aine de fois. Et chaque fois, je suis bouleversé, troublé, voir pantelant. Mais je comprends. J’ai perdu un chat qui m’était très fidèle et dévoué. Il me parlait, il dormait avec moi. Mais il a eu une tumeur, et nous avons du le faire euthanasier.

Mes lions à moi

Ce vidéo me rend émotif.

Aujourd’hui, j’ai deux beaux chats. Un gros Norvégien des Forêts (Norsk Skogskatt) polydactile (il a 6 doigts). Il est dodu, a une grosse fourrure. Naïf, affectueux, il nous parle et est toujours prêt à nous “aider” dans toutes nos tâches. C’est un chat-chien: il est le meilleur ami de l’homme, il nous accompagne partout sans nécessairement agir en bébé qu’on doit toujours prendre. Il adore regarder par la porte patio.

J’ai aussi un petit Abyssin agile, nerveux et curieux qui saute sur l’autre chat partout et n’aime pas se faire prendre par ses maîtres. Il est gourmand et ne pleure que lorsqu’il veut manger. Il est égoïste et méprisant, mais à la fois si attachant. Il aime jouer des tours et il dort toujours sur les dossiers des divans. C’est le “petit maudit tannant” des deux.

Je vous aime, mes deux bandits. Je ne pourrai jamais me défaire de vous.

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