Archives de l'étiquette critique

oct 10 2008


Le Détracteur Constructif

Critique du spectacle d’André Sauvé

Catégorisé sous Divers, Humour, Médias, Tranche de vie

Il est si neptunien!

Hier soir, Noisette et moi avons été voir le spectacle d’André Sauvé. Noisette, cependant, vous écrira sans doute une critique très différente de la mienne, mais c’est de bonne guerre

J’avais très hâte. Nous avions nos billets depuis le 22 février. C’est vous dire si j’avais hâte… Le spectacle avait lieu au Monument National. C’est un très joli endroit. Bien que nous ne sommes pas arrivé les premiers, nous avons quand même été les premiers à entrer dans la salle. H12, H14. Bien, 8ème rangée.

Les sièges à côté de nous étaient vides quand le spectacle a commencé. “Ah, j’espère qu’ils ne se sont juste pas vendu“. Hé bien non, le couple est arrivé en plein milieu du 2ème numéro. Nous fulminions. “C’est à cause des enfants et de leurs devoirs“, nous racontèrent-ils à l’entracte. Le pire, c’est qu’ils n’étaient pas les derniers arrivés. Ils devraient vraiment simplement commencer le spectacle 5 minutes après l’heure inscrite (pour laisser une petite chance) et fermer les portes ensuite, ne serait-ce que par respect pour celui, celle ou ceux qui se donnent en spectacle. En plus, les sièges étaient plutôt inconfortables, et la voisine retardataire riait comme un canard asthmatique.

À part de cela, il y avait quelques personnalités connues dans la salle, comme Alexis Martin et Paul Arcand, et ça n’a pas fait grand pli à votre humble serviteur, même s’il les aime bien! (Not a groupie).

Le spectacle maintenant. Écoutez, c’est très simple. Si vous avez découvert André Sauvé via l’émission 3600 Secondes d’Extase, vous serez ravis. Si vous avez connu André avec son hommage à Yvon Deschamps, vous adorerez. Si, comme moi, vous avez tout vu les numéros présentés sur Internet, comme “Le collectionneur“, “On ne peut pas tout comprendre“, “Variations de Nelligan“, vous connaissez déjà la moitié des numéros présentés. Mais vous n’avez vu que le tiers du spectacle.

Je m’explique. La première partie est presque exclusivement composée de numéros qu’il faisait avant son “one man show”. Nous en connaissons donc certains. Cependant, ils les a allongés. Assez pour faire une heure de temps avec tout cela. Les ajouts sont bien, en général, mais on a toujours l’impression que c’était mieux rodé quand c’était présenté au Festival Juste Pour Rire. Bien évidemment, car ils ne gardaient que le meilleur. C’est un peu le problème que j’ai avec les “one man shows”. Si on ne gardait que le meilleur, ça ne durerait que 30 minutes. Et ça, ça vaut pour 90% des humoristes, d’après moi.

La deuxième partie, cependant, est vraiment plus forte. Probablement parce que je n’avais jamais vu les numéros qui étaient joués. Mon moment préféré fut ce numéro où il jouait le cobaye d’une compagnie pharmaceutique qui nous explique qu’il n’y a pas d’effets secondaires. Vous imaginez, c’était vraiment quelque chose. Un autre excellent numéro était celui où il nous raconte la folie engendrée par des courses au supermarché. Complètement timbré!

Bref, ma note de “gars qui trippe sur André Sauvé” est de 8/10. Ma note de “gars qui avait déjà vu la moitié des numéros” est de 6.5/10. Ma note de “gars qui imagine les gens qui ne connaissent pas trop André Sauvé” est de 9/10.

André Sauvé est promis à un superbe avenir en humour, et j’irai certainement voir son second “one man show”, spécialement si nous n’en connaissons pas les numéros!

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août 26 2008


Le Détracteur Constructif

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson

Catégorisé sous Littérature

Millénium 1

Il y a longtemps que je n’ai pas fait la critique d’un roman, et comme j’ai de la difficulté à revenir de mes vacances et que je n’ai pas trop de bon sujet à me mettre sous la dent, allons-y pour une critique de roman policier/suspense!

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est le premier livre de la série “Millénium” qui contient 3 romans. Il parait que tout le monde est en train de lire ça. Je ne l’aurais pas su si Noisette ne me l’avait pas dit. Mais je l’ai lu, et j’ai compris pourquoi tout le monde était en train de lire cette série.

La série a été écrite par l’auteur suédois Stieg Larsson. Triste succès pour ce monsieur, il est décédé peu de temps après avoir remis ses manuscrits à son éditeur. Il n’aura jamais connu cette gloire et cette satisfaction de voir son œuvre traduite dans plusieurs langues. Notez que le titre original de ce roman est “Män som hatar kvinnor” (littéralement : “Les hommes qui détestent les femmes“).

Étant donné les origines de l’auteur, toute l’action se passe en Suède. Comme j’aime bien déjà tout ce qui se rapporte à la Suède, j’ai bien aimé le fait que plusieurs termes, comme les noms de rues, de villes et de magasines, aient été laissés en suédois. Ça peut paraître un peu difficile à la lecture pour ceux qui ne sont pas habitués à la syntaxe scandinave, mais heureusement, cela n’enlève rien à la compréhension. Il s’agit simplement de retenir que Lundagatan est une rue, que Södertälje est une ville et ainsi de suite… peu importe si l’on maîtrise ou pas la prononciation du suédois.

Synopsys:

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est l’histoire d’un journaliste de Stockholm, Mikael Blomkvist, qui après avoir connu quelques ratés, est sollicité par un vieux et riche propriétaire d’entreprise pour mener une enquête. Il doit reprendre le dossier qui fut classé par la police 37 ans plutôt, et tenter de résoudre la cause de la disparition d’une des proches du millionnaire. Dans son enquête, il est rejoint par une certaine Lisbeth Salander, crack de l’informatique et asociale à l’extrême. En enquêtant ensemble ils réveilleront de vieilles craintes dans le village de Hedeby, alors que les responsables toujours inconnus de la disparition de la jeune femme font surface à nouveau et tentent de les arrêter à tout prix.

Critique:

C’est un peu long avant d’embarquer dans l’histoire, mais une fois que c’est fait, ça coule comme une rivière. L’histoire est entrecoupée de plusieurs chapitres car elle se joue sur plusieurs plans… L’acteur décrit les activités de Blomkvist, de Salander, de certains suspects, de certains enquêteurs de police. Ces petits chapitres durent entre 1 et 4 pages environ, et la plupart du temps, se terminent en nous laissant sur un suspense, ou sur un indice… Bref, le roman nous tient en haleine dès l’enquête commencée. Après ça, impossible de s’arrêter…

Il semble que la qualité de la traduction en français de “Millénium” ait été beaucoup critiquée. Personnellement, je n’ai pas remarqué les fautes ou les syntaxes étranges. Peut-être étais-je trop absorbé par l’histoire, ou peut-être cela a-t-il été corrigé dans cette édition.

Donc, je pourrais résumer en disant que “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” est un suspense qui vous laisse hors d’haleine, et est très rafraichissant au niveau de la toponymie et des noms des personnages. Ceux qui aiment les enquêtes du genre casse-tête, vous adorerez suivre les coups de flair de Mikael Blomkvist à travers toute la Suède, et vous ne pourrez vous empêcher d’admirer le cran (et le culot) de Lisbeth Salander.

PS: J’ai presque terminé la suite de ce roman intitulé “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette“, et je ne suis franchement pas déçu, bien au contraire.

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avr 01 2008


Le Détracteur Constructif

Le Passager de Patrick Sénécal

Catégorisé sous Littérature

Comme il m’arrive souvent, je suis un peu à cours d’idées. Mais comme je désire écrire au moins un billet par jour (ouvrable), il faudra bien que je trouve des sujets de réserve. C’est pourquoi, inspiré par Y-Man, j’ai décidé de faire un petit résumé du dernier roman à m’avoir occupé l’esprit.

Intitulé «Le Passager», ce roman fantastique/horreur a été écrit par l’auteur québécois Patrick Sénécal. L’histoire raconte la toute nouvelle vie d’Étienne, un jeune adulte habitant Montréal qui, après avoir été quitté par sa conjointe, se trouve un travail comme professeur au Cégep de Drummondville. Souffrant d’amnésie, Étienne ne se rappelle aucun événement ayant eu lieu avant ses 9 ans : son père l’aurait accidentellement assommé avec la portière de la voiture.

Lors d’un de ses premiers voyages vers Drummondville, il embarque un homme qui faisait de l’auto-stop sur l’autoroute 20, et ils s’entendent tellement bien qu’ils décident de renouveler l’expérience à l’avenir. Après quelques unes de ces rencontres, les deux hommes comprennent qu’ils étaient amis alors qu’ils étaient tout jeunes, avant qu’Étienne ne perde la mémoire.

Peu à peu, le passager ramène à l’esprit d’Étienne des souvenirs tordus, et commence à avoir un comportement étrange, laissant croire que la perte de mémoire de son chauffeur ne serait pas due à un accident, mais à des événements que seul l’imaginaire de Patrick Sénécal a pu engendrer.

Le roman est un peu court, mais se lit très bien. La suite des événements ne nous surprend pas tellement, sauf peut-être à la fin, mais le suspense est là. Le mystère plane dès le début et, à chaque intervalle de quelques pages, on va un peu plus loin dans la découverte des horribles souvenirs d’Étienne. La fin est, comme toujours, très originale et inattendue, même si cette avenue a déjà été un peu explorée par quelques autres films et livres. Court et bon, ça en vaut le détour. Comme tous les romans de Patrick Sénécal, il s’agit d’un incontournable.

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